Archive pour le mot-clef ‘Jacques Gruber’

L’École de Nancy entre en gare!

mardi 21 juillet 2015

Depuis deux semaines et pour tout l’été, le musée de l’École de Nancy présente quelques uns de ses chefs d’œuvre en gare de Nancy. Grâce au partenariat établi avec Gares et Connexion, filiale de la SNCF, chargée de l’animation des gares, vitraux, vases, peintures ou encore reliures et ensembles mobilier décorent  les fenêtres hautes du Hall République et du passage entre celui-ci et le Hall Thiers…

De quoi égayer l’arrivée et le passage en gare et donner envie aux heureux touristes qui transitent par Nancy de venir voir de plus près les créations de l’École de Nancy!

Du côté de la place Thiers, des vitraux, de la peinture et 4 vases de Gallé

Du côté de la place Thiers, des vitraux, de la peinture et 4 vases de Gallé

Le Paon de Camille Martin associé aux tonalités bleues du vitrail de la Salle de Gruber

Le Paon de Camille Martin associé aux tonalités bleues du vitrail de la Salle de Gruber

Le vase Fleur de passiflore, si délicat, à côté de l'exotique Forêt Guyanaise, de Gallé

Le vase Fleur de passiflore, si délicat, à côté de l’exotique Forêt Guyanaise, de Gallé

Hall république, place à la reliure de Camille Martin pour L'Art japonais

Hall république, place à la reliure de Camille Martin pour L’Art japonais

N’oubliez pas de lever la tête si vous passez par la gare c’est été!

Une bonne Nuit!

vendredi 22 mai 2015

Beau succès pour notre Nuit des Musées, au musée de l’École de Nancy et à la villa Majorelle, où se sont pressés de nombreux visiteurs noctambules!

Les guides du musée ont proposé des commentaires sur les oeuvres ayant pour thème la nuit... comme ici le lit d’Émile Gallé "Aube et crépuscule"...

Les guides du musée ont proposé des commentaires sur les œuvres ayant pour thème la nuit… comme ici le lit d’Émile Gallé “Aube et crépuscule”…

En première partie de soirée, les élèves de classe de 5ème du collège La Plante Gribé de Pagny sur Moselle ont présenté le fruit de leur travail autour du vitrail de la Salle de Jacques Gruber, dans le cadre du projet national La Classe, L’œuvre!

« Célébrer l’Art nouveau en travaillant la spontanéité »

Séverine Altmayer enseigne les arts plastiques au collège La Plante Gribé de Pagny-sur-Moselle

« D’abord attirée, comme tant d’autres d’enseignants de la région, par le Centre Pompidou Metz, je me suis orientée vers un autre musée, celui de l’École de Nancy pour vivre l’aventure de « La classe, l’œuvre ! » avec ma classe de 5e. L’œuvre proposée par le musée – un grand vitrail de Jacques Gruber figurant un paon au milieu de fleurs – a subjugué les enfants. C’était un choc pour eux, après avoir d’abord travaillé sur images, de découvrir l’œuvre en taille réelle. Ils ont découvert aussi qu’un vitrail pouvait provenir non seulement d’une église, mais aussi – c’est le cas ici – d’une maison particulière et représenter non des motifs religieux, mais la faune et la flore, qui sont la source d’inspiration de l’Art nouveau. Les enfants sont fiers de s’approprier un peu de l’œuvre de Jacques Gruber, et plus largement, de découvrir le magnifique patrimoine de leur région. »

L'interprétation du vitrail de Gruber par les élèves: visuelle et gestuelle au son des oiseaux

L’interprétation du vitrail de Gruber par les élèves: visuelle et gestuelle au son des oiseaux

Une danse matérialisée par les voiles, coordonnées au chant des oiseaux... une immersion dans la nature!

Une danse matérialisée par les voiles, coordonnées au chant des oiseaux… une immersion dans la nature!

 

Votez pour la mascotte!!

jeudi 23 avril 2015
le 16 mai prochain

le 16 mai prochain

Le 16 mai prochain aura lieu la nouvelle

NUIT EUROPÉENNE DES MUSÉES!

Bien sûr, le musée de l’École de Nancy ET la Villa Majorelle y participent activement… En attendant, l’organisation de la Nuit européenne des Musées a lancé un concours pour l’élection de la mascotte de la Nuit des Musées. Voici la mascotte du musée de l’École de Nancy, élue à l’unanimité par nos amis sur la page Facebook du musée:

Jacques Gruber, vitrail de La Salle, détail du paon. Musée de l’École de Nancy, cliché C. Philippot

Jacques Gruber, vitrail de La Salle, détail du paon. Musée de l’École de Nancy, cliché C. Philippot

Pour que la mascotte du musée devienne la mascotte de toute la Nuit des Musées, nous avons besoin de vous!

A partir du mercredi 29 avril, allez encore et encore voter pour le paon de Gruber sur la page Facebook de la Nuit des Musées ici!!!

Allez voter!!!

Allez voter!!!

Nous vous attendons avec impatience pour fêter la Nuit….

50 nuances de grès

vendredi 20 février 2015

Le grès est une terre à pâte imperméable dans la masse. Découvert en France à la fin du XVème siècle, il était utilisé pour la fabrication de céramique utilitaire (vaisselle) et de tuyaux. Lors de l’Exposition Universelle de 1878, la présentation des grès japonais, associant rusticité et élégance, fut une révélation pour les céramistes français. Jean Joseph Carriès (1855-1894), Ernest Chaplet (1835-1909), Pierre Adrien Dalpayrat (1844-1910), Auguste Delaherche (1857-1940) Edmond Lachenal (1855-?) ou Alexandre Bigot (1862-1927) en firent un usage important, caractérisé par des recherches sur la variété de formes et de décors, et sur les reliefs et les couleurs.

 

Dalpayrat, coupe Calice, Nancy, MEN. Cliché D. Boyer

Alexandre Bigot fut sollicité par Louis Majorelle pour contribuer à la construction de sa maison, la Villa Jika. On lui doit les carreaux décorant la façade, mais surtout deux éléments majeurs du décor: la balustrade de la terrasse Nord, et l’imposante cheminée de la salle à manger.

Alexandre Bigot, cheminée de la salle à manger, villa Majorelle, Nancy. Cliché D. Boyer

 

Le succès de ces artistes influença toute la filière et de nombreuses manufactures proposèrent à leur tour une production de grès ornementaux dans le style Art nouveau. La Société anonyme des produits céramiques de Rambervillers (SAPCR) ne fit pas exception. Cette société, créée en 1887, connut un large succès commercial avec sa production de tuyaux de grès vernissé nécessaires au développement sans précédent de réseaux d’adduction d’eau hygiéniques à travers tout le pays. A partir de 1892, la SAPCR fut dirigée par Alphonse Cytère qui entreprit d’importants travaux de modernisation et d’extension de l’usine. Cytère initia la construction de fours supplémentaires nécessaires à une production de carreaux, dalles de cuisine, pavés de cour, tuiles, briques en grès et produits réfractaires. Après sa visite à l’Exposition Universelle de Paris en 1900, Cytère décida de se lancer dans la production artistique. Dès 1903, la SAPCR exposa le fruit de cette nouvelle production lors de l’exposition de la Société Lorraine des Amis des Arts: vases, encriers, cendriers, et éléments d’architecture en grès à reflets métalliques ou à émail de grand feu. L’influence de l’École de Nancy y est sensible, bien qu’aucun artiste de l’association n’ait, semble-t-il, collaboré avec Cytère.

SAPCR, encrier, Nancy, MEN. Cliché MEN

 

Le grand succès de cette présentation le conforta sur cette voie. En 1904, Cytère participa à l’exposition de l’École de Nancy aux Galeries Poirel, avec un ensemble de pièces dessinées cette fois par Majorelle, Gruber et Vallin.

 

Jacques Gruber, vase Ombelle, édité par la SAPCR, Nancy, MEN. Cliché D. Boyer

La SAPCR devint peu après membre de l’Alliance provinciale des industries d’art. L’École de Nancy organisa en 1906 un concours pour la SAPCR, auquel prirent part de nombreux collaborateurs des sociétés d’art lorraines. Les modèles primés furent édités avec la signature de l’artiste et la marque “EN” (École de Nancy) et diffusés, notamment, par les Magasins Réunis d’Eugène Corbin ou le magasin parisien de la SAPCR. Après des débuts difficiles, les pièces décoratives en grès flammé de Rambervillers connurent un succès grandissant à partir de 1909. La Première Guerre Mondiale interrompit la production des grès artistiques, qui reprit brièvement en 1920, mais elle était condamnée à disparaître par un ennemi plus ardent encore: la porcelaine!

Gatelet, jardinière Fougères, Nancy, MEN. Cliché D. Boyer

Les céramistes Joseph (1876-1961) et Pierre (1880-1955) Mougin furent très actifs dans l’expérimentation du grès. Installés à Paris, où ils côtoyèrent certains des céramistes cités plus haut, les frères Mougin travaillèrent beaucoup en collaboration avec des sculpteurs dont ils éditaient en grès les créations, tels les nancéiens Bussière, Finot, Wittmann, ou Prouvé, mais aussi Roche, Tarrit ou Barrias, dont Joseph fut l’élève.

 

Victor Prouvé, vase Aubergine, édition par Mougin, Nancy, MEN. Cliché Studio Image

Les frères Mougin firent partie de l’École de Nancy dès sa fondation, bien que résidant à Paris. Ils exposèrent leurs créations à Nancy chez Charles Fridrich dès 1901. A partir de 1904, Majorelle présenta des grès Mougin dans son magasin parisien. Les frères Mougin s’essayèrent aux irisations métalliques à Rambervillers, où les accueillit leur ami Alphonse Cytère. Ils obtinrent leur première récompense importante en 1905, au Salon de la Société nationale des beaux-arts, et revinrent s’installer à Nancy en 1906. L’œuvre des Frères Mougin se caractérise par une orientation vers la recherche plastique expérimentale. La formation de Joseph à la sculpture explique le traitement tridimensionnel de la matière et l’absence de frontière entre pièces utilitaires et pièces de forme. Le travail sur la couleur est également un aspect dominant dans leurs recherches. Celles-ci sont laborieuses: les Frères Mougin utilisaient trois types d’émaillage, qu’ils combinaient à loisir, les émaux terreux, opaques et mats, les émaux cires, opaques et satinés, et les couvertes transparentes, colorées ou non. De leur superposition naissaient parfois des réactions saisissantes, comme des éruptions dans l’émail de surface ou des coulures, auxquelles s’ajoutaient l’effet granuleux de l’émail broyé grossièrement ou l’irisation au cuivre.

Frères Mougin, petite cruche Algues, Nancy, MEN. Cliché MEN

Dans les années 20, les Frères Mougin s’installèrent à Lunéville pour intégrer la faïencerie Keller et Guérin, en tant que directeurs de l’atelier d’art. Joseph Mougin, déçu par l’expérience rompit son contrat en 1933 pour revenir à Nancy et poursuivre sa carrière personnelle, tandis que Pierre resta à Lunéville jusqu’en 1936. Cette période, encore marquée par la poursuite de recherches techniques inédites et (trop?) audacieuses, confirme l’indépendance et l’originalité du style des Frères Mougin, difficilement compatible avec les exigences de rentabilité d’une manufacture.

Keller et Guérin n’en était pas là à son coup d’essai, puisque la manufacture avait confié la responsabilité de son nouvel atelier de création artistique à Maurice de Ravinel (1842-1896) en 1885. Jusque là, la faïencerie produisait des pièces utilitaires, de style et de techniques variées. De Ravinel initia alors un travail de recherche et de renouvellement qui aboutit à la mise au point d’une technique de revêtement à reflets métalliques. En 1895, la manufacture présente des “Grès et faïences à reflets métalliques” signés Ernest Bussière, à qui elle avait fait appel pour insuffler une nouvelle ligne moderne et à la mode, dans le style Art nouveau.

Le sculpteur Ernest Bussière (1863-1913) fréquenta l’école des beaux-arts de Paris aux côtés de ses amis nancéiens Émile Friant et Mathias Schiff, avant de revenir s’installer à Nancy, où il enseigna le modelage, notamment à Jospeh Mougin. Bussière collabora avec la manufacture de Lunéville, mais également avec la manufacture Daum pour des objets décoratifs en verre. Bussière, membre fondateur de l’École de Nancy, participa activement à la mise en œuvre de ses préceptes, par la dispense de cours de modelage et de sculpture aux ouvriers.
Bussière créa une série de pièces végétales, avec une prédilection pour les courges. Toutes ces pièces, d’une grande originalité au sein même du mouvement naturaliste nancéien, se caractérisent par leur fluidité et leur réalisme plastique.

E. Bussière Vase Réceptacle, inv. 003-4-1, MEN, cliché D Boyer

Ernest Bussière, vase Réceptacle, Nancy, MEN. Cliché D. Boyer

 

L’appellation “Grès flammé” donnée à l’époque est cependant erronée, puisque la matière employée est la faïence fine (une terre de pipe) dont la peau vitreuse est obtenue par une glaçure. Le choix de la faïence s’explique par le besoin d’une matière suffisamment fine pour reproduire les détails de relief des modèles de Bussière (graines, nervures, tiges…). Le grès, dont Keller et Guérin maîtrisait pourtant la fabrication, s’avérait en fait trop épais. On peut imaginer que le choix de l’appellation est plutôt d’ordre publicitaire, la mode étant alors aux grès d’Extrême Orient. L’effet flammé ou flambé est obtenu (à basse cuisson) par une technique complexe de superposition d’une première couche vitreuse très glacée de ton émeraude (cuivre et plomb) et d’une seconde couche composée d’une fine pellicule de matières minérales réfractaires constituant un épiderme mat. La manufacture de Lunéville a produit un grand nombre de pièces de Bussière, qui connut, malgré la complexité de fabrication, un succès commercial durable. Quand les Frères Mougin prirent la direction de l’atelier d’art dans les années 20, ils rééditèrent 12 céramiques végétales de Bussière, mais dans un grès dit “porcelanique”, possédant de hautes qualités de fluidité. Le revêtement est cependant différent, remplacé par un émail de grand feu aux couleurs vives. Ces pièces furent exposées à partir en 1925, preuve de l’intérêt tardif pour certaines formules Art nouveau.

Ernest Bussière, vase courge desséchée, Nancy, MEN, cliché MEN

Différentes raisons, avant tout techniques, peuvent expliquer l’absence de l’utilisation du grès par Émile Gallé. Si l’on peut penser que Gallé ne fut pas insensible aux qualités plastiques des grès artistiques – connaissant son goût pour l’art Japonais), il fut sans doute contraint par les conditions nécessaires à leur mise en œuvre. Les manufactures de Saint Clément et de Raon l’Étape, avec lesquelles Gallé travailla successivement jusqu’en 1885, étaient spécialisées dans la faïence stanifère, et ne disposaient pas des installations nécessaires à la cuisson du grès. Le four installé par Gallé dans son usine nancéienne ne lui permettait pas non plus d’atteindre la température nécessaire à la vitrification. Mais l’attrait pour le travail du grès est manifeste chez Gallé: il présenta à l’Exposition Universelle de 1889 une série de céramiques intitulée “Genre grès artistique”, constituée de pièce en faïence fine au décor imitant l’aspect du grès. Par ailleurs, dans ses écrits, Gallé célébra avec effusion les œuvres de Carriès et de Chaplet.

La collection de céramiques du musée de l’École de Nancy est largement exposée dans les salles des collections permanentes, et de nombreuses œuvres de tous les artistes cités sont ainsi visibles. On ne manquera pas de s’arrêter également devant l’impressionnante jardinière de grès, placée dans la salle de bains du premier étage, dont l’origine l’exclut du mouvement nancéien (et de cet article).

Petit lexique céramique:
-  grès: argile plastique riche en feldspath, non poreuse et non translucide, qui se vitrifie naturellement à haute température.
-  grès flammé ou flambé: l’émaillage des biscuits est obtenu par cuisson haute température d’une couverte composée d’oxydes de couleur cuivrée ou bleu vert et produisant des reflets métalliques.
-  faïence: pâte opaque et poreuse.
- porcelaine: pâte translucide et imperméable, dure ou tendre.

Références bibliographiques:
F. Bertrand, Grès flammés de Rambervillers, Musée Départemental d’Art Ancien et Contemporain, Epinal
Céramiques végétales. Ernest Bussière et l’Art nouveau. Catalogue d’exposition, Nancy, MEN, 2000
Jacques Peiffer, Les Frères Mougin, sorciers du grand feu. Editions Faton, 2001
Jacques Gruber et l’Art nouveau, catalogue d’exposition, Nancy, MEN, Editions Gallimard, 2011
F. Parmantier, la céramique, in Gallé au musée de l’Ecole de Nancy, éditions Snoeck, 2014

Vite! avant qu’il ne soit trop tard…

jeudi 19 janvier 2012

 

Plus que quelques jours…

Pour satisfaire la demande des visiteurs, une ultime visite guidée de l’exposition est programmée

DIMANCHE  22 JANVIER à 15h30

Elle vient s’ajouter aux visites guidées habituelles de vendredi à 13h, samedi à 15h et dimanche à 11h

ATTENTION! Ces visites sont sans réservations et limitées aux 25 premiers!

Jacques Gruber et l’Art nouveau.

Un parcours décoratif

Galeries Poirel – 1, rue Victor Poirel – 54000 Nancy

03.83.21.13.42 – www.ecole-de-nancy.com

J-10

vendredi 13 janvier 2012

Plus une minute à perdre… pour tous ceux qui n’auraient pas encore eu le temps, tous ceux qui ont oublié, tous ceux qui l’ont déjà vue et qui rêvent d’y retourner…

il ne reste plus que quelques jours pour visiter l’exposition consacrée à Jacques Gruber aux galeries Poirel…..

Et c’est encore mieux avec une visite guidée!

Rendez-vous

 jusqu’au 22 janvier seulement

tous les jours sauf mardi, de 10h à 18h…

Visite guidée  le vendredi à 13h, le samedi à 15h et le dimanche à 11h…

Il est encore temps de découvrir Jacques Gruber aussi à travers la ville, grâce au parcours à télécharger sur votre iPhone…

Cet ensemble de bureau et chaise fait partie des pièces exceptionnelles prêtées pour l'exposition
Fauteuil et bureau. VMFA, Richmond, USA. PhotoT. Fullerton

 

Sur les pas de Jacques Gruber

mardi 6 décembre 2011

Impossible pour vous de venir à Nancy? C’est donc Nancy qui vient vers vous… Grâce à l’application gratuite pour iPhone “Des vitraux dans la ville”, marchez sur les pas de Jacques Gruber à Nancy et découvrez ses plus belles réalisations Art nouveau…

Page d'accueil de l'application

Si vous êtes sur place, laissez-vous guider par la géolocalisation qui vous donnera les arrêts de bus les plus proches, le temps de trajet ou tout simplement l’étape suivante…

Carte interactive avec géolocalisation

Enfin, envoyez vos impressions à vos proches et invitez-les à télécharger l’application grâce aux e-cards disponibles dans la section consacrée à l’artiste…

e-card Gruber

Rendez-vous sur l’App Store et tapez “Gruber” dans la recherche…

Station 1

Sommaire des stations

Découvrir Gruber…

lundi 17 octobre 2011

… après 1914.

L’église Sainte Marie-Madeleine de Bouxières aux Chênes appartient aux églises dites de la “reconstruction” après la fin de la Première Guerre mondiale. Un ensemble de vitraux de Jacques Gruber figure des épisodes de l’histoire locale accompagnées de hautes figures de saints. Cet ensemble montre de façon exemplaire l’orientation prise par l’artiste-verrier dans les années 20.

L’association “Bouxières Patrimoine 1905″ propose de découvrir l’église lors d’ouvertures exceptionnelles le 6 novembre et le 4 décembre de 14h à 17h.

Un rendez-vous fait aussi pour nous sensibiliser aux nécessaires travaux de rénovation et d’entretien du patrimoine local, mis en danger par les années…

Pour contacter l’association:

Bernard Dominger: 03.83.31.19.19 – Marie-Reine Hennequin: 03.83.31.11.21 – Marie-José Rava: 03.83.31.18.21

Gruber pour les enfants

lundi 10 octobre 2011

L’exposition Gruber qui se tient aux galeries Poirel est ouverte depuis presque un mois. Les visiteurs de tous âges peuvent y découvrir la richesse et la diversité du talent du peintre-verrier et décorateur Jacques Gruber.

Couverture du livret pour les enfants, design graphique Frédéric Rey

Un programme d’animations concocté par le tout nouveau Service des publics des musées de Nancy propose de multiples façons de visiter l’exposition : pour les individuels, les groupes, mais aussi pour les familles et les enfants.

Si le programme complet des animations Jeune Public est accessible en suivant ce lien, nous vous annonçons déjà que ce dimanche 16 octobre à 16h, est organisée une “Visite en famille” sur le thème du vitrail, une façon originale et conviviale de découvrir l’oeuvre de Jacques Gruber pour les parents et les enfants.

Visite en famille:
Le vitrail selon Jacques Gruber : des techniques au service du décor

Dimanche 16 octobre, 16h
A partir de 7 ans. Durée 1 heure.
Tarif adulte 5,50 euros (réduit : 4 euros) / gratuit pour les enfants de moins de 12 ans et pour les porteurs de la Carte Jeunes Nancy Culture
Inscription auprès du service des publics : par mail ou par téléphone au 03 83 17 86 77

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Et comme les vacances scolaires de la Toussaint approchent, nous vous informons que des ateliers créatifs sont organisés au sein même des galeries Poirel, précédés d’une visite découverte de l’exposition.

Les vacances au musée :
Merveilleuse nature

Une séance au choix les 24, 26, 27, 29 ou 31 octobre
De 4 à 6 ans, de 10h à 12h / De 7 à 11 ans, de 14h30 à 16h30
Tarif : 4,10 euros la séance, réservation obligatoire (minimum 5 inscrits)

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Pour tout renseignement et inscriptions, contacter le Service des Publics
Par mail servicedespublics-musees@mairie-nancy.fr ou par téléphone au 03 83 17 86 77

Bonnes visites à tous!

Aux petits soins pour Gruber…

jeudi 7 avril 2011
La préparation d’une exposition donne souvent lieu à un travail important de restauration des oeuvres avant leur exposition. L’exposition consacrée à Gruber en septembre prochain ne déroge pas à cette règle. Après le vitrail, la campagne de restauration concerne aujourd’hui les documents graphiques, particulièrement fragilisés par les années.

Armelle Poyac, de l'atelier " A la page"

Armelle Poyac, restauratrice en arts graphiques, a entrepris de raffraîchir et de stabiliser plusieurs dessins et imprimés en vue de leur exposition. Cela va du petit nettoyage à la gomme, dont le résultat peut être saisissant, à des interventions plus lourdes, comme le comblement de déchirures et de lacunes.

Le gommage

Petit test "avant/après"

Il n’est pas rare de trouver sur des documents anciens des réparations antérieures: en vieillissant, les scotchs jaunissent, durcissent, se décollent, mais surtout ils marquent de manière presque indélébile le papier.

Armelle Poyac au travail

La boîte à couleur

Restaurateur = chirurgien du papier?

Sur cette affiche pour le Concours de Tir de la Ville de Nancy, outre de multiples pliures et déchirures, la lecture de l’oeuvre était fortement gènée par des manques dans la bordure. Conformément à la déontologie de la restauration, ces manques ont été comblés par un papier proche dans la tonalité, mais parfaitement visible. Si une partie du liseret vert à été reprise au pastel, la bordure jaune n’a pas été reproduite pour ne pas alourdir la restauration.

Une déchirure bien visible

et pratiquement invisible après intervention

L'affiche très abîmée avant

la réparation: un comblement et une reprise au pastel du liseret

Même réparation mais sans reprise de couleur

 Heureusement, elle garde le sourire…