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Quand la danse entre au musée…

jeudi 30 juin 2016

tt petit poésie du printemps

Peut-être avez-vous été parmi les chanceux à pouvoir assister en mai à l’une des représentations dansées de la « Poésie du Printemps ». Ce projet conçu par deux étudiantes de la Faculté de Droit de Nancy, Laudrenn Wolferr et Anne-Alexandra Picaud, était tout à fait inédit pour le musée, avec pour la première fois l’intervention de danseurs au milieu des œuvres du musée… Un véritable défi à relever pour nos étudiantes et leurs interprètes ! Nous les avons rencontrées pour qu’elles nous expliquent leur projet !

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© AA Picaud – L Wolferr

 

Off : Pouvez-vous vous présentez et nous expliquer l’origine de ce projet ?

Laudrenn Wolferr : Nous sommes étudiantes en Licence professionnelle Droit du Patrimoine à la Faculté de Droit de Nancy. Au début de l’année universitaire, nous avons du faire un choix entre la rédaction d’un mémoire théorique et la réalisation d’un projet culturel. Nous avons décidé de nous associer afin de réaliser un évènement autour de la danse contemporaine et des œuvres d’arts, pensant que cela serait beaucoup plus enrichissant pour nous.

Danse Joris 01

© AA Picaud – L Wolferr

 

O : Comment avez-vous monté le projet, connaissiez-vous déjà Sosana Marcelino et Joris Perez?

Anne-alexandra Picaud : Notre projet avait pour objectif de mettre en lumière les œuvres d’art grâce à la danse contemporaine.

Laudrenn : Nous avons été mises en contact avec le musée de l’Ecole de Nancy en la personne d’Emmanuelle Guiotat grâce à notre professeur d’histoire de l’art Monsieur Christophe Rodermann. S’en est suive une longue collaboration avec cette dernière avec qui nous avons sélectionné les pièces où les danseurs interviendraient, ainsi que les dates. Au cours de ses nombreux échanges, il a été décidé qu’il s’agirait de visites guidées dansées à double voix réalisées par Lucie COLLOT.

Anne-Alexandra : Voulant mettre en avant la danse contemporaine, nous avons contacté le Ballet de Lorraine afin de savoir si des danseurs étaient intéressés pour nous aider à réaliser ce projet. Nous avons eu rendez-vous avec Émilie Kieffer, chargée de l’action culturelle au CCN-Ballet de Lorraine, qui nous a mises en relation avec Joris Perez. Joris ne pouvant pas assurer toutes les représentations, Émilie nous a mis en relation avec Sosana Marcelino qui s’avérait disponible pour remplacer Joris.

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© AA Picaud – L Wolferr

O : Pourquoi l’Art Nouveau ?

Anne-Alexandra : Nous avons choisi de mêler l’art nouveau et la danse contemporaine car sont deux arts complémentaires. En effet la danse contemporaine est une danse souple permettant de reprendre les caractéristiques premières de l’art nouveau qui sont les lignes courbes, la vitalité et l’omniprésence de la nature.

O. : Quelles solutions avez-vous trouvé pour contourner les complexités d’une performance au milieu d’œuvres d’art?

Laudrenn : Notre projet étant de mettre en avant les œuvres d’art, il était nécessaire pour nous que les danseurs puissent accéder aux pièces et y rentrer pour pouvoir interpréter leurs danses. Emmanuelle était réticente au départ face à notre demande mais suite à l’intervention de Joris et à son explication concernant la danse contemporaine qui peut être une danse statique, Emmanuelle a accepté de reconsidérer la demande et de soumettre l’idée au conservateur. Au final, notre demande a été acceptée et les danseurs ont pu rentrer dans les pièces. Cependant, ils devaient impérativement respecter une certaine distance avec les œuvres.

O. : Après cette série de représentations, quel est votre impression?

Anne-Alexandra : La première représentation nous a servi de “pré-générale” et a pu dévoiler quelques failles dans l’organisation. Elle nous a permis de régler quelques débordement de la part de la danseuse. Dans l’ensemble nous avons constaté que le public était enchanté du résultat et appréciait la combinaison de commentaires de la guide et d’intervention des danseurs.

Laudrenn : Cette expérience fut très enrichissante d’un point de vue humain grâce à la rencontre de personnes véritablement motivées pour nous apporter leur aide et faire en sorte que les choses se déroulent pour le mieux. Grâce à cet évènement, nous avons obtenu de nombreux contacts sur qui nous pouvons compter pour de futurs projets.

Anne-Alexandra: Malgré quelques contrariétés, nous sommes très fières d’avoir mené ce projet à terme et nous avons été émues de constater l’impact des représentations sur le public qui fut réellement enchanté par cette initiative. Certains liens se sont créés au cours de l’élaboration du projet que nous ne sommes pas prêtes d’oublier et que nous allons entretenir dans le futur, nous l’espérons!

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© AA Picaud – L Wolferr

Et le musée lui aussi ! Rendez-vous bientôt au musée pour d’autres expériences inédites et originales…

Un œil nouveau sur l’Art nouveau

vendredi 10 juillet 2015

Partager la découverte et la connaissance est l’un des objectifs prioritaires des musées. Les partager avec tous, en est un autre.

Le projet conduit par le musée de l’École de Nancy avec une classe de dispositif ULIS* du collège Jacques Callot de Neuves-Maisons pendant l’année scolaire a été conçu pour permettre ce partage, et plus encore, en trouvant les moyens adaptés à des jeunes adolescents en difficulté.

A leur tour, ils partagent avec le public les fruits de ce projet, en exposant pendant tout l’été à la villa Majorelle, leurs réalisations créatives.

Parmi les travaux exposés, des photos montrent les élèves vêtus de costumes Belle époque, qui se sont mis en scène dans le jardin et le musée. Ce sont comme de petites histoires qui se déroulent devant nos yeux, racontant un peu du ressenti de ces jeunes si peu familiers avec les objets d’art. On devine le travail sur soi-même, et par là, les progrès réalisés lors de ces quelques sorties au musée…

Car l’important bien sûr n’est pas le résultat que nous avons sous les yeux, aussi réussi soit-il, mais bien le profit qu’en tire les enfants…

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Ces photos et d’autres sont à voir jusqu’à la fin du mois d’août à la villa Majorelle, ouverte pour les visites guidées tous les samedi et dimanche à 14h30 et 15h45. Réservation obligatoire auprès du service des publics (03.83.17.86.77 et servicedespublics-musees@mairie-nancy.fr)

*Unité Localisée pour l’Inclusion Scolaire. 8 adolescents de 12 à 16 ans, en situation de handicap bénéficient d’un accompagnement scolaire individuel adapté.

Une bonne Nuit!

vendredi 22 mai 2015

Beau succès pour notre Nuit des Musées, au musée de l’École de Nancy et à la villa Majorelle, où se sont pressés de nombreux visiteurs noctambules!

Les guides du musée ont proposé des commentaires sur les oeuvres ayant pour thème la nuit... comme ici le lit d’Émile Gallé "Aube et crépuscule"...

Les guides du musée ont proposé des commentaires sur les œuvres ayant pour thème la nuit… comme ici le lit d’Émile Gallé “Aube et crépuscule”…

En première partie de soirée, les élèves de classe de 5ème du collège La Plante Gribé de Pagny sur Moselle ont présenté le fruit de leur travail autour du vitrail de la Salle de Jacques Gruber, dans le cadre du projet national La Classe, L’œuvre!

« Célébrer l’Art nouveau en travaillant la spontanéité »

Séverine Altmayer enseigne les arts plastiques au collège La Plante Gribé de Pagny-sur-Moselle

« D’abord attirée, comme tant d’autres d’enseignants de la région, par le Centre Pompidou Metz, je me suis orientée vers un autre musée, celui de l’École de Nancy pour vivre l’aventure de « La classe, l’œuvre ! » avec ma classe de 5e. L’œuvre proposée par le musée – un grand vitrail de Jacques Gruber figurant un paon au milieu de fleurs – a subjugué les enfants. C’était un choc pour eux, après avoir d’abord travaillé sur images, de découvrir l’œuvre en taille réelle. Ils ont découvert aussi qu’un vitrail pouvait provenir non seulement d’une église, mais aussi – c’est le cas ici – d’une maison particulière et représenter non des motifs religieux, mais la faune et la flore, qui sont la source d’inspiration de l’Art nouveau. Les enfants sont fiers de s’approprier un peu de l’œuvre de Jacques Gruber, et plus largement, de découvrir le magnifique patrimoine de leur région. »

L'interprétation du vitrail de Gruber par les élèves: visuelle et gestuelle au son des oiseaux

L’interprétation du vitrail de Gruber par les élèves: visuelle et gestuelle au son des oiseaux

Une danse matérialisée par les voiles, coordonnées au chant des oiseaux... une immersion dans la nature!

Une danse matérialisée par les voiles, coordonnées au chant des oiseaux… une immersion dans la nature!

 

Une heure avec…l’Ecole de Nancy

vendredi 5 septembre 2014

à la Bibliothèque Stanislas…

A l’occasion du 50ème anniversaire du musée, la Bibliothèque Stanislas et le musée de l’École de Nancy s’associent pour deux rendez-vous exceptionnels.

Samedi 13 septembre, à 10h30 aura lieu une première séance à deux voix, dédiée aux albums et revues Art nouveau conservés dans le fonds de la bibliothèque. Une rencontre fort intéressante et très complémentaire pour tous ceux qui aiment l’École de Nancy et sont curieux d’explorer un aspect moins souvent montré dans nos murs…

Cette heure sera suivie d’une seconde rencontre le 11 octobre à 10h30, centrée sur les reliures….

Une heure avec... l’École de Nancy

Une heure avec… l’École de Nancy

Entrée libre, sans réservation

BmN – Bibliothèque Stanislas
43, rue Stanislas
54000 NANCY

http://www.reseau-colibris.fr/

C’est la rentrée!

vendredi 29 août 2014

Reposés et dispos, nous voilà tous impatients de reprendre nos activités culturelles…
Tant mieux, car le programme de l’automne est bien rempli!
Comme promis, l’anniversaire du musée se poursuit avec programme qui démarrera dès le 20 septembre, aux Journées du Patrimoines…

Demandez le programme d'automne du musée!

Demandez le programme d’automne du musée!

Parmi les temps-forts, il vous faut réserver dès à présent votre mercredi 8 octobre à 18h30, pour une conférence exceptionnelle en compagnie de l’arrière-petite fille de Gallé, Jacqueline Amphoux, et de Philippe Thiébaut, ancien conservateur au musée d’Orsay, aujourd’hui conseiller scientifique à l’INHA, et grand spécialiste de l’École de Nancy. Tous deux évoqueront la correspondance d’Henriette et Émile Gallé, qu’ils ont publiée récemment. (voir ici)
Mercredi 8 octobre, 18h30, auditorium du Museum-Aquarium
Co-organisé par l’AAMEN
Entrée libre, dans la limite des places disponibles

Autres points d’intérêts à ne pas manquer, plusieurs visites guidées sur des thématiques particulières, rarement abordées, comme cette visite dédiée au jardin de la propriété Corbin, organisée en collaboration avec le service des Parcs et Jardins, une visite centrée sur la collection de luminaires du musée, une autre révélant ces “oubliés”, les pièces méconnues de l’exposition permanente, ou encore cette passionnante visite-lecture à double voix “Lire et Dire l’Ecole de Nancy”…

La propriété Corbin: jardin et paysagisme au temps de l’Art nouveau. Jeudi 2 octobre à 15h. Visite sur réservation. Tarif entrée + 1.60 €
Que la lumière soit! Les luminaires dans les collections du musée. Samedi 22 novembre à 16h. Visite sur réservation. Tarif entrée + 1.60 €

Les oubliés. Les pièces méconnues des collections du musée. Dimanche 28 décembre à 10h30. Visite sur réservation. Tarif entrée + 1.60 €

Lire et dire l’École de Nancy. Visite-lecture à double voix. Samedi 24 janvier à 16h. Visite sur réservation. Tarif entrée + 1.60 €

A partir du 20 septembre, une exposition-dossier retrace l’histoire du musée, depuis sa création en 1900, et jusqu’aux années 2000. Pour compléter cette évocation, des visites guidées sont proposées jusqu’au 4 janvier, pour évoquer les grandes personnalités qui ont marqué cette histoire, ainsi que l’origine des œuvres qui constituent aujourd’hui une collection inégalée.

Petite et grande histoire du musée.
Visite guidée
Dimanche 28 septembre à 11h
et
les 12 et 19 octobre, les 9 et 16 novembre, et les 7 et 14 décembre à 16h30.
Visite sans réservation. Tarif entrée + 1.60 €

Enfin, il ne faut pas oublier les plus jeunes, qui ont souvent la chance de pouvoir participer à de bien sympathiques ateliers… Ils sont donc conviés à participer à l’un des deux ateliers de vacances de la Toussaint qui se dérouleront à la villa Majorelle, les 21 et 28 octobre, et consacrés aux objets métamorphosés…
Pour les parents et grands parents qui seraient jaloux de ces attentions particulières, deux visites destinées aux familles en octobre et en janvier devraient les contenter!

Objets métamorphosés. Atelier de vacances pour les 7-11 ans.
Villa Majorelle. Mardi 21 ou mardi 28 octobre de 14h30 à 16h30. Sur réservation. Tarif 4.15 € la séance.

L’herbier de l’Art nouveau.
Visite double pour les familles.
Dimanche 19 octobre de 10h30 à 10h45. Sur réservation. Tarif 5.50 € ou 4 €

Au gui l’An neuf! L’hiver au musée.
Visite double pour les familles.
Dimanche 18 janvier à 16h. Sur réservation. Tarif 5.50 € ou 4 €

Pas une seconde à perdre pour réserver! Les places sont limitées…
Téléphonez ou écrivez sans délai au service des publics des musées:
– 03.383.17.86.77
– servicedespublics-musees@mairie-nancy.fr

(Standard ouvert du lundi au vendredi, de 9h à 12h30)

Et bien d'autres choses encore....

Et bien d’autres choses encore….

Vive l’automne!
Téléchargez le programme complet en suivant ces liens:
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Envie d’ailleurs…

vendredi 1 août 2014

Vous n’avez toujours pas décidé où aller passer vos vacances? Vous êtes de ceux qui préfèrent les heures de visites plutôt que les heures de bronzage? Voici quelques idées pour vous qui aimez l’Art nouveau où qu’il se trouve!

Le musée des Arts appliqués de Budapest propose jusqu’au 31 juillet d’admirer sa collection de chefs d’œuvre Art nouveau . Ce musée fut fondé en 1872, sous l’impulsion du succès des arts décoratifs à l’Exposition Universelle de Paris de 1867. Le conservateur Jeno Radic initia une importante politique d’achats lors des expositions suivantes, celle de 1889 et celle de 1900 tout particulièrement.  De nombreux pays sont ainsi représentés, avec une importante collection d’œuvres françaises, dont Gallé,  Majorelle et Daum. Le site propose une visite virtuelle de l’exposition ici, ainsi que l’accès à la banque de donnée recensant l’ensemble de la collection. Même si le hongrois ne vous est pas familier, vous trouverez aisément les pièces en tapant “Nancy” ou “Gallé” dans le moteur de recherche!

Emile Gallé, vase à décor d'orchidée, 1900. Musée des arts appliqués de Budapest

Emile Gallé, vase à décor d’orchidée, 1900. Musée des arts appliqués de Budapest

Direction les pays Baltes, ensuite, avec une nouvelle étape pour l’exposition “Natures de l’Art nouveau”, cette fois à Riga, en Lettonie.

Le centre de la ville est composé aux deux tiers de bâtiments Art nouveau et classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Le style, mêlant les grandes tendances européennes au “Romantisme national” et à l’Art nouveau dit “perpendiculaire”, reflète l’essor industriel et culturel de la ville, et la volonté de l’inscrire comme reflet de son identité nationale.

Le musée Art nouveau propose en outre une exposition consacrée à l’Art nouveau des Pays Bas… de quoi alimenter notre découverte de ce style au delà des frontières!

Natures de l'Art nouveau, version lettone, jusqu'au 7 septembre à Riga

Natures de l’Art nouveau, version lettone, jusqu’au 7 septembre à Riga

Direction l’Ouest de l’Europe, avec une exposition consacrée à L’architecture Mackintosch, présentée à la Hunterian art Gallery de Glasgow, jusqu’au 15 janvier 2015.

Vous vous rappelez sans doute le récent incendie qui avait détruit une partie de la Glasgow School of Art … L’exposition réunit des dessins d’architectures inédits, associés à des films et des maquettes réalisés pour l’occasion. Elle fait le point sur tous les aspects de son travail, en particulier sur le cabinet d’architecture dont il faisait partie ou sur ses clients.

L'architecture selon Charles Rennie Mackintosch, à Glasgow

L’architecture selon Charles Rennie Mackintosch, à Glasgow

Restons au Royaume Uni, pour découvrir dans la rétrospective que le  Victoria & Albert Museum de Londres consacre à la robe de mariée de 1775 à 2014, ce que les couturiers de la Belle Epoque ont imaginé… (et où l’on apprend que la mariée n’est pas toujours en blanc!)

Ambiance nuptiale à Londres, au Victoria and Albert museum...

Ambiance nuptiale à Londres, au Victoria and Albert museum…

De retour en France, l’exposition présentée à l’Institut du monde arabe à Paris et consacrée à l’ Orient Express nous rappelle que ce dernier commença son périple dès 1883, bien avant qu’Hercule Poirot et l’Art Déco n’en fassent le mythe que nous connaissons. Il fallait sans doute avoir un certain esprit d’aventure pour embarquer à bord du train à destination d’Istambul! Voilà l’occasion rêvée de vivre l’expérience Orient Express grâce aux wagons que l’on peut visiter et d’en finir enfin avec les confusions Art nouveau – Art Déco!

 

Jusqu'au 31 août à l'Institut du Monde Arabe, embarquez à bord de l'Orient Express...

Jusqu’au 31 août à l’Institut du Monde Arabe, embarquez à bord de l’Orient Express…

Enfin, pour les purs et durs… n’oubliez pas de passer par l’Alsace et son musée du papier peint de Rixheim, qui consacre à l’Art nouveau une rétrospective jusqu’au 15 mai 2015. Compagnon indispensable de l’ameublement moderne, le papier peint permet à l’esthétique Art nouveau d’entrer dans de nombreux intérieurs, grâce aux procédés de reproduction mécanique qui ouvrent la voie de la production industrielle. L’exposition présente des papiers peints issus de la collection Zuber ainsi que des prêts de la Bibliothèque Forney, du musée de l’Impression sur étoffe de Mulhouse, etc… Si la majorité des papiers peints furent créés par des mains anonymes, certains portent la signature de créateurs célèbres comme Mucha ou Guimard…

Papier peint, manufacture inconnue, dessinateur Alphonse Mucha, 1898. Risheim, musée du papier peint.

Papier peint, manufacture inconnue, dessinateur Alphonse Mucha, 1898. Risheim, musée du papier peint.

Alors, plus une seconde à perdre… bouclez vos valises et en route pour ce grand tour de l’Europe!

 

 

 

Demain, moi, je m’ballade…

vendredi 4 juillet 2014

Vous aussi?…
Rendez-vous à 11heures précises demain matin à la maison du gardien au CIMETIÈRE de PREVILLE, pour une ballade guidée proposée par le musée…

Cette visite est la première d’un cycle de 3 réparti sur les 5, 12 et 19 juillet, ayant pour thème des visites à l’extérieur du musée:

Après  le cimetière de Préville, visitez le par de Saurupt*, le 12, puis la rue Félix Faure**, le 19… Espérons qu’il fera beau!

Pour visiter:
Réservation nécessaire au service des publics par mail (servicedespublics-musees@mairie-nancy.fr) ou par téléphone (03.83.17.86.77, du lundi au vendredi, de 9h à 12h30)

Retrait préalable des billets à la caisse du musée

Tarif: Entrée musée +1,60 €

* rendez-vous 1 rue des Brices
** rendez-vous au musée

La tombe d'Emile Gallé au cimetière de Préville, couverte de lierre, conformément aux dernières volontés de l'artiste...

La tombe d’Émile Gallé au cimetière de Préville, couverte de lierre, conformément aux dernières volontés de l’artiste…

Les artistes de l’Ecole de Nancy et la Première Guerre Mondiale

lundi 17 mars 2014

A l’occasion des célébrations du centenaire de la Première Guerre Mondiale, le musée de l’École de Nancy a sorti de ses réserves un ensemble captivant d’œuvres réalisées pendant et après la guerre par les artistes qui firent les beaux jours de l’association.

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L’association est dissoute alors que les premiers soldats sont mobilisés. Si la plupart des membres de l’École de Nancy sont trop âgés pour partir combattre, ce n’est pas le cas de leur main d’œuvre, immédiatement et massivement enrôlée. Les premières batailles se déroulent aux portes de Nancy… La guerre bouleverse toute la production artistique locale, nécessitant fermeture ou délocalisation des ateliers.

Pourtant, il faut survivre et même participer à l’effort de guerre. Les premiers croquis de  Louis Hestaux ou de Victor Prouvé témoignent avec consternation des destructions qui frappent les villages proches de Nancy. On croyait alors à un conflit express…

Louis Hestaux, village en ruines. MEN, cliché D. Boyer

Louis Hestaux, village en ruines. MEN, cliché D. Boyer

Prouvé met ensuite son art au service de l’éducation des populations civiles par le biais d’affiches, de diplômes, et même de bons points. Les établissements Gallé retrouvent l’élan de Gallé, disparu 10 ans plus tôt, en produisant des séries de verreries, pour certaines “parlantes”, évoquant les destructions ou la ligne bleue des Vosges, symbole des combats pour les territoires perdus.

Ets Gallé, vase Cathédrale de Reims. MEN. Cliché D. Boyer

Ets Gallé, vase Cathédrale de Reims. Collection particulière. Cliché D. Boyer

Enfin, à la fin de la guerre, la commémoration des sacrifices et l’éloge rendu aux héros des tranchées nécessitent la production de médailles et autres monuments symboliques. La reprise lente de l’activité des ateliers d’art nancéiens est, comme pour l’ensemble du pays, un passage forcé vers une autre époque, l’entrée réelle dans le 20ème siècle. Et la fin définitive d’un rêve d’union.

V. Prouvé, affiche Noël pour la Grande Paix qui vient. MEN. Cliché D. Boyer

V. Prouvé, affiche Noël pour la Grande Paix qui vient. MEN. Cliché D. Boyer

 

Exposition proposée dans la petite galerie du verre et au premier étage.
Du 19 mars au 29 juin
Œuvres de Victor Prouvé, Louis Hestaux, Louis Majorelle et des Etablissements Gallé., issues des collections du musée de l’Ecole de Nancy et de collections privées.

Petit journal d’exposition adulte et enfant, en français. Gratuit
Visites guidées de l’exposition les 27 mars, 25 avril et 24 mai à 16.30Tarif: 1,60 € + billet, sans réservation

Que se passe-t-il au musée cette semaine?

mardi 8 octobre 2013

Pour commencer, on va goûter chez Louis Majorelle…
enfin, les enfants!

Un goûter chez Louis Majorelle,
mercredi 9 octobre de 16h à 17h30
(Visite de la villa, puis goûter!)
Pour les 7-12 ans, sur réservation
Gratuit

 

Le goûter est servi! Album photo de la Famille Majorelle, MEN

Le goûter est servi!
Album photo de la Famille Majorelle, MEN

Rendez-vous à la villa Majorelle, 1, rue Louis Majorelle, Nancy

Vite, il reste quelques places!
par mail: servicedespublics-musees@mairie-nancy.fr
par téléphone: 03.83.17.86.77

Ensuite, on devient de vrais botanistes en suivant le cycle oragnisé en collaboration avec la Confrérie Saint Fiacre:

Le petit atelier botanique des grands
samedi 12 octobre, de 10h30 à 12h
Etude et usages des plantes aquatiques
Pour tous, sur réservation
1,60 € + billet d’entrée

Vite, il reste aussi quelques places!
par mail: servicedespublics-musees@mairie-nancy.fr
par téléphone: 03.83.17.86.77

La mystérieuse Main aux Algues signée Gallé, ou la création selon Darwin...

La mystérieuse Main aux Algues signée Gallé, ou la création selon Darwin…

Prochaines visites du cycle: Samedi 9 novembre: Etude et usages des ombelles et samedi 14 décembre: Etude et usages des orchidées

Venez nombreux! Parlez-en à vos amis!

Au service des publics…

mardi 30 juillet 2013

Depuis plusieurs années maintenant, les musées s’intéressent aux profils de leurs visteurs afin d’ajuster leur offre culturelle. A cette préoccupation est venue s’ajouter la volonté d’ouvrir les musées à des publics qui ne les fréquentent pas naturellement. Au musée de l’Ecole de Nancy, comme dans les 2 autres musées de la ville, de nombreuses activités sont proposées à ces “nouveaux publics”, pensées et coordonnées par une guide du service des publics, Kathy Agazzini. Cette fin d’année scolaire est l’occasion de faire le bilan de ces projets et d’évoquer l’année prochaine.

Off: Kathy Agazzini, pouvez-vous nous décrire vos fonctions?

Kathy Agazzini: Je suis guide au musée de l’Ecole de Nancy et j’ai été chargée des projets en direction des NPA, nouveaux publics adultes, c’est à dire de la conception de projets adaptés à certains publics. Je conçois les contenus des visites et j’assure la visite elle-même au musée.

O: Pouvez-vous nous expliquer qui sont ces nouveaux publics?

K.A.: Alors, tout d’abord, malgré l’appellation, mes missions et projets concernent aussi un public d’enfants. Dans ces projets, nous accueillons des groupes venant de Foyer d’accueil spécialisé (FAS), d’instituts médico-éducatifs (IME), d’instituts thérapeutiques éducatif et pédagogiques (ITEP), mais aussi des Centres sociaux, des associations de réinsertion et d’aide aux personnes en difficulté, et enfin des établissements scolaires accueillant des enfants handicapés ou en grande difficulté scolaire.

La lampe ombelle de Gallé vue par James

La lampe ombelle de Gallé vue par James

O: Quel type de projets leur proposez-vous?

K.A.: En fonction des structures, et des participants, il peut s’agir de visites uniques ou de projets plus longs, avec par exemple une réalisation de dessins, peintures ou objets. A chaque fois, il est important que les encadrants aient un objectif et que nous construisions ensemble le projet. Je rencontre systématiquement les structures pour bien comprendre leurs motivations et aussi les persuader de l’importance de donner une suite à la visite au musée. L’essentiel c’est de donner du sens à cette sortie pour qu’il ne s’agisse pas simplement d’une promenade ou d’un loisir. Ici, il faut absolument que la rencontre avec l’objet ou l’oeuvre d’art soit exploitée comme support d’insertion ou d’enseignement. Ces visites peuvent être un moyen de lutter contre l’isolement, elles permettent aussi de mettre en valeur des aptitudes…

O: On sent chez vous des convictions fortes sur l’intérêt de ces actions…

K.A.: Oui, parce que cela a vraiment un sens, et les retours sont très favorables. Les participants montrent le plaisir qu’ils prennent à ces rencontres, à ces moments particuliers, dans un contexte totalement différent. Beaucoup m’écrivent ensuite, me donnent des dessins… C’est important aussi pour moi, qui n’ai pas de formation spécialisée, de savoir si mon discours a été bien perçu. Heureusement, les groupes qui viennent sont généralement préparés à la visite. Dans ces conditions, le message passe plus facilement. J’insiste toujours sur l’importance de préparer, mais aussi de poursuivre le projet: la visite doit ouvrir des pistes et inviter à développer dans des directions variées. C’est tout l’intérêt de travailler aussi dans le domaine des arts décoratifs, qui restent, malgré leur luxe, des objets du quotidien, donc plus familiers…

Le Flambeau magnolia de

Le Flambeau magnolia de Majorelle, vu par Benjamin, participant du projet de l’ITEP Gai Soleil.

O: Pouvez-vous nous donner quelques exemples d’activités et  nous expliquer comment participer à ce type de projet?

K. A.: Par exemple, avec  le Centre Social La Clairière, il s’agissait de travailler avec des personnes étrangères maîtrisant mal le français. J’ai réalisé un petit livret de visite destiné tout simplement à les aider à mémoriser de nouveaux mots. Je réalise ce type de support pratiquement pour toutes mes visites. Avec le Collège Jacques Callot de Neuves-Maisons, j’ai accueilli des enfants scolarisés dans le cadre des ULIS (unités localisées pour l’inclusion scolaire). Grâce à un enseignant très dynamique, Stéphane Aptel, 10 adolescents ont participé à un projet de 6 visites. Nous avons abordé des thèmes spécifiques, comme la vie quotidienne en 1900, la technique de la marqueterie ou encore les insectes. Vous pouvez d’ailleurs aller voir le compte-rendu de ces visites sur le blog de l’UPI Callot!   Voilà un résultat concret et intéressant…
Pour participer à ces projets, le service des publics édite une brochure présentant l’offre des musées. Les structures intéressées prennent alors contact avec lui puis j’organise une rencontre pour monter le projet.

Le blog de l'Ulis du collège Jacques Callot à Neuves-Maisons

Le blog de l’Ulis du collège Jacques Callot à Neuves-Maisons

O: Ces projets vont se poursuivre l’an prochain. Avez-vous déjà des projets mis en route?

K. A.: oui bien sûr, certaines structures reviennent chaque année. Mais nous cherchons aussi à diversifier les interventions et à permettre à d’autres centres de participer à des projets. J’ai proposé pour l’année prochaine de prendre contact avec des maisons de retraite, car nous n’avons pas l’habitude de nous adresser à elles et je crois que beaucoup de pensionnaires valides aimeraient avoir des activités à l’extérieur. Nous allons aussi tenter de développer des activités en direction des publics non-voyants, qui fréquentent peu le musée. Nous leur proposerons de venir un jour de fermeture au public, afin de pouvoir nous approcher de certaines oeuvres et même d’en toucher quelques unes…

Pour connaître les offres de visites NPA et réserver, s’adresser au service des publics des musées: 03.83.17.86.77

L'Art nouveau... revu et interprété!

L’Art nouveau… revu et interprété!