Archive pour le mot-clef ‘Majorelle’

Une coiffeuse Majorelle pour le musée

vendredi 6 novembre 2015

Nouveauté dans les salles du musée à partir de la semaine prochaine… Une coiffeuse et son tabouret, signés Majorelle viennent s’installer grâce à la générosité de la SLAAM (Société Lorraine des Amis des Arts et des Musées).

Ces deux meubles appartiennent à un ensemble de chambre à coucher, conçu par la Maison Majorelle au début des années 1930, et sont restés jusqu’à aujourd’hui dans la famille des propriétaires d’origine.

Maison Majorelle, coiffeuse et tabouret, vers 1930. Acquise parla SLAAM au profit du musée

Maison Majorelle, coiffeuse et tabouret, vers 1930. Acquise parla SLAAM au profit du musée

 

En 2009, lors de l’exposition « Majorelle. Un art de vivre moderne » organisée aux Galeries Poirel, le musée de l’Ecole de Nancy avait présenté une coiffeuse et un tabouret à peu près identiques, provenant des descendants Majorelle. Dans le catalogue, Roselyne Bouvier, commissaire de cette manifestation, écrivait à son propos: Ce virage vers la modernité correspond aussi à l’arrivée, au sein de l’entreprise, de Pierre Majorelle (1903-1933), neveu de Louis, dernier fils de Jules, architecte diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, formé à l’Ecole Boulle et dans l’atelier familial pour y apprendre les règles du travail du bois. Il produit des meubles aux formes pleines, géométriques et rigoureuses, des meubles fonctionnels mais, respectant la tradition familiale, utilise des bois de placages, comme le noyer et la ronce pour un mobilier de salle à manger présenté au Salon des Artistes-Décorateurs de 1933. De même le bureau de dame et son tabouret (cat n°40) en acajou et placage de palissandre, par son caractère précieux, place cet ensemble dans la lignée du beau mobilier moderne d’ébénisterie tel qu’il est pratiqué par Eugène Printz (1889-1948) par exemple, donnant la priorité au bois alors que règne la grande vogue du métal. Pierre Majorelle disparaît cette même année, trop tôt pour donner une impulsion nouvelle.

La forme de la coiffeuse est très simple. La rigueur géométrique est juste contrebalancée par la présence de deux montants circulaires sur les côtés et par la rondeur du miroir placé sur le plateau du meuble. Le tabouret est une réplique de la coiffeuse, dans des dimensions plus petites et s’accorde parfaitement cette dernière. Malgré sa simplicité de formes, cet ensemble se révèle très élégant et raffiné, aspect accentué par la qualité des essences de bois utilisées.

Maison Majorelle, coiffeuse et tabouret, exposée à Nancy en 2005. (c) Collection particulière. Cliché Bergkrantz

Maison Majorelle, coiffeuse et tabouret, exposée à Nancy en 2005. (c) Collection particulière. Cliché Bergkrantz

Datés du début des années 1930, la coiffeuse et son tabouret sont situés en dehors du cadre chronologique des collections du Musée de l’Ecole de Nancy. Cependant, le musée conserve déjà quelques pièces des artistes nancéiens, postérieures à la 1ére guerre mondiale. En 1992, le musée a acquis un ensemble de chambre à coucher Art Déco de Majorelle, daté des années 1920.

Mobilier de chambre à coucher Majorelle des années 20, conservé au musée de l’École de Nancy. Photo C. Philippot

Mobilier de chambre à coucher Majorelle des années 20, conservé au musée de l’École de Nancy. Photo C. Philippot

Il était intéressant pour le musée de posséder une pièce représentative des années 1930, permettant d’évoquer la poursuite de la production des maisons d’art nancéiennes et en particulier, celle d’ébénisterie après le décès de Louis Majorelle. C’est chose faite grâce à la SLAAM, qu’elle en soit vivement remerciée!

et ailleurs…

vendredi 23 octobre 2015

Le 17 octobre a ouvert ses portes à Hambourg une grande exposition consacrée à l’Art nouveau: Art nouveau. The great utopian vision.

L’exposition, assortie du réaménagement des collections permanentes dévolues à l’Art nouveau au Museum für Kunst und Gewerbe (MKG), retrace cette période artistique en soulignant l’importance des enjeux sociétaux qui motivèrent le mouvement partout en Europe. Pendant international au propos de l’exposition présentée en ce moment au musée des Beaux-Arts de Nancy, L’École de Nancy face aux questions politiques et sociales de son temps, l’exposition compte bien sûr parmi les œuvres exposées des pièces des artistes de l’École de Nancy…

Avis aux amateurs!

Pour tout savoir:

http://www.mkg-hamburg.de/en/exhibitions/upcoming/art-nouveau.html

Rudolph Dürkoop, Kopf mit Heiligenschein, 1908. Hamburg, MKG

Rudolph Dürkoop, Kopf mit Heiligenschein, 1908. Hamburg, MKG

 

AIDEZ-NOUS!

mardi 2 septembre 2014

Pour fêter le 50ème anniversaire du musée, l’Association des Amis du musée de l’École de Nancy aimerait lui offrir un lustre à décor d’algues de Louis Majorelle …Pour cela, l’association a besoin de vous!

L’AAMEN lance un appel à contribution pour réunir la somme de 30000 € destinée à l’achat et à la restauration du lustre. Dans le cadre de la loi sur le mécénat, ces dons ouvrent droit à des réductions d’impôts allant jusqu’à 66% du montant pour les particuliers.

Les éléments de ce lustre, actuellement démonté, seront présentés au public à partir du 20 septembre prochain au musée. Outre son importance artistique, sur laquelle nous reviendrons dans un instant, ce lustre possède une histoire intéressante et bien documentée. Le catalogue de la Maison Majorelle le propose dans sa section luminaires. Depuis 1898, Majorelle collabore avec Daum Frères pour une production de lampes associant ferronnerie et verre. Le succès de leur première pièce commune, une lampe Eglantine (Nancy, musée des beaux-arts), cadeau de mariage à Antonin Daum, ouvre la voie d’un marché porteur, celui de l’éclairage électrique…

Louis Majorelle, en collaboration avec Daum Frères, lampe pissenlit. Nancy, MEN. Cliché C. Philippot

Louis Majorelle, en collaboration avec Daum Frères, lampe pissenlit. Nancy, MEN. Cliché C. Philippot

Les deux manufactures puisent à volonté dans le répertoire floral : nénuphars, pissenlits prêts à s’envoler, figuier de barbarie, chardon de Nancy… Dans cette collaboration, il semble que Majorelle ait été particulièrement actif, fournissant les modèles des piètements et des décors. Le confort électrique permet la multiplication des sources lumineuses: lampes sur pied, lampadaires, appliques murales, lustres… Si Majorelle ne va pas, comme Gallé, jusqu’à proposer des girandoles, il offre néanmoins un choix de formes et de modèles inédits, propre à satisfaire sa vaste clientèle.

Catalogue de vente de la Maison Majorelle. MEN

Catalogue de vente de la Maison Majorelle. MEN

Le lustre à décor d’algues offre la particularité d’associer à l’assemblage habituel de métal et de verre soufflé, un disque et des parties pleines des montants réalisés en vitrail. La lumière diffusée par les ampoules placées dans les corolles de verre, se trouve ainsi tamisée par l’effet coloré du vitrail, ici de couleur bleutée. Bien que ne portant pas de signature, on est tenté d’attribuer ces éléments à Jacques Gruber. Collaborateur artistique chez Daum entre 1893 et 1898, Gruber travaille à nouveau avec la verrerie pour l’Exposition Universelle de 1900. Entre temps, Gruber a pris son envol artistique, s’essayant au mobilier tout d’abord, puis trouvant dans le vitrail le domaine où démontrer l’étendue de son talent. La présence d’un plafonnier en vitrail à décor de tournesol dans le mobilier du cabinet dentaire que Gruber réalise pour le Dr Barthélémy en 1905 (conservé au MEN) confirme cet intérêt pour l’emploi de cette technique dans le luminaire, et appuie l’attribution de cette partie du lustre aux Algues à Gruber.

Jacques Gruber, plafonnier à décor de tournesols, vers 1905. Nancy, MEN. Cliché Flash Back Studio

Jacques Gruber, plafonnier à décor de tournesols, vers 1905. Nancy, MEN. Cliché Flash Back Studio

Cette collaboration, pas plus que celle de Daum, n’apparaît pas dans la correspondance entre Majorelle et son acheteur. Celui-ci passe commande de 2 lustres à Majorelle en 1904. Son choix se porte alors sur des plafonniers à décor de monnaie du pape. Majorelle avait lui-même choisi ce décor pour le lustre qui éclairait le palier du rez-de-chaussée de la villa Majorelle. Pourtant, il dissuade son client ne le trouvant “pas commode” et l’oriente vers un décor d’algues.

Vue ancienne de la cage d'escalier de la villa Majorelle. Lustre à décor de monnaie du pape. Cliché MEN

Vue ancienne de la cage d’escalier de la villa Majorelle. Lustre à décor de monnaie du pape. Cliché MEN

On apprend également à la lecture de cette correspondance, conservée par les descendants de l’acheteur, que les deux lustres commandés sont identiques et destinés à deux pièces adjacentes, une bibliothèque et une salle à manger. Le second lustre est de tonalité verte, et est toujours en place dans la maison familiale. Pour une raison qui ne nous est pas connue, le lustre bleu est démonté après la seconde guerre mondiale. Une des parties métalliques a disparu tout comme quelques éléments du disque central. C’est dans cet état qu’il se trouve aujourd’hui, nécessitant une restauration qui pourra lui redonner son aspect d’origine et permettre sa remise en fonction.

Majorelle, Lustre aux Algues, détail des montants. Cliché D. Boyer

Majorelle, Lustre aux Algues, détail des montants. Cliché D. Boyer

On ne connaît pas d’autres exemplaires de ce lustre en collection publique, à l’exception d’un lustre à décor d’hortensias, de composition similaire, conservé aux Etats-Unis, au Chrysler Museum (Virginie). Sur ce dernier, outre un motif différent, on peut aussi constater l’emploi d’une palette de couleurs plus importante.

Majorelle, lustre aux Algues. Partie centrale du plafonnier, à décor de vitrail en camaïeu de bleus. État avant restauration. Cliché D. Boyer

Majorelle, lustre aux Algues. Partie centrale du plafonnier, à décor de vitrail en camaïeu de bleus. État avant restauration. Cliché D. Boyer

Le lustre aux algues que fournit Majorelle présente un décor très abouti, avec un motif que Majorelle a employé à plusieurs reprises. Citons par exemple le buffet de salon Les Algues (Nancy, MEN) , créé vers 1905, qui présente un important décor appliqué en fer forgé ou le lampadaire Poincaré, dont un exemplaire est aussi conservé au musée, créé vers 1909-1911. La souplesse des tiges d’algues présentées en bouquets recourbés correspond bien à la recherche de mouvement constante chez Majorelle. Ses recherches aboutissent à un décor très graphique sur le lampadaire Poincaré, formant  une résille.

Majorelle, en collaboration avec Daum, lampadaire "Poincaré", Nancy, MEN. Cliché Studio Image

Majorelle, en collaboration avec Daum, lampadaire “Poincaré”, Nancy, MEN. Cliché Studio Image

L’entrée de ce lustre dans les collections du musée viendrait donc compléter de manière remarquable le corpus des luminaires Daum-Majorelle. Ce lustre trouverait aussi légitimement sa place dans la restitution programmée de l’aménagement intérieur de la villa Majorelle… Pour cela, vous savez  ce qu’il vous reste à faire!

Envoyez votre contribution à:

Association des Amis du Musée de l’Ecole de Nancy
Villa Majorelle
1, rue Louis Majorelle
54000 NANCY

et venez découvrir le lustre au musée à partir du 20 septembre!

Louis Majorelle, lustre aux Algues. Collection privée. Cliché D. Boyer

Louis Majorelle, lustre aux Algues. Collection privée. Cliché D. Boyer

Vernis-sage…

vendredi 21 février 2014

Cette semaine, deux expositions ont retenu notre attention en raison d’un lien -parfois lointain, mais…- avec l’École de Nancy:

Ainsi, la nouvelle exposition des arts décoratifs consacrée au vernis Martin, nous amène-t-elle à rappeler l’emploi de cette technique dans les collections.

Les secrets de la laque française: le vernis Martin s’intéresse à cette technique, si prisée au XVIIIème siècle, de décor luxueux aux accents exotiques. L’exposition révèle tout particulièrement les origines du décor de laque en France, employé au faubourg Saint-Antoine dès le 17ème siècle.  ” C’est vers 1670, semble-t-il, que s’y installèrent les premiers artisans qu’on y trouve appelés « vernisseur ». Contrairement aux ébénistes, souvent flamands ou allemands, les vernisseurs du faubourg Saint-Antoine furent tous français, et plutôt, quand on peut le savoir, provinciaux.(…) Il est possible de distinguer trois périodes dans l’histoire des vernisseurs du faubourg jusqu’à la fin du règne de Louis XIV : celle des premiers vernisseurs – Massot, Thérèse, Ancellin, Cibou, Thévenard –, puis celle de la famille Langlois, celle de Guillaume Martin enfin. (…) La première mention du « vernis Martin » apparaîtrait dans les textes à la fin du XVIIIe siècle sous la plume de la baronne d’Oberkirch qui rédigea ses mémoires en 1789, tandis que les formes « vernis de Martin » ou encore « vernis par Martin » se rencontrent beaucoup plus tôt dans le siècle. ” (Extraits du catalogue d’exposition)

Le “vernis Martin” consiste en une peinture polychrome pratiquée sur divers matériaux et sur métaux dont le bronze, le cuivre ou le zinc. À cette peinture peuvent être associées des applications d’or ou des incrustations de nacre et de métaux précieux ; le tout est recouvert d’un vernis au copal, transparent et brillant, dit vernis Martin. (Définition de l’Inventaire général).

Ce type de décor est remis au goût du jour à la fin du XIXème siècle, à Paris, chez Sormani ou chez Zwiener. Mais dès 1861, Auguste Majorelle (1825-1879) présente des pièces de mobilier en imitation de laque. En 1864, Auguste Majorelle dépose un premier brevet d’invention concernant cette technique de décoration mixte, combinant l’incrustation de faïence, porcelaine, cristal ou biscuit, avec le décor polychrome de la laque. Majorelle présente à l’Exposition Universelle de 1878, le fameux piano à décor mi chinois mi japonais que l’on peut admirer au musée de l’Ecole de Nancy.

Le fameux piano à décor de Vernis Martin d'Auguste Majorelle. Musée de l'Ecole de Nancy . Cliché D. Boyer

Le fameux piano à décor de Vernis Martin d’Auguste Majorelle. Musée de l’Ecole de Nancy . Cliché D. Boyer

Auguste Majorelle établit alors sa notoriété sur la qualité de cette production à succès. Quand Louis Majorelle lui succède en 1882, il poursuit tout naturellement ce type de production, au moins jusqu’en 1894. Le musée conserve un très riche exemple de ce type de meuble décoré, un meuble d’appui conçu par Louis Majorelle vers 1885 (présenté en 2005 dans  l’exposition Formes et Couleurs).

Le vernis Martin selon Louis Majorelle, sur un meuble d'appui de forme 18ème, conçu vers 1885. MEN, cliché C. Philippot

Le vernis Martin selon Louis Majorelle, sur un meuble d’appui de forme 18ème, conçu vers 1885. MEN, cliché C. Philippot

Louis Majorelle, tout comme son père, fournit des meubles de ce type au magasin parisien “L’Escalier de Cristal”, dont la clientèle est alors entichée de chinoiseries. Si l’évolution stylistique de Majorelle l’éloigne peu à peu de ce type de décor, on peut toutefois imaginer qu’il conservera tout de même le goût des chinoiseries, comme en témoigne l’aménagement d’un petit salon chinois dans sa maison.

Souvenir du vernis Martin, le décor de laque de cette table à thé de Louis Majorelle, dessinée vers 1885-1890. MEN, cliché C. Philippot

Souvenir du vernis Martin, le décor de laque de cette table à thé de Louis Majorelle, dessinée vers 1885-1890. MEN, cliché C. Philippot

C’est également pour l’Escalier de cristal qu’est réalisé l’un des tous premiers exemples de mobilier produit par Emile Gallé, une table à tiroirs, à décor de Vernis Martin. L’emploi de cette technique, alors qu’il débute le métier d’ébéniste, s’explique sans doute par la vigueur de cette mode, en particulier à Nancy où la maison Majorelle devait régner en maître. Mais justement, face à la maîtrise de Majorelle, Gallé ne persiste guère et se tourne plutôt vers la marqueterie, avec le succès que l’on connaît…

Rare exemple de Vernis Martin chez Gallé, vers 1885. MEN, cliché D. Boyer

Rare exemple de Vernis Martin chez Gallé, vers 1885. MEN, cliché D. Boyer

La seconde exposition nous entraîne dans un tout autre univers, celui des paquebots…  Le musée d’art et d’industrie de Saint Étienne propose jusqu’au 31 mars l’exposition Paquebot France, design embarqué. S’il s’agit ici de la version baptisée en 1962, il ne nous a pas échappé qu’une précédente version du Transatlantique illustrait le savoir-faire de l’Ecole de Nancy!

En 1910, Eugène Vallin (1856-1922) est contacté par la Société des Ateliers et des Chantiers de Saint-Nazaire. Il est chargé, à la demande du décorateur Georges Turck, de fournir le mobilier de la salle à manger du paquebot France. Vallin conçoit en particulier des fauteuils tournants, fixés au sol par un pied central en bronze. C’est également lui qui décore le salon de l’appartement du Commandant. Après la seconde guerre mondiale, le paquebot est modifié et la salle à manger perd son mobilier. Jusqu’en 1914, Vallin travaille à plusieurs autres reprises pour d’autres bateaux de croisière. Dans les années 30, ce sont les établissements Majorelle qui à leur tour participent à l’aménagement d’un autre paquebot de luxe, le Normandie. Dans un cas comme dans l’autre, leur participation illustre le choix remarqué d’un savoir-faire à la française, symbole de luxe et de modernité.

La Paquebot France, symbole du luxe à la française, en 1912 ou en 1962!

La Paquebot France, symbole du luxe à la française, en 1912 comme en 1962!

Bibliographie:
Sur le Vernis Martin:
Catalogue d’exposition Couleurs et Formes, R. Bouvier, V. Thomas, Nancy, 2005
R.Bouvier, Majorelle, Paris, 1991

Sur le Paquebot France:
F. Descouturelle, Eugène Vallin, Nancy, AAMEN, 1998

 

 

Tout nouveau… tout beau!

jeudi 28 février 2013

Le bureau Majorelle a réouvert ses portes…

Nouvelle tapisserie...

Nouvelle peinture...

Nouvelle ambiance lumineuse...