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EN-FIN!

mardi 18 août 2015

En avance sur la saison automnale, mais attendus depuis au moins un an… voici que sont revenus nos chers coprins!

Et oui, après de longs mois de restauration, la fameuse lampe Les coprins d’Émile Gallé vient de revenir au musée. Elle est présentée au deuxième étage, dans la salle du bureau Perrin de Majorelle et du cabinet La Montagne de Gallé…
La Lampe Les Coprins est l’une des plus fameuses réalisations d’Émile Gallé créées vers 1902 dans le domaine du luminaire électrique. Les trois champignons réalisés en verre multicouche soufflé, moulé et gravé, fixés sur un pied en fer forgé, évoqueraient les trois âges de la vie : enfance, maturité, et vieillesse. L’enfance serait suggérée par le champignon non éclos, la maturité par le coprin épanoui et le dernier, au centre, au chapeau largement ouvert et aux bords abimés, ferait allusion à la vieillesse. Ce modèle de luminaire sera par la suite, décliné dans une série de lampes dites champignon qui seront produites avec succès par les Établissements Gallé, après la mort de l’artiste en 1904.

La lampe Les Coprins, d'Emile Gallé, après restauration. Cliché D. Boyer

La lampe Les Coprins, d’Émile Gallé, après restauration. Cliché D. Boyer

Lors de sa création, cette lampe fut assez peu reproduite, un modèle fut cependant, présenté à l’exposition de l’École de Nancy, organisée aux Galeries Poirel de Nancy en 1904.

Le Musée de l’École de Nancy a acquis cette œuvre en vente publique en 1956. Peu d’exemplaires sont connus : un modèle est conservé au Suntory Museum de Tokyo, un autre au Kitazawa Museum (Japon) et un dernier en collection particulière.

Dans les années 1960, la lampe a malheureusement subi un dommage, deux des champignons ont été cassés. Une première restauration en 1967, a modifié le montage d’origine de la lampe, ainsi qu’altéré la transparence de certaines parties.

Les Coprins d'avant...

Les Coprins d’avant… Cliché Studio Image

Une nouvelle restauration a donc été lancée afin d’une part de « dé-restaurer » la lampe, d’améliorer le traitement des lacunes et d’autre part, de à revenir à son montage original. L’intervention a été confiée à deux restaurateurs Art du feu, Patricia Dupont et Olivier Omnès.

Son extrême complication, notamment pour le traitement des lacunes, explique et justifie que les restaurateurs aient pris tout leur temps pour mener leur travail à bien…

Mais comme dit le proverbe: patience et longueur de temps font plus que force ni que rage….!