Archive pour le mot-clef ‘conservation préventive’

2015

vendredi 9 janvier 2015
2015

2015

 

Pour connaître le programme 2015, cliquez sur l’image!

Une heure avec… l’Ecole de Nancy, n°2

vendredi 3 octobre 2014

Retour à la Bibliothèque Stanislas, samedi 11 octobre à 10h30, pour le deuxième volet consacré au fonds École de Nancy, avec cette fois-ci un focus sur les reliures.

Après le succès de la première rencontre autour des revues et albums, Valérie Thomas, du musée de l’École de Nancy et Mireille François, de la Bibliothèque Stanislas commenteront les ouvrages reliés par René Wiener, Victor Prouvé, Camille Martin ou Jacques Gruber. Ce moment de découverte est aussi un moment d’échange, permettant d’approcher au plus près de ces pièces de collection et de poser les nombreuses questions qu’elles soulèvent.

Un moment privilégié pour les amateurs de belles choses!

Rendez-vous samedi 11 octobre à 10h30, à la Bibliothèque Stanislas, 43 rue Stanislas à Nancy, entrée libre, sans réservation.

Une heure avec l’École de Nancy, focus n°2

Une heure avec l’École de Nancy, focus n°2

PS: Cette spectaculaire reliure, qui fait partie des pièces présentées samedi, est due à René Wiener, d’après un dessin d’Adolphe Girardon, sur: Les Trophées de Hérédia. Paris: Lemerre, 1893.

Une heure avec…l’Ecole de Nancy

vendredi 5 septembre 2014

à la Bibliothèque Stanislas…

A l’occasion du 50ème anniversaire du musée, la Bibliothèque Stanislas et le musée de l’École de Nancy s’associent pour deux rendez-vous exceptionnels.

Samedi 13 septembre, à 10h30 aura lieu une première séance à deux voix, dédiée aux albums et revues Art nouveau conservés dans le fonds de la bibliothèque. Une rencontre fort intéressante et très complémentaire pour tous ceux qui aiment l’École de Nancy et sont curieux d’explorer un aspect moins souvent montré dans nos murs…

Cette heure sera suivie d’une seconde rencontre le 11 octobre à 10h30, centrée sur les reliures….

Une heure avec... l’École de Nancy

Une heure avec… l’École de Nancy

Entrée libre, sans réservation

BmN – Bibliothèque Stanislas
43, rue Stanislas
54000 NANCY

http://www.reseau-colibris.fr/

Les Journées Européennes des Métiers d’Art

jeudi 27 mars 2014

Samedi 5 et dimanche 6 avril prochains….

JEMA 2014

JEMA 2014

Comme l’an passé, les musées de Nancy participent aux Journées Européennes des Métiers d’Art en ouvrant leurs portes aux professionnels de ces métiers rares et passionnants. Il faudra donc venir au Palais du Gouvernement pour suivre les deux ateliers proposés pendant le week end:

samedi de 10h à 12h30, puis de 14h à 18h, et dimanche de 14h à 18h: Stéphane Alfonsi de l’atelier “Le Scriptôgramme” propose une performance de calligraphie, avec l’artiste Bastien Grélot, et des ateliers d’initiation à la calligraphie, ouverts à tous.

Performance de l'atelier le Scriptôgramme

Performance de l’atelier le Scriptôgramme

 

Dimanche 6, de 10h30 à 11h45, Armelle Poyac, de l’atelier La Page, propose aux enfants de 7 à 11 ans de découvrir son métier: la restauration des papiers.
Voir ici!

Animations gratuites, sans réservation – dans la limite des places disponibles.
Palais du Gouvernement, place de la Carrière, Nancy

Derniers jours des expositions

Natures de l’Art nouveau et Florilège !!!
Entrée gratuite, jusqu’au 13 avril

 

Que se passe-t-il au mois de juin au musée???

jeudi 30 mai 2013

Et oui, on attend tous avec impatience quelques rayons de soleil car on a tous très envie de sortir un peu… Alors, voici un programme de sorties à ne manquer sous aucun prétexte…

Dès le 9 juin: on commence le nouveau cycle des visites thématiques estivales “Promenons-nous dans l’Ecole de Nancy“, avec un sujet d’actualité:
Quand la Renaissance inspirait l’Ecole de Nancy Il y sera question de Palissy, de Callot, de figures et de styles historiques.

E. Gallé, buffet Les Gueux, détail, 1875.Nancy, MEN, cliché D. Boyer

E. Gallé, buffet Les Gueux, détail, 1875.Nancy, MEN, cliché D. Boyer

Le 23 juin: on continue le cycle avec L’art verrier selon Emile Gallé. Plongée au coeur des techniques incroyables du verrier et dans son univers poétique unique!

Le 16 juin: on vient en famille (grands et petits) découvrir des trésors cachés dans le jardin du musée… Ce n’est pas un jeu mais une visite animée dans un jardin à malices!

Le 21 juin, c’est la Fête de la Musique, plutôt classique au musée, en compagnie des élèves du Conservatoire Régional du Grand Nancy, chargés de nous donner quelques intermèdes musicaux entre 14h et 17h

Les 26 et 30 juin, 2 séances exceptionnelles sont proposées en compagnie d’une restauratrice en arts graphiques, Armelle Poyac, que les fidèles de ce blog connaissent déjà! L’animation intitulée Les petits papiers d’Armelle s’adresse d’abord aux petits (le 26 juin à 10h), pour un atelier découverte et pratique, puis aux grands (le 30 juin à 10h).
Un moment passionnant pour voir un peu de l’envers du décor du musée…

Armelle Poyac, à l'oeuvre...

Les petits papiers d’Armelle, les 26 et 30 juin

Pas un instant à perdre, car toutes ces animations sont limitées en place… Vite, contactez le service des publics des musées au 03.83.17.86.77 et par mail: servicedespublics-musees@mairie-nancy.fr

Pour tout savoir, rendez-vous sur le site du musée/ actualités

Le retour des Gueux…

mardi 9 avril 2013

Non il ne s’agit pas d’un film historique ou d’un effet secondaire de la crise financière, mais de la vie des collections…

Dans un mois, le musée de l’Ecole de Nancy accompagnera à sa façon le grand évènement Renaissance Nancy 2013 en présentant une exposition-dossier sur l’influence de l’art de la Renaissance dans l’Ecole de Nancy. A cette occasion, le buffet “Les Gueux” d’Emile Gallé a été sorti des réserves pour être présenté dans les salles d’exposition. Ce matin, c’était montage au musée, en présence de Michel Donnot, ébéniste et fidèle assistant du musée quand il s’agit de manipuler ce genre de pièce…

“Pas de difficultés particulières pour ce buffet, en deux parties. Rien à voir par exemple avec le buffet “De chêne Lorrain”, beaucoup plus compliqué. Un vrai travail d’ébénisterie, avec plusieurs parties assemblées, des chevilles,etc… Ici on a quelque chose de plus simple, qui tient plutôt de la menuiserie.”  Cela n’empêche pas notre spécialiste du bois d’admirer le fin travail de marqueterie et de pyrogravure.

La partie basse du buffet

Etape n°1: stabiliser la partie basse du buffet

Etape n°2

Etape n°2 : la deuxième partie du buffet est posée.

Sur le fronton qui couronne le buffet, un gobbi, inspiré par Callot.

Sur le fronton qui couronne le buffet, un gobbi, inspiré par Callot.

Et parmi les décors les initiales G R, souvenir du mariage d'Henriette Reinemer et Emile Gallé en 1875

Et parmi les décors les initiales G R, souvenir des familles Reinemer Gallé ?

Les doubles portes hautes à fiches

Les doubles portes hautes à fiches

et la très belle serrure ancienne (17ème siècle) des portes de la partie basse...

et la très belle serrure ancienn (17ème siècle) des portes de la partie basse…

La boîte à malice de l'ébéniste...

La boîte à malice de l’ébéniste…

Un dernier petit époussetage avant l'ouverture... et voilà!

Un dernier petit époussetage avant l’ouverture… et voilà!

La forme du buffet à deux corps, typique de la région Lorraine, montre ici d’évidentes références au style Renaissance, comme plusieurs des premières créations de mobilier d’Emile Gallé.  Le style “Henri II” est alors communément repris, en particulier, pour le mobilier des salles à manger… Les Gobbis et Gueux qui ornent le buffet sont un hommage évident de Gallé à Callot, maître de la gravure Lorraine. Si la date de 1875 rapelle sans doute  l’année du mariage d’Emile Gallé avec Henriette Grimm,  l’ inscription “4 mai 1675″ reste une référence non élucidée. De même, les intiales GR correspondraient plutôt à la famille Gallé Reinemer (nom de jeune fille de la mère de Gallé) plutôt qu’ à celle de son épouse. Ce buffet, resté dans la famille Gallé jusqu’en 1977, était installé dans la propriété de l’avenue de la Garenne, donc destiné à un usage familial. Il est donc probable que les décors aient fait  référence à des évènements importants et familiaux…

Michel Donnot, qui aime transmettre son admiration pour le travail du bois proposera d’ailleurs aux enfants entre 7 et 12 ans un atelier de marqueterie sur 3 journées les 28,29 et 30 août… un atelier que les adultes vont leur envier!

Rendez-vous cet été, et dès le 3 mai pour “La renaissance, un modèle pour l’école de Nancy?”…

Au chevet des petits papiers…

vendredi 15 février 2013

Armelle Poyac, à l'oeuvre...

 

Profitant du passage d’Armelle Poyac, spécialiste en conservation-restauration des oeuvres graphiques, Off fait la lumière sur ce métier rare et très particulier… 

Off: Comment devient-on “spécialiste en conservation-restauration” d’œuvres graphiques?
Armelle Poyac:
Après mon bac en section scientifique, je suis entrée à l’université de Strasbourg en Histoire de l’Art. Après l’obtention de ma maîtrise , j’ai pu intégrer le Master professionnel de Conservation-restauration de l’université de Paris I  Sorbonne. J’avais cet objectif dès le lycée, car il m’orientait vers un métier alliant à la fois la science, l’histoire de l’art et  les techniques artistiques, et qui serait à la fois un travail manuel et intellectuel. Et puis surtout qui donne le plaisir de manipuler les œuvres. 

O: Pourquoi avoir choisi la restauration du papier?
AP
: C’est vrai qu’au départ, j’avais plutôt pensé à la restauration de peintures, mais progressivement, je me suis rendue compte que les arts graphiques faisaient appel à des techniques très spontanées, et par là passionnantes. 

Un métier qui entraîne au coeur de l'oeuvre...

 

Tâches d'usage, moisissures, déchirures, etc... Les papiers sont soumis à de multiples altérations

 

O: Quelles sont les grandes lignes de cet apprentissage?
AP
:Tout d’abord, bien sûr, il s’agit d’apprendre à connaître les matériaux, ainsi que les altérations et leurs causes. Par arts graphiques, on entend tout ce qui est papier, c’est à dire des œuvres d’art, mais aussi des documents, des cartes, des affiches… Pour bien connaître les matériaux, nous sommes formés en chimie générale, organique et polymère. A cela s’ajoutent des cours de déontologie de d’histoire de la restauration, des cours de technique d’analyse des œuvres, des ateliers pratiques de reconstitutions techniques, comme par exemple la dorure, et la pratique indispensable du dessin. J’ai du également obtenir un CAP de reliure pour obtenir mon diplôme. Cela ne fait de moi pour autant un relieur, mais surtout, cela m’a permis de bien connaître les techniques de la reliure pour savoir quelle attitude prendre quand je suis face à des livres.
J’ai effectué aussi de nombreux stages, et j’ai eu la chance de travailler par exemple à l’Albertina de Vienne, au Museum of Art de Philadelphie ou dans un atelier privé de restauration de livres enluminés et de parchemins en Suisse. J’ai également travaillé sur le chantiers des collections du musée Lorrain, non pas comme restauratrice, mais comme chargée du recollement. Cette expérience a été très très importante pour moi, car elle m’a permis de me former directement sur une collection très large et variée d’œuvres régionales. 

O: Aujourd’hui vous travaillez comme indépendant, au sein de votre atelier Lapage, qui sont vos clients?
AP:
Malheureusement, les musées disposant d’un atelier permanent et d’un poste de conservateur-restaurateur sont rarissimes. Pourtant, ce sont eux mes principaux clients! J’interviens le plus souvent en amont d’une exposition. Je réponds aux consultations et je travaille pour plusieurs musées de la région Est, comme ici à Nancy ou à Strasbourg. J’ai aussi une clientèle de particuliers, collectionneurs, mais pas seulement. J’ai souvent affaire à des personnes dont l’attachement affectif pour l’œuvre d’art est loin d’être proportionnel à sa valeur. Je suis amenée à opérer sur des types d’œuvres très différents, et il n’est pas toujours facile de faire comprendre que cette intervention sera parfois pratiquement invisible…! 

O: Justement, pourriez-vous décrire un petit peu le contenu de cette intervention?
AP:
Tout commence avec un constat d’état  et un diagnostic des altérations. Celles-ci sont généralement des problèmes d’empoussiérement et des salissures, dus à l’exposition prolongée à la lumière ou à des conditions climatiques nuisibles, comme par exemple les variations d’humidité qui peuvent provoquer des gondolements ou des tâches. On aura aussi souvent des causes mécaniques, comme les plis ou les déchirures. Parfois,mais plus rarement, on est confronté à des restaurations anciennes, du type Scotch ou colle.
Ensuite, on détermine le protocole de restauration: il ne s’agit pas de remettre à neuf, mais bien de prolonger la vie de l’oeuvre dans le temps, d’améliorer sa lisibilité et son aspect esthétique. Mais cette dernière partie n’est pas la priorité. Et parfois, mieux vaut même ne pas intervenir plutôt qu’aggraver la situation. Les décisions sont prises en concertation. Je propose, on discute, puis on décide. Les interventions sont documentées. Et pour chacune, j’emploie des matériaux stables, compatibles avec les œuvres et surtout réversibles. 

O: Tout commence par le dépoussiérage, pourquoi?
AP:
La poussière fixe l’humidité sur le papier, le dépoussiérage est donc indispensable. On utilise pour cela une gomme en poudre, choisie en fonction du support, que l’on passe sur l’œuvre, recto et verso, en mouvements circulaires, pour ne pas laisser de marque. On évite d’insister sur les zones de tracé. Par exemple on ne peut pas dépoussiérer le fusain ou le pastel, trop fragiles. 

O: Que faites-vous en cas de déchirure?
AP:
Je vais apposer un renfort de déchirure, constitué d’une bandelette de papier japonais défibrée. Je choisis ce papier en fonction de sa couleur, et souvent je suis amenée à le teindre moi même à l’aquarelle. La bandelette est fixée à l’aide d’une colle d’amidon de blé, soluble à l’eau, que je fabrique moi-même, car les colles du commerce présentent des ajouts de fongicides et de bactéricides dont nous ne connaissons pas les effets dans la durée… 

O: Quelle position adoptez-vous dans le cas d’une lacune?
AP: Contrairement à ce que l’on pense, on ne redessine jamais des parties lacunaires, ou à de très rares exceptions, dans le cas de bordures par exemple. La lacune sera comblée avec un morceau de papier d’un grammage proche de celui de l’œuvre, mis au ton à l’aquarelle. Il est collé au verso à la colle d’amidon. Il sera réversible, notamment si l’on s’aperçoit d’une modification chromatique due au temps. 

O: Comment opérez-vous sur des cas de gondolements ?
AP:
Selon le papier et le tracé, on choisit un mode d’humidification, suivi d’une mise sous presse. L’humidification permet de relaxer les fibres et de retrouver une certaine planéité. L’œuvre est placée entre des buvards et placée sous planches avec des poids. On change régulièrement les buvards et on surveille le séchage, dont la durée est très variable. 

O: Mais le papier n’aime pas l’humidité! N’y a-t-il pas de risque de moisissures?
AP:
C’est pour cette raison que l’on utilise les buvards, et surtout qu’on les change régulièrement pour que l’humidité s’évapore. 

O: Et quand il est trop tard et que l’œuvre à restaurer présente des traces de moisissures?
AP:
La moisissure est très embêtante. Nous n’avons aucun moyen de supprimer ou d’exterminer les moisissures sur le papier de manière définitive. Les techniques anciennes ont montré qu’elles étaient encore plus nuisibles que la non intervention. La seule possibilité va être de nettoyer, d’enlever ce qu’on peut et ensuite de gérer l’hygrométrie, seul moyen d’empêcher le développement des moisissures.
D’ailleurs en cas d’inondation, on a deux solutions: soit sécher immédiatement, soit congeler les dessins! 

O: Dans le cas de l’estampe, comment procédez-vous?
AP:
L’avantage des estampes est qu’on peut les “laver”, puisqu’elles sont généralement réalisées avec une encre non soluble à l’eau. On utilise une eau déminéralisée et surtout pas de chlore! 

O: Finalement, on se rend compte que vos interventions sont souvent dues à de mauvaises conditions de conservation des dessins. Quelles sont ces conditions idéales?
AP:
Alors, tout d’abord, on évite les pièces humides. Mais attention! les pièces trop sèches peuvent provoquer, à l’inverse,une fragilisation des fibres. L’idéal est un taux d’humidité relative de 50%. Le problème n’est pas tant le taux lui même, mais plutôt la variation de ce taux. Ensuite, on évite la lumière directe du soleil, dont les UV sont responsables des altérations de couleurs (jaunissement, effacement). Donc, il ne faut jamais exposer un dessins en face d’une fenêtre, et si possible le mettre sous un verre anti UV. Il ne faut donc pas être surpris si dans un musée, les œuvres graphiques sont souvent exposées dans la pénombre et pour un temps limité. C’est pour leur bien!
Ensuite, il faut privilégier, lors de l’encadrement, des cartons et papiers permanents, de qualité dite “archive”. Ils sont fabriqués dans des matériaux qui s’acidifient moins rapidement grâce à la présence d’une petite réserve alcaline -mais tous les papiers s’acidifient car le papier est un matériau organique! Il faut donc plutôt aller voir un encadreur sensibilisé à ces questions. Lors du montage de l’œuvre, surtout, bien sûr prohiber le Scotch! On utilise aujourd’hui la même technique qu’au 19ème siècle, avec de la bande gommée, qui ne jaunit pas et vieillit assez bien. On peut tout simplement réaliser une charnière avec du papier japonais et de la colle d’amidon, mais cette technique est délicate et revient cher. .. 

O: On réalise finalement, en vous écoutant, que le papier est comme vivant!
AP:
En tout cas, c’est un matériau organique sensible… Il vieillit et tout ce qu’on peut faire c’est ralentir le processus. Nous ne faisons pas de miracles! 

Pour en savoir plus sur le métier de conservateur-restaurateur, rendez-vous sur le site de la Fédération Française des Professionnels des la Conservation Restauration. Pour connaître le programme de formation continue spécialisée, consultez les sites de l’INP ou de l’ARSAG. Pour avoir des informations sur le master professionnel de conservateur-restaurateur d’arts graphiques, suivez ce lien.

Un herbier de bois…

mardi 15 mai 2012

Une fois remis de la folle Nuit des musées 2012, rendez-vous en famille pour constituer son “herbier de bois” avec l’ébéniste Michel Donnot.

Autour de l’étude de l’une des plus belles oeuvres de marqueterie d’Emile Gallé, la commode Parfums d’autrefois, petits et grands découvriront dans le détail les essences de bois, le travail de l’ébéniste et les variétés botaniques lorraines. Une visite exceptionnelle, en compagnie d’un spécialiste et passionné!

Dimanche 20 mai à 16h / Pour les enfants à partir de 7 ans et les adultes, durée 1h00

Réservation nécessaire :

servicedespublics-musees@mairie-nancy.fr et au 03.83.17.86.77

Tarif: 5.50 €, gratuit jusqu’à 12 ans

Emile gallé, commode Parfums d'autrefois, détail. Nancy, MEN. Cliché D.Boyer

Profession…récoleur

mardi 12 avril 2011

Récoler dans un musée n’est pas une infraction, loin de là… Il s’agit même d’une obligation pour tous les musées de France d’ici 2014. 

Depuis 1 an et demi, Anne Chassaing est chargée du récolement des collections du musée de l’école de Nancy. Cette mission ressemble parfois à une chasse au trésor et parfois à un travail laborieux et routinier. Patiemment et méthodiquement, Anne recense l’un après l’autre tous les objets, dessins, peintures, vases, sculptures,etc… qui sont propriété du musée. Chaque pièce est mesurée, photographiée, étudiée, marquée et, si elle ne l’est pas encore, inventoriée. Toutes ces données sont ensuite entrées dans la base Micro-musées, où sont également précisés leur emplacement actuel et leur état. 

Le matériel de récolement: un ordinateur, un appareil photo et un pied à coulisse

Le récolement dans le recueillement

Aussi surprenant que cela puisse paraître, un inventaire  ne suffit pas pour régir une collection. Les oeuvres bougent, disparaissent, réapparaissent… Le mouvement est constant et parfois bien difficile à suivre. Ainsi, le musée de l’école de Nancy compte-t-il 7 inventaires successifs. Le plus ancien date de la donation Corbin en 1935. S’il est très complet, il est pourtant totalement dépourvu de descritption. Il est par exemple bien difficile de déterminer de quel “petit vase” il est question au milieu de la collection des verreries d’Emile Gallé ! Le récolement permet  d’apporter des réponses à de nombreuses questions et souvent de corriger des erreurs répétées. 

Le récolement d'un vase des Arts Réunis

Signature et marquage du numéro d'inventaire à l'encre

En un an et demi, Anne a récolé 1930 pièces! Elle vient de passer 6 mois entiers consacrés à la céramique et la réserve est maintenant dans un ordre impeccable:  les pièces sont rassemblées par auteur, reconnues et numérotées. Si le temps peut paraître bien long parfois dans la pénombre d’une réserve, le travail de récolement offre aussi l’occasion unique de partager un contact tactile avec les oeuvres. Quand Anne manipule les pièces, son état d’esprit oscille entre une inquiétude légitime et le plaisir de la découverte. Pour les pièces les plus lourdes et les plus imposantes, elle est heureusement secondée par un agent technique du musée. Quelqu’un avec qui partager justement ce moment de joie fébrile et d’extrême concentration… 

Les pièces non marquées sont numérotées à l'encre à l'endroit le moins visible

Il reste encore plus de 5000 oeuvres à recoler d’ici 3 ans. Une tâche qu’Anne a décidé de laisser à un(e) autre, pour retrouver son métier de formation, la photographie. Au terme de ce travail énorme, toutes les données de Micro-musées seront versées sur la base Joconde et accessibles à tous. 

L'inventaire ancien, base du travail, et l'étiquette de récolement

Fructueux échanges…

vendredi 12 février 2010

Les artistes de l’Ecole de Nancy ont toujours insisté sur l’aspect utilitaire de leurs créations: un lit pour dormir, des assiettes ou des verres pour se restaurer, etc… Cependant de nos jours, pas question de manipuler ces oeuvres d’art comme nos objets du quotidien, sans prendre des précautions très précises. Début février, l’équipe des “gardes de collections” des Musées Royaux des Beaux-arts de Bruxelles est venue suivre avec les agents techniques du musée de l’Ecole de Nancy une formation sur la conservation et la manipulation des objets d’art Art nouveau. Et ce pour une bonne raison: ils ont en charge la prestigieuse collection Gillion-Crowet, qui compte parmi les plus importantes en pièces Art nouveau, et en particulier Ecole de Nancy. La formation qui leur a été dispensée par Frédérique Vincent, restauratrice spécialisée dans la conservation préventive, leur a permis d’étudier en détail les techniques de manipulation et de transport, d’emballage et de stockage des oeuvres en réserve et de confronter leurs expériences avec les agents techniques du musée, familiers de ce type d’objet.

Avant toute manipulation: préparer le terrain, définir l'ordre de déplacement des pièces, prévoir les caisses de transport adaptées, ...

Avant toute manipulation: préparer le terrain, définir l'ordre de déplacement des pièces, prévoir les caisses de transport adaptées, ...

Mains nues, propres et sèches,  et surtout sans trembler!

Mains nues, propres et sèches, et surtout sans trembler!