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Quand la danse entre au musée…

jeudi 30 juin 2016

tt petit poésie du printemps

Peut-être avez-vous été parmi les chanceux à pouvoir assister en mai à l’une des représentations dansées de la « Poésie du Printemps ». Ce projet conçu par deux étudiantes de la Faculté de Droit de Nancy, Laudrenn Wolferr et Anne-Alexandra Picaud, était tout à fait inédit pour le musée, avec pour la première fois l’intervention de danseurs au milieu des œuvres du musée… Un véritable défi à relever pour nos étudiantes et leurs interprètes ! Nous les avons rencontrées pour qu’elles nous expliquent leur projet !

Danse Joris 02

© AA Picaud – L Wolferr

 

Off : Pouvez-vous vous présentez et nous expliquer l’origine de ce projet ?

Laudrenn Wolferr : Nous sommes étudiantes en Licence professionnelle Droit du Patrimoine à la Faculté de Droit de Nancy. Au début de l’année universitaire, nous avons du faire un choix entre la rédaction d’un mémoire théorique et la réalisation d’un projet culturel. Nous avons décidé de nous associer afin de réaliser un évènement autour de la danse contemporaine et des œuvres d’arts, pensant que cela serait beaucoup plus enrichissant pour nous.

Danse Joris 01

© AA Picaud – L Wolferr

 

O : Comment avez-vous monté le projet, connaissiez-vous déjà Sosana Marcelino et Joris Perez?

Anne-alexandra Picaud : Notre projet avait pour objectif de mettre en lumière les œuvres d’art grâce à la danse contemporaine.

Laudrenn : Nous avons été mises en contact avec le musée de l’Ecole de Nancy en la personne d’Emmanuelle Guiotat grâce à notre professeur d’histoire de l’art Monsieur Christophe Rodermann. S’en est suive une longue collaboration avec cette dernière avec qui nous avons sélectionné les pièces où les danseurs interviendraient, ainsi que les dates. Au cours de ses nombreux échanges, il a été décidé qu’il s’agirait de visites guidées dansées à double voix réalisées par Lucie COLLOT.

Anne-Alexandra : Voulant mettre en avant la danse contemporaine, nous avons contacté le Ballet de Lorraine afin de savoir si des danseurs étaient intéressés pour nous aider à réaliser ce projet. Nous avons eu rendez-vous avec Émilie Kieffer, chargée de l’action culturelle au CCN-Ballet de Lorraine, qui nous a mises en relation avec Joris Perez. Joris ne pouvant pas assurer toutes les représentations, Émilie nous a mis en relation avec Sosana Marcelino qui s’avérait disponible pour remplacer Joris.

Danse Joris 11

© AA Picaud – L Wolferr

O : Pourquoi l’Art Nouveau ?

Anne-Alexandra : Nous avons choisi de mêler l’art nouveau et la danse contemporaine car sont deux arts complémentaires. En effet la danse contemporaine est une danse souple permettant de reprendre les caractéristiques premières de l’art nouveau qui sont les lignes courbes, la vitalité et l’omniprésence de la nature.

O. : Quelles solutions avez-vous trouvé pour contourner les complexités d’une performance au milieu d’œuvres d’art?

Laudrenn : Notre projet étant de mettre en avant les œuvres d’art, il était nécessaire pour nous que les danseurs puissent accéder aux pièces et y rentrer pour pouvoir interpréter leurs danses. Emmanuelle était réticente au départ face à notre demande mais suite à l’intervention de Joris et à son explication concernant la danse contemporaine qui peut être une danse statique, Emmanuelle a accepté de reconsidérer la demande et de soumettre l’idée au conservateur. Au final, notre demande a été acceptée et les danseurs ont pu rentrer dans les pièces. Cependant, ils devaient impérativement respecter une certaine distance avec les œuvres.

O. : Après cette série de représentations, quel est votre impression?

Anne-Alexandra : La première représentation nous a servi de “pré-générale” et a pu dévoiler quelques failles dans l’organisation. Elle nous a permis de régler quelques débordement de la part de la danseuse. Dans l’ensemble nous avons constaté que le public était enchanté du résultat et appréciait la combinaison de commentaires de la guide et d’intervention des danseurs.

Laudrenn : Cette expérience fut très enrichissante d’un point de vue humain grâce à la rencontre de personnes véritablement motivées pour nous apporter leur aide et faire en sorte que les choses se déroulent pour le mieux. Grâce à cet évènement, nous avons obtenu de nombreux contacts sur qui nous pouvons compter pour de futurs projets.

Anne-Alexandra: Malgré quelques contrariétés, nous sommes très fières d’avoir mené ce projet à terme et nous avons été émues de constater l’impact des représentations sur le public qui fut réellement enchanté par cette initiative. Certains liens se sont créés au cours de l’élaboration du projet que nous ne sommes pas prêtes d’oublier et que nous allons entretenir dans le futur, nous l’espérons!

Danse Joris 05

© AA Picaud – L Wolferr

Et le musée lui aussi ! Rendez-vous bientôt au musée pour d’autres expériences inédites et originales…