Archive pour le mot-clef ‘Réseau’

Le Réseau Art nouveau à Milan

Vendredi 25 novembre 2011

Le Palazzo Lombardia, siège de la Regione Lombardia, à Milan

 

La capitale de la Région Lombarde a accueilli au mois de novembre la réunion plénière et le laboratoire historique du Réseau Art nouveau network. 

L’ensemble des villes qui constituent ce réseau travaillent ensemble aujourd’hui à la 4ème phase de développement du programme de recherche sur l’Art nouveau européen, axée sur le thème « Art nouveau et Ecologie ». 

Réunion plénière

 

Quelques membres du réseau: Bruxelles, Lubjana...

 

Point d’orgue de cette réflexion, l’exposition itinérante consacrée à la relation provilégiée entre toutes les manifestations de l’Art nouveau et la nature, qui démarrera son parcours à Helsinki (Finlande) en octobre 2013, sous le titre « Natures de l’Art nouveau ». 

Le Réseau Art nouveau dispose à présent d’un site relooké à découvrir ici et déjà traduit en anglais, slovène et italien. 

Elisabeth Horth

 

Lors de la réunion plénière, le bureau de coordination du Réseau, installé à Bruxelles, a par ailleurs annoncé avec regret le départ d’Elisabeth Horth, chargée de la coordination depuis la création du Réseau. 

Le laboratoire historique consacré à « Nature, créativité et production au temps de l’Art nouveau » a accueilli le samedi 19 novembre plus de 14 interventions de chercheurs, historiens et spécialistes du monde entier. Les actes de ce laboratoire sont mis en ligne sur le site du réseau et feront l’objet d’une publication. 

Nature, Créativité et Production au temps de l'Art nouveau

Rendez-vous à la Pedrera (suite)

Lundi 23 mai 2011

Nous vous en avions déjà parlé dans cet article ci. Aussi nous vous transmettons le programme du prochain laboratoire historique, organisé par le Réseau Art nouveau, qui se tiendra à Barcelone le 4 juin prochain, sur le thème « Le tourisme et la préservation du patrimoine Art nouveau : une source de financement… une source de problèmes ? »

Télécharger le programme

Rendez-vous à la Pedrera

Mercredi 2 mars 2011

Le prochain laboratoire historique / colloque du Réseau Art nouveau aura lieu à Barcelone, le 4 juin 2011, à la Casa Milà – Pedrera : édifice majeur de Gaudi.

Antoni Gaudí i Cornet. Casa Milà (1906-19012) © Miquel Badia i Joan Anton Fontanals

Le thème de ce nouveau laboratoire historique :  «Le tourisme et la préservation du patrimoine Art nouveau: une source de financement… une source de problèmes ?» Une question d’actualité que se posent de nombreuses institutions muséales installées dans des édifices historiques, dont la fonction première n’était pas forcément l’accueil d’un public nombreux.

Le programme complet très bientôt…

La perception de l’Art nouveau

Mercredi 27 octobre 2010

Comment l’Art nouveau fut-il perçu par ses contemporains ? Pourquoi est-il remis au goût du jour dans les années 60 ? L’Art nouveau est-il encore un enjeu patrimonial aujourd’hui ?.. Voici le thème du colloque proposé par le Réseau Art nouveau au mois de décembre à Bruxelles.

Si vous voulez connaître le programme  complet du colloque, vous pouvez télécharger ce document pdf (1,5 MO)

Le colloque se déroulera aux Musées Royaux d’Art et d’Histoire, place du Cinquantenaire, à Bruxelles, les samedi 4 et dimanche 5 décembre 2010. La participation est gratuite et les modalités d’inscription sont détaillées dans le programme complet.

Cet été, vous allez où?

Mardi 13 juillet 2010

On vous pose cette question et vous ne savez pas quoi répondre? voici quelques idées de destinations Art nouveau selon que vous êtes amateurs de chaleur ou de fraîcheur, de Nord ou de Sud, d’exotisme ou d’aventure…

Option 1: Soleil et chaleur, version Movida

A vous la Catalogne: direction Barcelone, la Sagrada Familia, les maisons de Gaudi, la parc Güell… mais vous prolongerez le séjour par des excusions à Terrassa et à Reus, deux petites villes qui ont profité au début du siècle dernier du succès de l’industrie textile pour se lancer dans le « Modernisme ». Architectures visionnaires, villas luxueuses, usines modernes… Les architectes  profitèrent de ces circonstances favorables pour laisser libre-cour à leur inspiration…

Option 2: Soleil et chaleur, version Dolce Vita

A vous l’Italie! Direction le Lac de Côme, en Lombardie, où les rives du lac déroulent leur succession de Palaces désuets et de Palais d’été… comment résister au stile Liberty qui envahit cette architecture du loisir et du plaisir? Mais le vent de modernité ne s’arrête pas là et Varèse, capitale industrielle de la Province voit elle-aussi son architecture influencée par les idées modernes: gares, hôtels, villas, usines et casinos illustrent la réussite et l’imagination fertile des bâtisseurs du Liberty.

Enfin pour les plus téméraires, la traversée vers Palerme s’impose… Comme bien d’autres villes d’Europe, Palerme entreprend une transformation radicale à la fin du 19ème siècle pour moderniser ses infrastructures. Des architectes et des artistes travaillent à cette rénovation: Ernesto Basile ou Ettore di Maria Bergler sont les plus célèbres d’entre eux. La construction de la Galleria d’Arte Moderna ouvre triomphalement la porte aux arts du 20 ème siècle.

Option 3: sur les traces de l’Empire Austro-Hongrois…

Nostalgiques de Sissi Impératrice, des valses de Strauss et des dorures de Schönbrunn, ce voyage n’est pas pour vous car il vous entraînera vers la modernité: Otto Wagner et les artistes de la Secession Viennoise n’entraient guère dans les canons de l’art officiel. De nombreux sites témoignent de l’effervescence artistique viennoise que résument bien par leur audace les peintures de Klimt ou les fauteuils de Hoffmann… Il n’y a qu’un pas à franchir pour prolonger ce voyage vers Budapest, capitale hongroise, elle aussi fortement marquée par l’éclosion de l’Art nouveau. Il s’y joua une partition bien particulière, avec l’opposition de styles au sein d’un même mouvement de rénovation de l’architecture et des arts décoratifs: Odön Lechner s’inspira de l’Orient et des formes traditionnelles hongroises pour créer un style  spécifiquement hongrois, tandis que le groupe des architectes Károly Kós et Dezsö Zrumeczky préférait rejeter ces influences orientales pour ne retenir que l’aspect local et vernaculaire. Budapest connut vers 1900 son  Âge d’or et devint une véritable métropole.

Option 4: Le vent du Nord, nuits blanches en Scandinavie…

Voilà la meilleure saison pour s’aventurer près du cercle polaire (ou presque…!) avec ces journées qui s’étirent et des températures agréables! Älesund en Norvège, Helsinki en Finlande, Riga en Lettonie représentent une concentration exceptionnelle d’édifices datant de cette période. Älesund est reconstruite entièrement et dans une parfaite unité après un incendie qui la ravage en 1904. Helsinki profite de l’indépendance et d’un essor économique fort pour affirmer son rôle de métropole: un art nouveau et fortement inspiré par la pure tradition finlandaise voit le jour. Riga est une ville étonnante: plus du tiers de ses constructions est de style Art nouveau. Les couleurs vives et les décors qui s’y déploient en font l’une des villes les plus pittoresques et surprenantes de l’Europe du nord.

Option 5: A cup of tea in Glasgow…

L’art du thé à Glasgow existe toujours et l’art du thé « à la Makintosh » y est tout particulièrement cultivé: on fait toujours la queue aujourd’hui pour entrer au Willlow tea room de Sauciehall street ! Glasgow, ville industrielle et maritime connaît alors une croissance extraordinaire. Les architectes et artistes trouvent de nombreux et riches commanditaires,  tentés par un style qui affiche sa modernité. Makintosh définit un style tout de rigueur et de sobriété, privilégiant les lignes géométriques, l’opposition du blanc et du noir et la verticalité, qu’il applique tant à l’architecture qu’aux arts décoratifs. Il exerce une influence essentielle sur la Secession viennoise ou le Jugenstil allemand et souligne la diversité des modes d’expressions rassemblées sous le terme d’Art nouveau.

Option 6: La Havane, si!

Peut-être a-t-on tendance à penser que l’Art nouveau est typiquement européen… on a tort! On trouve encore de précieux vestiges de décors Art nouveau, en particulier dans le centre de la capitale cubaine. Des architectes d’origine catalane y importèrent des motifs décoratifs caractéristiques qu’ils appliquèrent essentiellement à un décor plaqué et déclinable à l’envi. Les éléments décoratifs, préfabriqués en usine et simples d’utilisation, autorisèrent une large diffusion du vocabulaire moderniste et son adaptation dans les domaines de la ferronnerie, céramique ornementale et du mobilier. Un peu de la vieille Europe sous les Tropiques!

Option 7: Paris – Nancy – Bruxelles, le triangle d’or?

Pour ceux que la traversée de l’Atlantique ne tente pas, il reste ici sous nos yeux ou à deux pas, des trésors de l’Art nouveau! Pour se remettre de la frustration de ne pas visiter le Castel Béranger de Guimard à Paris, pourquoi ne pas prendre le train vers Bruxelles, pour rendre visite à Victor Horta? De là, bien sûr, on reviendra comparer le confort de la villa de Louis Majorelle à Nancy, qui, même si elle n’est plus (ou pas encore) tout à fait dans son état d’origine, nous montre combien il faisait bon vivre dans une maison d’artiste!

C’est décidé? vous partez? Bon voyage dans l’Art nouveau!

Pour plus d’infos et de photos, regardez le site du Réseau Art nouveau network ici

Terrassa, la cité industrielle du « Modernisme »

Mercredi 16 juin 2010

La ville de Terrassa est située en Espagne à quelques kilomètres de Barcelone. Toute cette région, qui a connu un essor artistique et intellectuel à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, est fortement marquée par le Modernisme, qui n’est autre que l’appellation de l’Art nouveau en catalan.

Antoni Antonio Gaudi, Lluis Domenech i Montaner, Lluis Muncunill, Josep Puig i Cadafalch ou encore Joan Busquets  sont certainement les plus brillants représentants de ce Modernisme qui a rayonné dans toute la Catalogne à la fin du XIXe siècle et qui est aujourd’hui l’un des attraits touristiques de la région.

La ville de Terrassa qui compte aujourd’hui 200.000 habitants s’est principalement développée, au tournant des XIXe et XXe siècles, grâce à l’industrie du textile. De nombreuses usines ont été alors construites par des architectes modernistes et plus particulièrement par Lluis Muncunill,  alors architecte municipal.

Terrassa conserve encore de nombreux édifices modernistes parmi lesquels une cinquantaine d’usines réhabilitées en école, en centre d’art, en restaurant, en musée… La plus intéressante et impressionnante d’entre elles est l’ancienne usine textile Vapor Aymerich devenue le musée des sciences et techniques de catalogne qui a accueilli récemment le colloque du Réseau Art nouveau.

Lluis Muncunill, détail des voutes intérieures du Vapor Aymerich, Amat i Jover, 1907

D’autres édifices particulièrement remarquables par leur décoration et par leur architecture jalonnent tout le centre historique de Terrassa. La Casa Museu Alegre reflète l’art de vivre dans une riche demeure bourgeoise des années 1900. Architecture, vitraux, ferronneries, sculptures, peintures, mosaïques, mobilier… tout y est encore en place ou a été réintégré et restauré dans cette maison, propriété de la ville transformée en musée.

Alexandre de Riquer, peinture du salon de la Casa Alegre de Sagrera

Les riches industriels du textile font appel à Muncunill pour construire et aménager leurs demeures dans ce style moderne. La référence au monde végétal y est toujours présente, de façon parfois discrète, comme en témoignent certaines sculptures de façades à décor de chardon, de tournesol ou de fleurs plus locales.

Lluis Muncunill, façade de l'Almacèn Joaquim Alegre, 1904

On ne peut quitter Terrassa sans rendre visite à la Masia Freixa, étonnante par la simplicité de ses lignes organiques et par la beauté de ses volumes épurés.

Lluis Muncunill, Masia Freixa, 1907-1910, détail de la façade principale

Lluis Muncunill, Masia Freixa, 1907-1910, façade latérale

Lluis Muncunill, Masia Freixa, 1907-1910, détail d'une porte

L’encyclopédie florale de Henri Bergé

Vendredi 11 juin 2010

Au moment où l’Association des Amis du Musée de l’Ecole de Nancy visitait les thermes Art nouveau de Bad-Nauheim, avait lieu à plus de 1000 kilomètres de là, le colloque organisé par le Réseau Art nouveau sur le thème de « L’herbier Art nouveau ».  C’était en Espagne, dans la ville de Terrassa, située à quelques kilomètres de Barcelone.  Nous vous présenterons les particularités très étonnantes de ce patrimoine Art nouveau dans une prochaine note.

L'auditorium du musée

Le colloque se tenait au Museu Nacional de la Ciència i Tècnica de Catalunya (mNACTEC), une ancienne usine de textile Art nouveau reconvertie en musée des sciences et des techniques sur une surface de plus de 20.000m².

L'ancienne usine Vapor Aymerich, Amat i Jover (1907) réhabilitée en musée

Pour ce thème, idéal pour l’Art nouveau nancéien, le musée de l’Ecole de Nancy avait invité Michel Frising, doctorant en histoire de l’art à l’Université de Nancy 2, à présenter une communication sur « l’encyclopédie florale de Henri Bergé » que ce dernier constituât pour la cristallerie Daum.

Bien que Henri Bergé fût un artiste majeur de l’Ecole de Nancy, un collaborateur précieux pour Daum et un formateur exemplaire, il demeure encore assez méconnu. Néanmoins, les collections des musées de Nancy conservent un grand nombre de ses oeuvres (dessins, affiches, reliures, vitraux).

Quelques études botaniques et animalières de Henri Bergé. Musée de l'Ecole de Nancy

Heni Bergé, Vitrail La Lecture. Musée de l'Ecole de Nancy. Photo Gilbert Mangin

Les actes de ce colloque seront très prochainement disponibles sur le site du Réseau Art nouveau. Vous pourrez y découvrir les communications d’experts internationaux et les témoignages des partenaires du Réseau sur cette thématique particulièrement foisonnante : Barcelone, Budapest, Pavia, Riga, Terrassa.

Bad-Nauheim

Mercredi 9 juin 2010

Le samedi 05 juin, l’Association des Amis du Musée de l’Ecole de Nancy se rendait à Bad-Nauheim, en Allemagne, pour découvrir le patrimoine exceptionnel de cette ville thermale, membre du Réseau Art nouveau.

Les membres de l'AAMEN au complexe thermal de Bad-Nauheim. Photo Cédric Amey

Témoin majeur de l’Art nouveau allemand (appelé « Jugendstil »), cette cité thermale, en activité depuis le début du XIXe siècle, fut entièrement redessinée entre 1902 et 1912 sous l’impulsion du mécène visionnaire le grand-duc Ernst Ludwig de Hesse (déjà à l’initiative, en 1899, de la construction de la colonie d’artistes de Darmstadt).

Vue du Sprudelhof. Photo Cédric Amey

Le grand-duc confia à l’architecte Wilhelm Jost l’édification de la plupart des bâtiments, alliant savamment historicisme et Jugendstil, pour correspondre au goût de la clientèle de cet établissement thermal très réputé.

Les artistes Heinrich Jobst, Julius Scharvogel, Wilhelm Kleukens et Albin Müller participèrent, en étroite collaboration avec l’architecte, à la décoration de ce vaste ensemble qui s’articule autour du Sprudelhof (pavillon de la source).

L'intérieur du complexe thermal. Photo Nicole Gaudillère

Pilastre à l'intérieur du complexe thermal. Photo Nicole Gaudillère

Ferronnerie de balustrade. Le décor de lignes ondoyantes et de demi-sphères évoque l'eau thermale et ses bulles de gaz. Photo Nicole Gaudillère

Vitrail au décor géométrique et stylisé à l'intérieur du Sprudelhof. Photo Nicole Gaudillère

L'une des fontaines du Sprudelhof, due au sculpteur Heinrich Jobst. Photo Nicole Gaudillère

Par la cohérence de sa construction due au seul architecte Wilhelm Jost et la proche collaboration de décorateurs, le complexe thermal de Bad-Nauheim reste l’un des témoins majeurs de cette notion d’art total (Gesamtkunstwerk), dont la fonction pratique dévolue au thermalisme est intimement liée à l’architecture et à son décor Jugendstil.

L’herbier Art nouveau

Vendredi 28 mai 2010

Cela fait dix ans que le Réseau Art Nouveau existe et dix ans que la Ville de Nancy en est membre, représentée par le musée de l’Ecole de Nancy et la Villa Majorelle.

Le jeudi 3 juin 2010 se tient à Terrassa (Espagne) un laboratoire historique organisé par le Réseau Art nouveau dans le cadre de son nouveau projet « Art nouveau & écologie ».

Le thème de cette journée : « L’herbier Art nouveau ».
Consulter le Programme détaillé du laboratoire historique (1,2 MO)

Et quel meilleur exemple pour illustrer ce sujet que quelques dessins du très talentueux Henri Bergé  (1870-1937), artiste et chef décorateur chez Daum pendant de très nombreuses années, qui réalisa quantité de planches botaniques destinées à servir de modèle aux ouvriers de la cristallerie.

Henri Bergé, étude d'anémone pulsatille, MEN, inv 988-2-33, cliché Cl. Philippot

Henri Bergé, Etude de bryone, MEN, inv 988-2-24, cliché D Boyer