Archive pour le mot-clef ‘exposition’

2015

vendredi 9 janvier 2015
2015

2015

 

Pour connaître le programme 2015, cliquez sur l’image!

Ne les oubliez pas…

vendredi 19 décembre 2014

… non, non, je ne parle de pas de vos petits chaussons sous le sapin… mais des derniers jours consacrés aux 50 ans du musée!

Profitez de la fin d’année pour rendre une visite au musée et découvrir:

–  l’exposition – dossier  « Petite et grande histoire du musée de l’École de Nancy (jusqu’au 4 janvier)

– le lustre Les Algues de Louis Majorelle (jusqu’au 25 janvier), et  participer à l’appel aux dons lancé par l’Association des Amis

– participer à la visite proposée le 28 décembre à 10h30: Les oubliés. Œuvres méconnues du musée - visite sans réservation, dans la limite des places disponibles. Tarif: entrée du musée + 1.60 €

Emile Gallé, porte pinceaux au chasseur oriental, Nancy, musée de l’École de Nancy. Cliché D. Boyer... L'un des ces "oubliés" qu'on voit sans les voir!

Émile Gallé, porte pinceaux au chasseur oriental, Nancy, musée de l’École de Nancy. Cliché D. Boyer… L’un des ces « oubliés » qu’on voit sans les voir!

N’oubliez pas, comme « Off », de vous reposer un peu, pour recommencer une année 2015 pleine de surprises et d’événements au musée de l’École de Nancy!

JOYEUSES FÊTES A TOUS!

Hokusai… et Nancy!

mardi 4 novembre 2014

Paris découvre actuellement l’exposition Hokusai… et mesure « l’effet Hokusai », presque comme ont pu le ressentir les européens à la fin du XIXème siècle!

Exposition Hokusai, Paris, Grand Palais, jusqu'au 18 janvier 2015

Exposition Hokusai, Paris, Grand Palais, jusqu’au 18 janvier 2015

Le musée de l’École de Nancy a prêté pour l’occasion un vase d’Émile Gallé sur lequel le verrier reprend un motif du maître Japonnais… Voilà pour Off l’occasion de revenir sur l’influence décisive qu a exercé l’art japonais sur le mouvement nancéien…

Emile Gallé, vase octogone Grenouilles, MEN, inv. AD 31. Cliché C. Philippot

Émile Gallé, vase octogone Grenouilles, MEN, inv. AD 31. Cliché C. Philippot

 NDLR: nous reprenons ici un extrait du texte de Blandine Otter écrit à l’occasion de la présentation de l’exposition -dossier « Le Japonisme ou l’influence  de l’art japonais dans l’art français à la fin du XIXème siècle » , présentée au musée de l’école de Nancy en 2003.

Le 23 octobre 1868 l’empereur Mitsuhito (1852-1912) proclame l’ère Meiji, synonyme d’ouverture du Japon à l’Occident. En effet, jusqu’ici, ce pays vit replié sur lui-même. Fermeture instaurée en 1639 par la politique des Tokugawa (shôguns : chefs militaires qui exercent le pouvoir véritable jusqu’en 1867). Seul un îlot artificiel dans le port de Nagasaki permet des liens commerciaux avec l’Europe (les Hollandais sont les seuls Occidentaux autorisés).

Mais l’art du Japon n’est pas inconnu puisqu’en 1867, à Paris, le «Pays du Soleil Levant» participe officiellement pour la première fois à une Exposition Universelle, par l’envoi de sabres, de porcelaines, de peintures, de laques, par la reconstitution d’une ferme japonaise…

E. Gallé, Petit vase Bambou, MEN. Cliché C. Philippot

E. Gallé, Petit vase Bambou, MEN. Cliché C. Philippot

Une véritable vogue pour l’esthétique japonaise des couleurs et du raffinement se révèle tout particulièrement en France, notamment par des influences sur la création picturale contemporaine et par l’éclosion d’un réseau actif d’amateurs, artistes, marchands ou collectionneurs. En effet, on peut citer le rôle non moins important de Siegfried Bing, marchand d’art et collectionneur d’objets orientaux, dont l’intérêt personnel pour la céramique fine et son sens des affaires l’ont conduit naturellement en direction de la mode pour les curiosités japonaises. En 1888, il initie une revue dédié à l’art japonais, intitulée Le Japon Artistique (éditée en Français, Anglais et Allemand), qui présente des articles illustrés par sa propre collection.

A cette même époque, a lieu l’ouverture du premier musée Guimet, en 1879 à Lyon, conçu comme un musée des religions, qui est transféré en 1889 à Paris. En 1892 le Louvre voit entrer des œuvres japonaises dans ses collections orientales qui seront complétées plus tard par plusieurs donations, dont celles d’une partie des collections de Siegfried Bing ou Louis Gonse (auteur d’une première histoire de l’art japonais publiée en 1883).

Victor Prouvé, reliure sur l'Art japonais de Louis Gonse, MEN. Cliché P. Buren

Victor Prouvé, reliure sur l’Art japonais de Louis Gonse, MEN. Cliché P. Buren

Dans le domaine de la création artistique, la passion pour l’art japonais a vite dépassé le stade de l’exotisme et se trouve lié au mouvement des artistes dits “d’avant-garde”. En effet, le Japonisme se répand surtout chez les artistes qui cherchent à trouver des expressions nouvelles. C’est la nouveauté de la mise en page, l’habileté du dessin, l’éclat des couleurs, la simplification des moyens picturaux, toute une esthétique qui va transformer l’art pictural occidental. Mais chaque artiste (Manet, Whistler, Degas, Monet…) tire parti de cette séduction de l’art japonais, à sa façon, afin de mieux s’exprimer. En effet, après la découverte et l’adoption d’une nouvelle forme d’art, a lieu ensuite son assimilation et enfin son interprétation, soit la création véritable.

Autre point important, celui de la place de l’art dans la vie quotidienne des Japonais. En effet, un objet utilitaire tend toujours à devenir une œuvre d’art, et une œuvre d’art a toujours une fonction. Cette revalorisation des arts appliqués, de l’alliance du beau et de l’utile trouve un écho dans les divers mouvements modernes voulant rétablir l’artisanat d’art comme celui des Arts and Crafts jusqu’aux tentatives de rénovation artistique de l’Art nouveau.

Les Européens sont également amenés à changer leur vision de la nature. Et grâce à l’art japonais, ils ont découvert un nouveau système de valeur comme l’amour du matériau employé, la manière de traiter un sujet, le plaisir que procure le rythme propre au trait…

Un Japonais à Nancy : Hokkaï Takashima (Haghi, Japon, 1850-1931)

Auteur de plusieurs traités sur la flore et l’agriculture japonaises, Hokkai Takashima arrive en France, en 1885, sur ordre et aux frais du Ministère de l’agriculture du Japon, comme élève étranger à l’École forestière de Nancy (alors unique en France).

Takashima, cascade, MEN; Cliché O. Dancy

Takashima, cascade, MEN; Cliché O. Dancy

Homme d’une grande culture et doué d’une vive sensibilité artistique, il noue des liens d’amitié avec les artistes nancéiens qui s’intéressent à l’art japonais, tels Camille Martin, Émile Gallé, Victor Prouvé… et, grâce à son talent pour le dessin, les aide à mieux cerner la façon dont les Japonais représentent le monde végétal ou ressentent la nature et plus particulièrement le rythme cyclique des saisons. C’est d’ailleurs la maîtrise avec laquelle il manie le pinceau qui est soulignée dans la presse nancéienne. Une exposition lui est notamment consacrée en 1886 dans la vitrine de René Wiener, l’un des animateurs de la vie artistique nancéienne.

Cette amitié avec les artistes nancéiens se retrouve par la dédicace à Camille Martin, Victor Prouvé et Louis Hestaux de quelques-uns des dessins actuellement exposés.

Après un dernier séjour à Nancy en 1889, et de retour au Japon, il abandonne ses fonctions officielles pour se consacrer pleinement à l’art.

Aujourd’hui, le musée municipal des Beaux-Arts de Shimonoseki possède un fonds important d’œuvres de Hokkai Takashima.

Un cas d’École : Gallé et les autres

 Hokkai Takashima ne peut être considéré comme l’initiateur du Japonisme à Nancy. En effet, l’art du Japon est déjà connu, et notamment chez Gallé. Représentant son père à l’Exposition Universelle de Paris de 1867, il a pu visiter à loisir la section du Japon. C’est d’ailleurs peut-être à cette époque qu’il constitue sa collection d’œuvres japonaises composée de céramiques, de bambous, de laques et d’estampes.

D’autre part, Nancy possède son magasin japonais et chinois au 13 rue Gambetta, dont le propriétaire, Armand Logé, fait imprimer sa publicité sur du papier japon.

Mais il faut noter que la plupart des créations de caractère “exotique” voyant le jour dans le Nancy du Second Empire est dans la lignée directe des “chinoiseries” rococo héritées du XVIIIe siècle. Inspiration que l’on retrouve d’ailleurs dans le piano d’Auguste Majorelle présenté à l’Exposition Universelle de Paris de 1878 avec un décor imitant les laques orientales (technique du vernis Martin), ou encore dans le décor Imari des lions héraldiques formant bougeoir ou chandelier de Gallé.

Bien entendu, les artistes nancéiens, dont Émile Gallé et Camille Martin (René Wiener, Intérieur d’atelier (Atelier Camille Martin), 1880), entre autres, sont attirés par la vogue de l’art du Japon, tout comme les artistes européens. Mais il ne s’agit pas là non plus d’une copie servile de cet art. En effet, Henri Frantz écrit à propos d’Emile Gallé : «Il puise dans l’art japonais la conception globale et les principes fondamentaux de son style. Mais nous ne devons pas en conclure qu’il le copie humblement. Rien n’est plus éloigné de l’art japonais que les travaux de Gallé […] Il ne fait qu’emprunter l’expression des artistes nippons et la remanie avec habileté et goût.» (The Magazine of Art, mars 1897).

E. Gallé, assiette japonaise, MEN. Cliché C. Philippot

E. Gallé, assiette japonaise, MEN. Cliché C. Philippot

Emile Gallé emprunte quelques éléments de l’art japonais comme par exemple les motifs zoomorphes que l’on peut retrouver sur l’arrosoir dont l’anse est une trompe d’éléphant, ou encore les humanisations d’insectes qui rappellent le sujet de quelques estampes japonaises mais qui sont aussi à rapprocher de la connaissance de la production du dessinateur nancéien Granville (1803-1847) (Jardinière Grandville, 1885-1889). Emprunt également de la composition chère aux artisans japonais comme l’imbrication de cartels de formes et de dimensions différentes. Le décor ainsi contenu dans des vignettes délimitées associe des herbages et des insectes (Jardinière Anthurium et libellule, vers 1882). L’asymétrie est également présente dans les compositions japonaises et se retrouve chez Gallé avec l’étagère Bambou (1894).

E. Gallé, étagère Bambou, MEN. Cliché Studio Image

E. Gallé, étagère Bambou, MEN. Cliché Studio Image

On peut également retrouver des motifs de décor typiquement japonais : le chrysanthème (Gallé, Vase Chrysanthème,), la carpe Koï et le bambou (Gallé, Jardinière Bambous, carpe et goujons, ), le papillon (Gallé, La Nuit japonaise, 1900), l’évocation des fonds sous-marins (Daum, Coupe Algues et poisson, ), ou encore celui très célèbre du Fuji-Yama dont l’évocation s’est multipliée par le commerce des estampes et leurs imitations parisiennes (Gallé, Eventail Ushiwa ou vue du mont Fuji-Yama).

E. Gallé, éventail japonais, MEN. Cliché Studio Image

E. Gallé, Éventail, MEN. Cliché Studio Image

L’art du Japon permet également un renouvellement des formes des objets et notamment un intérêt pour la section carrée que l’on retrouve dans le dessin préparatoire des ateliers Gallé (MOD 17) et la boîte à thé triple éditée par Saint-Clément dont le modèle est attribué à Émile Gallé.

NB: On sait également qu’Émile Gallé possédait dans sa bibliothèque un grand nombre de livres japonais. Parmi ceux-ci, essentiellement des albums de plantes et de dessins, il faut citer la présence de la Manga d’Hokusai, éditée en 15 volumes et probablement aussi celle de ses Cents vues du Mont Fuji. (Voir à ce sujet l’article de Ikonobu Yamane, La collection d’œuvres japonaises de Gallé et amitié avec Tokusô Takashima, dans le catalogue de l’exposition Émile Gallé, Nature et symbolisme, l’influence du Japon, Vic sur Seille, 2009)

En outre, le musée possède aujourd’hui dans le fonds Victor Prouvé, un grand nombre d’estampes japonaises originales collectionnées par le peintre, dont des œuvres de Hokusai, mais aussi d’autres peintres japonais bien connus en Europe à la même époque, comme Hiroshige ou Utamaro.

Le mont Fuji, estampe japonaise. Fonds Prouvé, MEN.

Le mont Fuji, estampe japonaise. Fonds Prouvé, MEN.

C’est la rentrée!

vendredi 29 août 2014

Reposés et dispos, nous voilà tous impatients de reprendre nos activités culturelles…
Tant mieux, car le programme de l’automne est bien rempli!
Comme promis, l’anniversaire du musée se poursuit avec programme qui démarrera dès le 20 septembre, aux Journées du Patrimoines…

Demandez le programme d'automne du musée!

Demandez le programme d’automne du musée!

Parmi les temps-forts, il vous faut réserver dès à présent votre mercredi 8 octobre à 18h30, pour une conférence exceptionnelle en compagnie de l’arrière-petite fille de Gallé, Jacqueline Amphoux, et de Philippe Thiébaut, ancien conservateur au musée d’Orsay, aujourd’hui conseiller scientifique à l’INHA, et grand spécialiste de l’École de Nancy. Tous deux évoqueront la correspondance d’Henriette et Émile Gallé, qu’ils ont publiée récemment. (voir ici)
Mercredi 8 octobre, 18h30, auditorium du Museum-Aquarium
Co-organisé par l’AAMEN
Entrée libre, dans la limite des places disponibles

Autres points d’intérêts à ne pas manquer, plusieurs visites guidées sur des thématiques particulières, rarement abordées, comme cette visite dédiée au jardin de la propriété Corbin, organisée en collaboration avec le service des Parcs et Jardins, une visite centrée sur la collection de luminaires du musée, une autre révélant ces « oubliés », les pièces méconnues de l’exposition permanente, ou encore cette passionnante visite-lecture à double voix « Lire et Dire l’Ecole de Nancy »…

La propriété Corbin: jardin et paysagisme au temps de l’Art nouveau. Jeudi 2 octobre à 15h. Visite sur réservation. Tarif entrée + 1.60 €
Que la lumière soit! Les luminaires dans les collections du musée. Samedi 22 novembre à 16h. Visite sur réservation. Tarif entrée + 1.60 €

Les oubliés. Les pièces méconnues des collections du musée. Dimanche 28 décembre à 10h30. Visite sur réservation. Tarif entrée + 1.60 €

Lire et dire l’École de Nancy. Visite-lecture à double voix. Samedi 24 janvier à 16h. Visite sur réservation. Tarif entrée + 1.60 €

A partir du 20 septembre, une exposition-dossier retrace l’histoire du musée, depuis sa création en 1900, et jusqu’aux années 2000. Pour compléter cette évocation, des visites guidées sont proposées jusqu’au 4 janvier, pour évoquer les grandes personnalités qui ont marqué cette histoire, ainsi que l’origine des œuvres qui constituent aujourd’hui une collection inégalée.

Petite et grande histoire du musée.
Visite guidée
Dimanche 28 septembre à 11h
et
les 12 et 19 octobre, les 9 et 16 novembre, et les 7 et 14 décembre à 16h30.
Visite sans réservation. Tarif entrée + 1.60 €

Enfin, il ne faut pas oublier les plus jeunes, qui ont souvent la chance de pouvoir participer à de bien sympathiques ateliers… Ils sont donc conviés à participer à l’un des deux ateliers de vacances de la Toussaint qui se dérouleront à la villa Majorelle, les 21 et 28 octobre, et consacrés aux objets métamorphosés…
Pour les parents et grands parents qui seraient jaloux de ces attentions particulières, deux visites destinées aux familles en octobre et en janvier devraient les contenter!

Objets métamorphosés. Atelier de vacances pour les 7-11 ans.
Villa Majorelle. Mardi 21 ou mardi 28 octobre de 14h30 à 16h30. Sur réservation. Tarif 4.15 € la séance.

L’herbier de l’Art nouveau.
Visite double pour les familles.
Dimanche 19 octobre de 10h30 à 10h45. Sur réservation. Tarif 5.50 € ou 4 €

Au gui l’An neuf! L’hiver au musée.
Visite double pour les familles.
Dimanche 18 janvier à 16h. Sur réservation. Tarif 5.50 € ou 4 €

Pas une seconde à perdre pour réserver! Les places sont limitées…
Téléphonez ou écrivez sans délai au service des publics des musées:
– 03.383.17.86.77
– servicedespublics-musees@mairie-nancy.fr

(Standard ouvert du lundi au vendredi, de 9h à 12h30)

Et bien d'autres choses encore....

Et bien d’autres choses encore….

Vive l’automne!
Téléchargez le programme complet en suivant ces liens:
DEP 50ANS MEN extDEP 50ANS MEN int

1894/ Carnet d’exposition n°1

vendredi 22 août 2014

A l’occasion des 50 ans du musée de l’École de Nancy, voici une nouvelle série d’articles dédiée aux grandes expositions consacrées à l’École de Nancy. Chacune, dans son contexte particulier, fut un évènement, présenté et commenté dans la presse, attendu et apprécié par les amateurs… A l’aide des documents conservés (photos, articles de presse, commentaires, etc…), nous vous proposons de faire revivre ces grands moments !

 

Camille Martin, Affiche pour l'exposition d'art décoratif de 1894. MEN, Cliché C. Philippot

Camille Martin, Affiche pour l’exposition d’art décoratif de 1894. MEN, Cliché C. Philippot

« L’exposition qui doit s’ouvrir le 24 juin, dans les galeries de la Salle Poirel, s’annonce brillamment, – et tout d’abord par une affiche d’une grande richesse composée par Camille Martin et tirée sous les presses de la Maison Berger-Levrault, qui a fait un chef d’œuvre typographique. »

La Lorraine Artiste du 10 juin 1894 exprime son enthousiaste impatience dans ce premier article consacré à l’exposition avant même son ouverture, ventant dans une visite virtuelle la décoration florale de Félix Crousse et celle, générale, confiée à Louis Majorelle, les peintures décoratives de Guingot, les pièces d’orfèvrerie de Kauffer et Daubrée, « l’envoi si remarquable  de M. Louis, Geisler », papetier, voisinant avec la faïencerie de Toul.  Émile Gallé vient ensuite avec sa « prestigieuse et féérique exposition », suivi des Prouvé, Majorelle, Friant, Daum… Avant de détailler la fin de l’exposition où se succèdent vitraux, broderies ou serrurerie d’art, deux groupes retiendront l’attention, celui des reliures et cuirs décoratifs envoyé par l’Union centrale des Arts décoratifs, et celui des objets d’art présentés au Salon du Champs de Mars l’année précédente.

 

Stand Gallé à l'Exposition d'Art décoratif et industriel Lorrain, Nancy, 1894. Cliché D. Boyer

Stand Gallé à l’Exposition d’Art décoratif et industriel Lorrain, Nancy, 1894. Reproduction D. Boyer

Le détail du catalogue de l’exposition laisse imaginer la variété des pièces et styles présentés. Majorelle présente sur son stand du Louis XVI, de l’Empire, du vernis Martin, mais aussi un panneau de marqueterie intitulé La Source, dans la lignée des pièces de mobilier présentées par Gallé en 1889. Il prête à Daum Frères un mobilier d’exposition pour les « Cristaux d’art ciselés, intaillés et gravés », les « verreries de fantaisie », et « verreries de table et de dressoir ». Malgré leur pouvoir évocateur, les titres donnés aux vases ne peuvent rivaliser avec ceux de Gallé :  Pensées sombres et pensées folles  côtoient un  Bol de capucine , des Violettes fanées  et une  Touffe d’iris… Mais la théâtralisation du stand, surmonté d’un vaste catafalque de tissu drapé, n’a rien à envier à celle de son illustre voisin.

Chez Gallé se juxtaposent pièces nouvelles et chefs d’œuvre de l’exposition de 1889*, illustrant toute la variété de son savoir-faire. Le catalogue précise dans sa notice que les « études de verrier » ont été « fondu(e)s à la cristallerie ». En effet, en 1894, Gallé inaugure son four verrier à Nancy, qui annonce une nouvelle ère de recherches dans ce domaine…   La commode Parfums d’autrefois montre la maîtrise exceptionnelle des techniques du bois, après 10 années de pratique dans les ateliers nancéiens.

 

Emile Gallé, "Parfums d'autrefois". console de salon avec glace d'entre fenêtres. 1894. Nancy, MEN, cliché C. Philippot

Emile Gallé, « Parfums d’autrefois ». console de salon avec glace d’entre fenêtres. 1894. Nancy, MEN, cliché C. Philippot

La grande découverte du Salon du Champs de Mars de 1893 fut celle du travail du cuir de Victor Prouvé et Camille Martin. L’exposition de 1894 accueille les fameuses reliures Salammbô, L’Art japonais ou L’Estampe originale, entre autres, mais aussi le coffret La Parure ou la coupe La Nuit, témoignant de l’apport capital de Victor Prouvé dans le domaine des arts décoratifs.

Victor Prouvé, coffret La Parure - état d'origine-, Nancy, MEN.

Victor Prouvé, coffret La Parure – état d’origine-, Nancy, MEN.

 

Présentés côte à côte, dans cette scénographie chargée caractéristique des « accrochages » 19ème siècle, ces artistes et artisans nancéiens forment déjà un groupe, au sein duquel se multiplient les collaborations, et donnant naissance à une émulation artistique inédite. En 1894, le public nancéien assiste à la naissance effective de l’École de Nancy.

« C’est une exposition d’art faite en vue de mieux mettre en lumière le talent varié, la puissance de production de beaucoup de nos artistes lorrains. (…) C’est une œuvre de propagande, c’est un acte dans la lutte engagée contre la France par nos adversaires et nos ennemis. C’est une manifestation en faveur de l’art décoratif dont le caractère et l’importance a trop longtemps été méconnu. »

Extrait du discours de M. André, lors de l’inauguration de l’Exposition d’Art décoratif et industriel Lorrain.

Commission :

MM. André, membre du Conseil municipal ; Marcot, ancien membre du Conseil municipal ; De Meixmoron de Donbasle, ancien président de la Société des Amis des Arts ; Larcher, directeur de l’Ecole des Beaux-Arts ; Goutière-Vernolle, directeur de la Lorraine Artiste ; Charbonnier, professeur de dessin au Lycée ; Camille Martin, peintre ; Emile Gallé, fabriquant d’objets d’art ; Antonin Daum, maître-verrrier ; Louis Majorelle, tapissier, fabriquant de meubles de luxe ; Hennequin, ancien magistrat ; René Wiener, relieur.

 

*Exposition Universelle de 1889 à Paris.

Envie d’ailleurs…

vendredi 1 août 2014

Vous n’avez toujours pas décidé où aller passer vos vacances? Vous êtes de ceux qui préfèrent les heures de visites plutôt que les heures de bronzage? Voici quelques idées pour vous qui aimez l’Art nouveau où qu’il se trouve!

Le musée des Arts appliqués de Budapest propose jusqu’au 31 juillet d’admirer sa collection de chefs d’œuvre Art nouveau . Ce musée fut fondé en 1872, sous l’impulsion du succès des arts décoratifs à l’Exposition Universelle de Paris de 1867. Le conservateur Jeno Radic initia une importante politique d’achats lors des expositions suivantes, celle de 1889 et celle de 1900 tout particulièrement.  De nombreux pays sont ainsi représentés, avec une importante collection d’œuvres françaises, dont Gallé,  Majorelle et Daum. Le site propose une visite virtuelle de l’exposition ici, ainsi que l’accès à la banque de donnée recensant l’ensemble de la collection. Même si le hongrois ne vous est pas familier, vous trouverez aisément les pièces en tapant « Nancy » ou « Gallé » dans le moteur de recherche!

Emile Gallé, vase à décor d'orchidée, 1900. Musée des arts appliqués de Budapest

Emile Gallé, vase à décor d’orchidée, 1900. Musée des arts appliqués de Budapest

Direction les pays Baltes, ensuite, avec une nouvelle étape pour l’exposition « Natures de l’Art nouveau », cette fois à Riga, en Lettonie.

Le centre de la ville est composé aux deux tiers de bâtiments Art nouveau et classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Le style, mêlant les grandes tendances européennes au « Romantisme national » et à l’Art nouveau dit « perpendiculaire », reflète l’essor industriel et culturel de la ville, et la volonté de l’inscrire comme reflet de son identité nationale.

Le musée Art nouveau propose en outre une exposition consacrée à l’Art nouveau des Pays Bas… de quoi alimenter notre découverte de ce style au delà des frontières!

Natures de l'Art nouveau, version lettone, jusqu'au 7 septembre à Riga

Natures de l’Art nouveau, version lettone, jusqu’au 7 septembre à Riga

Direction l’Ouest de l’Europe, avec une exposition consacrée à L’architecture Mackintosch, présentée à la Hunterian art Gallery de Glasgow, jusqu’au 15 janvier 2015.

Vous vous rappelez sans doute le récent incendie qui avait détruit une partie de la Glasgow School of Art … L’exposition réunit des dessins d’architectures inédits, associés à des films et des maquettes réalisés pour l’occasion. Elle fait le point sur tous les aspects de son travail, en particulier sur le cabinet d’architecture dont il faisait partie ou sur ses clients.

L'architecture selon Charles Rennie Mackintosch, à Glasgow

L’architecture selon Charles Rennie Mackintosch, à Glasgow

Restons au Royaume Uni, pour découvrir dans la rétrospective que le  Victoria & Albert Museum de Londres consacre à la robe de mariée de 1775 à 2014, ce que les couturiers de la Belle Epoque ont imaginé… (et où l’on apprend que la mariée n’est pas toujours en blanc!)

Ambiance nuptiale à Londres, au Victoria and Albert museum...

Ambiance nuptiale à Londres, au Victoria and Albert museum…

De retour en France, l’exposition présentée à l’Institut du monde arabe à Paris et consacrée à l’ Orient Express nous rappelle que ce dernier commença son périple dès 1883, bien avant qu’Hercule Poirot et l’Art Déco n’en fassent le mythe que nous connaissons. Il fallait sans doute avoir un certain esprit d’aventure pour embarquer à bord du train à destination d’Istambul! Voilà l’occasion rêvée de vivre l’expérience Orient Express grâce aux wagons que l’on peut visiter et d’en finir enfin avec les confusions Art nouveau – Art Déco!

 

Jusqu'au 31 août à l'Institut du Monde Arabe, embarquez à bord de l'Orient Express...

Jusqu’au 31 août à l’Institut du Monde Arabe, embarquez à bord de l’Orient Express…

Enfin, pour les purs et durs… n’oubliez pas de passer par l’Alsace et son musée du papier peint de Rixheim, qui consacre à l’Art nouveau une rétrospective jusqu’au 15 mai 2015. Compagnon indispensable de l’ameublement moderne, le papier peint permet à l’esthétique Art nouveau d’entrer dans de nombreux intérieurs, grâce aux procédés de reproduction mécanique qui ouvrent la voie de la production industrielle. L’exposition présente des papiers peints issus de la collection Zuber ainsi que des prêts de la Bibliothèque Forney, du musée de l’Impression sur étoffe de Mulhouse, etc… Si la majorité des papiers peints furent créés par des mains anonymes, certains portent la signature de créateurs célèbres comme Mucha ou Guimard…

Papier peint, manufacture inconnue, dessinateur Alphonse Mucha, 1898. Risheim, musée du papier peint.

Papier peint, manufacture inconnue, dessinateur Alphonse Mucha, 1898. Risheim, musée du papier peint.

Alors, plus une seconde à perdre… bouclez vos valises et en route pour ce grand tour de l’Europe!

 

 

 

Direction Terrassa!

dimanche 6 juillet 2014

Carnet de voyage n°4…

Natures de l’Art nouveau continue son périple européen… L’exposition est présentée encore pour quelques jours à Terrassa, une petite ville catalane située à une vingtaine de kilomètres de Barcelone, qui connut une forte expansion industrielle grâce au textile. Terrassa possède donc un patrimoine industriel particulièrement riche et intéressant, en particulier l’usine Vapor Aymerich ou la Masia Freixa, qui valent bien un détour, si la Catalogne est votre destination cet été!

Pour nous parler de la ville, nous avons rencontré Domenec Ferran, directeur du Museu de Terrassa.

Masia Freixa, Terrassa

Masia Freixa, Terrassa

Off: Quels lieux représentent le mieux l’Art nouveau à Terrassa?Domenec: L’usine Vapor Aymerich, bien sûr, la Casa Alegre de Sagrera, le Magatzem Fornès, l’Ecole Industrielle et pour finir la Masia Freixa.

Les toitures très étudiées de l'usine Vapor Aymerich, de nuit...

Les toitures très étudiées de l’usine Vapor Aymerich, de nuit…

O:Quels sont les autres lieux que vous nous conseillez de visiter?
D: La cathédrale Seu d’Egara, l’église San Pere de Terrassa, le château (castell),  le Cartoixa de Vallparadis, le théâtre principal et naturellement, le museu de Terrassa!

de jour...

de jour…

O: Quelle est l’ambiance de votre ville? pouvez-vous nous dire ce qui la rend agréable à vivre?
D: C’est une ville accessible, jolie et moins chère que Barcelone. Elle a l’avantage d’être justement près de Barcelone, avec des liaisons rapides. Terrassa propose beaucoup d’activités culturelles de grande qualité (théâtre, concerts de Jazz, …) et possède un riche patrimoine architectural et muséal.

La Casa Alegre de Sagrera

La Casa Alegre de Sagrera

O: Où nous conseillez-vous de dormir, manger, faire du shopping?
D: Le mieux est de trouver un hôtel dans le centre, où l’ambiance est très agréable, les monuments proches. A Terrassa, rien n’est à plus de 15 -20 minutes! Terrassa, comme les toutes villes catalanes, se vit dans la rue à partir du printemps!

L'Escola Industrial

L’Escola Industrial

et le Centre de Documentation du musée du Textile

et le Centre de Documentation du musée du Textile

 

O: Quel souvenir doit-on absolument ramener de Terrassa?
D: De l’artisanat local, souvent inspiré par les monuments modernistes de la ville, bien sûr!

La Cathédrale Seu d'Egara

La Cathédrale Seu d’Egara

et l'église San Pere

et l’église San Pere

L’exposition Natures de l’Art nouveau est ouverte jusqu’au 13 juillet prochain à la Salla Muncunill… Pas une seconde à perdre!

Naturaleses de l'Art nouveau

Naturaleses de l’Art nouveau

 

 

Derniers jours…

mardi 24 juin 2014

Que la fête du 26 juin n’éclipse pas l’actualité des expositions au musée de  l’École de Nancy…

Ce sont en effet les derniers jours d’ouverture de l’exposition proposée dans le cadre du centenaire de la Première Guerre Mondiale:

Les artistes de l’École de Nancy et la première guerre mondiale

Louis Hestaux, village en ruines, 1914. MEN, cliché D. Boyer

Louis Hestaux, village en ruines, 1914. MEN, cliché D. Boyer

L’année 1914 voit la fin de l’École de Nancy en tant qu’association. Elle est dissoute en août, quelques jours après la déclaration de guerre. Les artistes et les manufactures issus de l’École de Nancy ne cesseront pourtant pas leurs activités. Victor Prouvé, Louis Hestaux, Louis Majorelle et les Établissements Gallé participeront, au travers de leur production à l’effort de guerre.

L’exposition évoque tour à tour les crimes de la guerre, qui touchent très tôt la région de Nancy, comme l’incendie de Gerbéviller, l’effort de guerre par l’image (diplômes, bons points, affiches, etc…), la célébration de la paix retrouvée et la commémoration de la victoire qui voit certains artistes impliqués dans la création des monuments. Enfin la dernière partie évoque tout particulièrement la production industrielle des Établissements Gallé pendant (et après?) le conflit, domaine jusqu’ici rarement évoqué.

Cette exposition rassemble presque exclusivement des œuvres conservées dans les collections du musée, en particulier des gravures, dessins et imprimés, à l’exception des vases et plateaux des Établissements Gallé, que notre appel à contribution lancé l’an passé avait permis de découvrir.

Etablissements Gallé, vase Cathédrale de Reims, coll. part. Cliché D. Boyer

Établissements Gallé, vase Cathédrale de Reims, coll. part. Cliché D. Boyer

Vite! Il ne vous reste que quelques jours pour la découvrir…

Rendez-vous jusqu’à dimanche 29 juin
De 10.00 à 18.00
et exceptionnellement jusqu’à 20.00 le 26 juin (avec entrée gratuite!)!

Pour en savoir plus… téléchargez le pdf du petit Journal d’exposition
ou télécharger le petit journal enfant (1 ère partie - 2ème partie)

 

Carnet de voyage n°3 …. Alesund

mardi 15 avril 2014

Alesund (prononcer Olessound), située en Norvège, au nord de Bergen, est une  ville portuaire qui doit sa renommée à l’incendie dramatique du 23 janvier 1904, qui la détruisit complètement. En trois ans, la ville fut entièrement reconstruite dans un style combinant Art nouveau et Romantisme National, où dominent les tourelles, gables, et autres pics et décors fantastiques. Cette homogénéité exceptionnelle vient s’inscrire dans un paysage à couper le souffle, entre mer et montagne. La ville d’Alesund a même été désignée comme la « plus belle ville de Norvège »!

Vue panoramique sur l'archipel d'Alesund depuis Aksla

Vue panoramique sur l’archipel d’Alesund depuis Aksla

Notre voyage à travers l’Europe en compagnie de l’exposition Natures de l’Art nouveau se poursuit donc ici, grâce aux bons conseils  d’Ingvil:

Off: Ingvil, vous travaillez à Alesund depuis 10 ans. Pour les touristes que nous sommes, par quoi faut-il commencer la visite d’Alesund?

Ingvil: Je pense que le bâtiment dans lequel je travaille, le Jungendstilenteret, est l’un des plus intéressants. C’était une ancienne pharmacie. Les anciennes usines de poissons, sur les quais sont également des endroits que j’aime, car elles présentent de magnifiques détails art nouveau.

Façade de l'ancienne pharmacie du cygne, aujourd'hui Jugendstilsenteret, un lieu de recherche et d'exposition sur l'Art nouveau

Façade de l’ancienne pharmacie du cygne, aujourd’hui Jugendstilsenteret, un lieu de recherche et d’exposition sur l’Art nouveau

Détail architectural sur un bâtiment d'Alesund

Détail architectural sur un bâtiment d’Alesund

Off: Quels autres lieux valent le détour?
Ingvil: Le phare d’ Alnes offre une vue impressionnante sur la mer. Chaque fois que je me promène dans les montagnes d’Aksla et que je découvre la vue sur la ville avec la mer à perte de vue, je me sens vraiment heureuse!

Le phare d'Alnes, qui permet d'avoir une vue sur tout l'archipel d'Alesund

Le phare d’Alnes, qui permet d’avoir une vue sur tout l’archipel d’Alesund

Off: Comment définissez-vous l’ambiance d’Alesund?
Ingvil: C’est une ville toute petite et très intime, et je dirais aussi plutôt surprenante. L’air est pur et la mer et les montagnes sont présentes partout où vous allez!

Off: Où faut-il s’instaler alors pour profiter d’Alesund?
Ingvil: Le meilleur hôtel est le Brosundet Hotell, une ancienne usine de poisson reconvertie. J’aime prendre un café au Jacu et manger du poisson au XL.

L'hôtel Brosundet sur les quais d'Alesund

L’hôtel Brosundet sur les quais d’Alesund

Off: Quels souvenirs peut-on rapporter d’Alesund?
Ingvil: Une photo de vous à Aksla, et une autre  sur le pont Hellebroa, avec en arrière plan les quais et tous les immeubles Art nouveau de Brosundet!

Les quais de Brosundet au soleil couchant

Les quais de Brosundet au soleil couchant

 

Une rue d'Alesund

Une rue d’Alesund

Le Jugendstillsenteret présente l’exposition Natures de l’Art nouveau jusqu’au 11 mai prochain… Si les Fjords vous glacent, rendez-vous pour la prochaine étape de l’exposition sous le soleil de Terrassa, en Catalogne, pour un prochain carnet de voyage!

Derniers jours….

mercredi 9 avril 2014
Florilège / Natures de l'Art nouveau, jusqu'au 13 avril 2014

Florilège / Natures de l’Art nouveau, jusqu’au 13 avril 2014

Hélas, il va bientôt falloir dire adieu aux deux expositions du Palais du Gouvernement…

Natures de l'Art nouveau et Florilège, pour quelques jours encore au Palais du Gouvernement

Natures de l’Art nouveau et Florilège, pour quelques jours encore au Palais du Gouvernement

Il vous reste quelques jours pour les découvrir et de nombreuses bonnes raisons de vous y rendre:

- parce que vous aimez l’Art nouveau
- parce que vous êtes curieux
- parce que c’est gratuit
- parce que samedi 12 et dimanche 13 avril, il y aura des surprises toute la journée!
- parce que – surtout- après ce sera trop tard!

Alors, notez dans votre agenda:
Samedi 12 et dimanche 13 avril:
– à 10h30: visites guidées des expos, 1.60 €
– à 10h30: Opération Trans Art nouveau Express pour les enfants à partir de 10 ans (un jeu de plateau rigolo, pour voyager à travers l’Europe…) – Gratuit, sur réservation au 03.83.40.14.86
– à 15h30: Opération Trans art nouveau Express, cette fois-ci pour les grands… qui aiment jouer! Gratuit, sur réservation au 03.83.40.14.86
– à partir de 14h15, et toutes les heures: visite guidée décalée et surprenante, avec la compagnie d’improvisation Crache-Texte – Gratuit, sans réservation

Les expositions sont ouvertes tous les jours jusqu’à dimanche 13 avril
De 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 18h00
Entrée LIBRE
Livret de jeu pour les enfants GRATUIT
Catalogue de l’exposition Florilège, 10 €

Pour visiter l’exposition Natures de l’Art nouveau, il vous faudra ensuite partir en Catalogne ou en Norvège! Alors, plus un instant à perdre… !

livret450

Philéas le petit botaniste fait visiter l’exposition aux petits…