Archive pour le mot-clef ‘AAMEN’

Arts nouveaux n°31

vendredi 2 octobre 2015

Le n°31 de la revue de l’Association des Amis du musée de l’École de Nancy vient de paraître!

Au sommaire:

– François Parmantier  présente  la prochaine exposition “L’École de Nancy face aux questions politiques et sociales de son temps”

– Valérie Thomas étudie les collections Ecole de Nancy du Victoria & Albert museum de Londres

– L’AAMEN revient sur ses acquisitions entre 1987 et 2015

– Blandine Otter s’intéresse aux concours pour les grands décors auxquels a participé Victor Prouvé

et

– Lucile Collot met en lumière l’œuvre textile de Charles Fridrich.

Un nouveau numéro indispensable. La revue est disponible à la boutique du musée ou contactez l’AAMEN – 1, rue Louis Majorelle, 54000 NANCY – amen@wanadoo.fr

Arts nouveaux n°31

Arts nouveaux n°31

Ne les oubliez pas…

vendredi 19 décembre 2014

… non, non, je ne parle de pas de vos petits chaussons sous le sapin… mais des derniers jours consacrés aux 50 ans du musée!

Profitez de la fin d’année pour rendre une visite au musée et découvrir:

–  l’exposition – dossier  “Petite et grande histoire du musée de l’École de Nancy (jusqu’au 4 janvier)

– le lustre Les Algues de Louis Majorelle (jusqu’au 25 janvier), et  participer à l’appel aux dons lancé par l’Association des Amis

– participer à la visite proposée le 28 décembre à 10h30: Les oubliés. Œuvres méconnues du musée - visite sans réservation, dans la limite des places disponibles. Tarif: entrée du musée + 1.60 €

Emile Gallé, porte pinceaux au chasseur oriental, Nancy, musée de l’École de Nancy. Cliché D. Boyer... L'un des ces "oubliés" qu'on voit sans les voir!

Émile Gallé, porte pinceaux au chasseur oriental, Nancy, musée de l’École de Nancy. Cliché D. Boyer… L’un des ces “oubliés” qu’on voit sans les voir!

N’oubliez pas, comme “Off”, de vous reposer un peu, pour recommencer une année 2015 pleine de surprises et d’événements au musée de l’École de Nancy!

JOYEUSES FÊTES A TOUS!

Encore un petit effort!

mardi 9 décembre 2014

LUSTRE Majorelle relance contribution décembredétail

Comme de nombreux admirateurs de l’Art nouveau et de l’École de Nancy,
vous avez à cœur de voir s’enrichir les collections du musée,vous souhaitez voir ce lustre exposé aux côtés des œuvres de Majorelle,
vous souhaitez voir ce lustre retrouver son aspect d’origine…

Vous avez jusqu’à la fin du mois de janvier pour envoyer votre contribution à l’AAMEN
Pas un instant à perdre!

1. Téléchargez le formulaire

2. Renvoyez-le avec votre contribution à
AAMEN
Villa Majorelle
1, rue Louis Majorelle
54000 NANCY

3.Déduisez jusqu’à 66% de votre don!

 On compte sur vous!

Le formulaire à renvoyer sans tarder!

Le formulaire à renvoyer sans tarder!

Henriette et Emile Gallé, la suite…

vendredi 10 octobre 2014

Pour les malheureux qui n’ont pu assister à la conférence consacrée à la correspondance entre Henriette et Émile Gallé, donnée mercredi 8 octobre à l’auditorium du Museum Aquarium, voici un petit résumé des échanges …

Ambiance studieuse à l'auditorium du Museum Aquarium

Ambiance studieuse à l’auditorium du Museum Aquarium

Après une introduction de Roselyne Bouvier, vice-présidente de l’Association des Amis de l’École de Nancy, a démarré la discussion autour de la correspondance d’Henriette et Émile Gallé, animée par Valérie Susset, journaliste à l’Est Républicain.

La genèse de la publication des lettres d’Henriette et Émile Gallé, fut tout d’abord évoquée par Philippe Thiébaut, aujourd’hui conseiller scientifique à l’Institut National d’Histoire de l’Art, après avoir été pendant de longues années, conservateur en chef du département des arts décoratifs au musée d’Orsay. Cette publication entre dans un cycle consacré par Les éditions la Bibliothèque des Arts aux correspondances d’artistes, auquel Philippe Thiébaut avait déjà participé pour Lallique. Connaissant bien la correspondance des époux Gallé pour l’avoir déjà étudiée, Philippe Thiébaut proposa à Jacqueline Amphoux, arrière petite-fille des Gallé, de collaborer sur cette édition. Jacqueline Amphoux, expliqua quant à elle, avoir souhaité faire la lumière sur la personnalité et le rôle d’Henriette Gallé, thèmes qu’elle étudie depuis longtemps. L’idée de publier ces lettres échangées dès les fiançailles et jusqu’à la fin de la vie d’Émile Gallé, permettait ainsi de révéler l’importance à la fois affective mais aussi professionnelle d’Henriette.

Au fur et à mesure des thématiques lancées par l’animatrice, Jacqueline Amphoux et Philippe Thiébaut ont ainsi évoqué les aspects tant intimes que publics de la vie commune des Gallé. Leur travail a notamment consisté à classer chronologiquement les lettres, mais surtout à éclaircir de nombreuses allusions peu claires, en particulier les références à des personnes souvent citées par leur seul prénom, et ce, grâce à des recoupements avec d’autres correspondances d’Henriette, avec ses sœurs, par exemple.

Valérie Susset anime ces échanges avec Jacqueline Amphoux et Philippe Thiébaut

Valérie Susset anime ces échanges avec Jacqueline Amphoux et Philippe Thiébaut

Philippe Thiébaut a souligné le plaisir évident de l’écriture pour Gallé, qui prend la forme d’une véritable conversation suivie, mais qui pour Henriette, n’est pas toujours chose facile. Aux charmants échanges des fiancés énamourés, succèdent peu à peu des conversations mêlant les affaires suivies par Henriette en l’absence d’Émile et les nouvelles familiales. Henriette ne cache pas à Émile son désintérêt pour la botanique, et plus tard, elle ne se prive pas non plus de lui donner son avis sur ses créations, même si, visiblement, Gallé n’en tient pas vraiment compte! Henriette lui fait également remarquer qu’elle voit en lui deux hommes, après le succès l’exposition de 1884: celui qu’elle connaît, et un autre, un mondain faisant partie de la “clique dorée” parisienne!

Très tôt, Henriette est impliquée dans les affaires de l’entreprise. On apprend par exemple qu’Henriette est la voix de la raison quand il s’agit des préparatifs pour les grandes expositions ou pour les extensions de l’usine, calmant les ambitions déraisonnables de son mari. Henriette est avec Émile Lang le pilier de la gestion de l’usine, pendant qu’Émile voyage… La connaissance de l’entreprise est capitale et décisive lorsque Gallé tombe malade et qu’Henriette reprend totalement la direction. C’est une femme toujours combattante et optimiste qui écrit à son mari alors parti en cure au Luxembourg ou dans les Vosges.

Ces années difficiles pour l’entreprise et pour le couple, sont bien sûr marquées par l’Affaire Dreyfus. Alors qu’Émile, grâce à ses séjours à Paris, entretient de nombreuses relations dans le milieu Dreyfusard, Henriette doit suivre les évènements à distance, et sous forme épistolaire. Mais elle évoque l’agressivité ambiante de la ville et la mise à l’écart des Dreyfusards dont les Gallé font partie. Tous deux ont souffert profondément de la haine ambiante exacerbée par les journaux antisémites, ou en voyant des anciens amis changer de trottoir à leur approche. Sans parler des angoisses liées à la chute vertigineuse de l’activité de l’usine après 1900.

Ces lettres nous rapprochent un peu plus de la personnalité de l’artiste, et de sa complexité. Homme de création, plutôt qu’homme d’affaires, il a toujours considéré son rôle de chef d’entreprise comme celui d’un chef de famille, n’ayant jamais la force de réduire le nombre des ouvriers, même dans les mauvaises périodes. Il s’exprime avec virulence et peu d’estime sur ses concurrents, avec lesquels il doit composer lors de la création de l’École de Nancy en 1901. Henriette apparaît toujours comme celle qui trouve les mots pour l’apaiser.

Ponctuée de quelques extraits de lettres lus, la conférence s’est achevée en laissant le sentiment d’avoir pu entrer un peu dans l’intimité de l’artiste, de l’homme engagé. C’est un homme bien entouré et très aimé aussi que révèlent ces lettres,  où l’affection profonde est omniprésente.

A découvrir par écrit bien vite!

Emile et Henriette Gallé, Correspondances, 1875-1904

Émile et Henriette Gallé, Correspondance, 1875-1904

Merci à l’AAMEN pour avoir organisé ce moment d’exception

 

Feuilles d’automne…

mardi 9 septembre 2014

Deux publications récentes sur l’Art nouveau à consulter d’urgence…

A partir de vendredi prochain, l’Association des Amis du Musée de l’École de Nancy proposera sur son stand du Livre sur la Place son nouveau magazine “Arts nouveaux” N°30.

Pour les impatients, en voici le sommaire alléchant!

Arts nouveaux n°30

Arts nouveaux n°30

Un sommaire passionnant

Un sommaire passionnant

 

  •       La Pharmacie du Cygne à Alesund (Norvège), par Ingvil Eilersten Grimstad

Ville côtière de Norvège, Alesund doit sa notoriété à un incendie qui détruit la ville en 1904. Tout le centre-ville est alors reconstruit dans un style combinant Art nouveau et romantisme national. La pharmacie du Cygne combine ces deux inspirations, avec sa façade de granit gris surmontée d’une tour et scandée d’ouvertures aux formes variées. L’agencement intérieur de la pharmacie, tout en courbe, est traité en bois exotique décoré de sculptures inspirées par la mythologie norvégienne.

Alesund et son Jugenstilenteret, installé dans l’ancienne pharmacie du Cygne, sont les partenaires de Nancy au sein du Réseau Art nouveau. Ingvil Eilersten Grimstad est Conseillère en Chef au Jugendstilenteret.

Direction Alesund en Norvège...

Direction Alesund en Norvège…

  •   Keller & Guérin à Lunéville et la Rookwood Pottery à Cincinnati, par Étienne Tornier

Dès les années 1880, une bonne partie de la production de la faïencerie lunévilloise était destinée à l’exportation, notamment vers les États-Unis. La présence massive de manufactures européennes sur le marché américain contribue largement à la naissance d’une industrie locale, bénéficiant de l’ouverture des premiers musées et écoles d’arts appliqués sur le modèle européen. La qualité de cette production – celle notamment de la Rookwood Pottery de Cincinnati- oblige les manufactures européennes à réviser leurs modèles et pousse même Keller et Guérin à se lancer dans des imitations  afin de maintenir son succès sur le sol américain.

Etienne Tornier est chargé d’études et de recherches à l’INHA, Paris

  • Victor Prouvé et la commande de décoration publique parisienne, par Blandine Otter

Ce nouvel article de Blandine Otter, assistante de conservation principal au musée de l’École de Nancy, fait suite à l’article paru l’an passé et consacré à Victor Prouvé et la commande publique à Nancy. Victor Prouvé reçoit commande des décors des mairies d’Issy-les-Moulineaux (escalier d’honneur, 1896-97) et du XIème arrondissement de Paris ( salle des fêtes, 1897-1913). On y retrouve les thématiques qui lui sont chères: la famille, la nature, la joie de vivre, l’esprit républicain. La création de ces œuvres, toujours en place, est bien connue grâce à l’abondance de dessins préparatoires, mais aussi à des photographies de modèles ou aux lettres échangées avec ses relations nancéiennes ou sa famille. On découvre alors que l’artiste ne doit pas faire face qu’à de simples questions esthétiques…

  •  Emile et Henriette Gallé. Correspondance 1875-1904, par Jacqueline Amphoux et Philippe Thiébaut

A l’occasion de la parution en mai dernier du recueil des lettres échangées par Emile Gallé et son épouse Henriette Gallé-Grimm entre 1875 et 1904, Jacqueline Amphoux, leur arrière-petite-fille, et Philippe Thiébaut, conservateur général du patrimoine, reviennent sur cette correspondance et son importance dans l’approfondissement de la connaissance du travail de Gallé. Une sélection précise de lettres, échangées dès les fiançailles, retrace leur histoire commune, et affirme la place essentielle d’Henriette dans la vie d’Émile non seulement sur le plan personnel, mais aussi sur le plan professionnel.

Jacqueline Amphoux et Philippe Thiébaut ont répondu à l’invitation de l’AAMEN et du musée de l’École de Nancy pour aborder ces sujets au cours d’une conférence proposée le 8 octobre à 18h30 à l’amphithéâtre du Museum-Aquarium.

  • Produire pendant la Première Guerre. Les établissements Gallé, par Valérie Thomas

La récente exposition-dossier consacrée aux activités des membres de l’École de Nancy pendant la Première Guerre mondiale a permis de mettre la lumière sur une production méconnue et peu documentée, celle des Établissements Gallé. A la mort d’Émile Gallé, sa veuve Henriette reprend la direction de l’entreprise avec l’aide de ses gendres et des collaborateurs de son mari. Jusqu’à son décès en avril 1914, elle développe la production sérielle de petits meubles et d’objets, en particulier celle des vases gravés à l’acide. La guerre provoque l’arrêt presque total de la production, rendue impossible en premier lieu par la mobilisation des ouvriers et la proximité géographique du front. Cependant, l’usine réussit à maintenir une petite production, essentiellement de verrerie utilitaire, parmi laquelle on trouve une série dite “vases de guerre”. Valérie Thomas, conservateur en chef du musée de l’École de Nancy, a réuni les quelques documents et  archives connus pour évoquer ces verreries.

  •  Le soutien d’Émile Gallé à la libération des esclaves en Afrique, par François Le Tacon

En octobre 2015, le musée de l’École de Nancy proposera une grande exposition consacrée à l’École de Nancy face aux questions politiques de son temps. On connaît bien l’engagement de Gallé en faveur du Capitaine Dreyfus, mais Gallé soutint bien d’autres luttes, comme celle évoquée dans le présent article, la libération des esclaves d’Afrique de l’ouest et l’amélioration de leurs  conditions de vie dans les villages de liberté créés par l’armée française.

François Le Tacon, directeur de recherches à l’INRA,  est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à Émile Gallé.

Arts Nouveaux, magazine de l’art nouveau, n°30, septembre 2014.
Édité par l’ Association des Amis du Musée de l’École de Nancy, 52 pages, illustrations couleurs, 7 €

En vente sur le stand de l’AAMEN au salon du Livre sur la Place, du 12 au 14 septembre, à la caisse du musée de l’École de Nancy ou par correspondance en contactant  l’AAMEN: aamen@wanadoo.fr

coup De fouet n°23

coup De fouet n°23

Le nouveau numéro du magazine coup De fouet, revue de la Route Européenne de l’Art nouveau (Barcelone) propose également un sommaire captivant qui nous invite à voyager à travers le monde Art nouveau!

Hommage à C. Rennie Makintosch

Hommage à C. Rennie Makintosch

Un dossier richement illustré consacré à l’architecte Ödön Lechner nous entraine en Hongrie, en Slovaquie et même en Roumanie, à l’occasion du 100ème anniversaire de sa disparition. Ce nouveau numéro de Coup de fouet invite à de nombreuses autres découvertes, comme celle de l’artiste afro-américaine Meta Warrick Fuller, des jardins tropicaux de La Havane, ou du Palais de la Culture de Riga récemment restauré.

Nous avons lu avec attention l’article consacré par Jérôme Perrin, assistant de conservation principal à la villa Majorelle, à la villa Fournier-Defaut, construite dans le Parc de Saurupt à Nancy, et dont la démolition en 1975 agit comme un révélateur pour la cause de l’Art nouveau alors dénigré ou ignoré.

La villa Fournier-Defaut à Nancy

La villa Fournier-Defaut à Nancy

coup De fouet n°23, 2014
Revue bilingue anglais-catalan
Contact: coupDefouet@coupDefouet.eu, Tel: +34 932 562 509
www.artnouveau.eu

Bonne lecture!

 

 

AIDEZ-NOUS!

mardi 2 septembre 2014

Pour fêter le 50ème anniversaire du musée, l’Association des Amis du musée de l’École de Nancy aimerait lui offrir un lustre à décor d’algues de Louis Majorelle …Pour cela, l’association a besoin de vous!

L’AAMEN lance un appel à contribution pour réunir la somme de 30000 € destinée à l’achat et à la restauration du lustre. Dans le cadre de la loi sur le mécénat, ces dons ouvrent droit à des réductions d’impôts allant jusqu’à 66% du montant pour les particuliers.

Les éléments de ce lustre, actuellement démonté, seront présentés au public à partir du 20 septembre prochain au musée. Outre son importance artistique, sur laquelle nous reviendrons dans un instant, ce lustre possède une histoire intéressante et bien documentée. Le catalogue de la Maison Majorelle le propose dans sa section luminaires. Depuis 1898, Majorelle collabore avec Daum Frères pour une production de lampes associant ferronnerie et verre. Le succès de leur première pièce commune, une lampe Eglantine (Nancy, musée des beaux-arts), cadeau de mariage à Antonin Daum, ouvre la voie d’un marché porteur, celui de l’éclairage électrique…

Louis Majorelle, en collaboration avec Daum Frères, lampe pissenlit. Nancy, MEN. Cliché C. Philippot

Louis Majorelle, en collaboration avec Daum Frères, lampe pissenlit. Nancy, MEN. Cliché C. Philippot

Les deux manufactures puisent à volonté dans le répertoire floral : nénuphars, pissenlits prêts à s’envoler, figuier de barbarie, chardon de Nancy… Dans cette collaboration, il semble que Majorelle ait été particulièrement actif, fournissant les modèles des piètements et des décors. Le confort électrique permet la multiplication des sources lumineuses: lampes sur pied, lampadaires, appliques murales, lustres… Si Majorelle ne va pas, comme Gallé, jusqu’à proposer des girandoles, il offre néanmoins un choix de formes et de modèles inédits, propre à satisfaire sa vaste clientèle.

Catalogue de vente de la Maison Majorelle. MEN

Catalogue de vente de la Maison Majorelle. MEN

Le lustre à décor d’algues offre la particularité d’associer à l’assemblage habituel de métal et de verre soufflé, un disque et des parties pleines des montants réalisés en vitrail. La lumière diffusée par les ampoules placées dans les corolles de verre, se trouve ainsi tamisée par l’effet coloré du vitrail, ici de couleur bleutée. Bien que ne portant pas de signature, on est tenté d’attribuer ces éléments à Jacques Gruber. Collaborateur artistique chez Daum entre 1893 et 1898, Gruber travaille à nouveau avec la verrerie pour l’Exposition Universelle de 1900. Entre temps, Gruber a pris son envol artistique, s’essayant au mobilier tout d’abord, puis trouvant dans le vitrail le domaine où démontrer l’étendue de son talent. La présence d’un plafonnier en vitrail à décor de tournesol dans le mobilier du cabinet dentaire que Gruber réalise pour le Dr Barthélémy en 1905 (conservé au MEN) confirme cet intérêt pour l’emploi de cette technique dans le luminaire, et appuie l’attribution de cette partie du lustre aux Algues à Gruber.

Jacques Gruber, plafonnier à décor de tournesols, vers 1905. Nancy, MEN. Cliché Flash Back Studio

Jacques Gruber, plafonnier à décor de tournesols, vers 1905. Nancy, MEN. Cliché Flash Back Studio

Cette collaboration, pas plus que celle de Daum, n’apparaît pas dans la correspondance entre Majorelle et son acheteur. Celui-ci passe commande de 2 lustres à Majorelle en 1904. Son choix se porte alors sur des plafonniers à décor de monnaie du pape. Majorelle avait lui-même choisi ce décor pour le lustre qui éclairait le palier du rez-de-chaussée de la villa Majorelle. Pourtant, il dissuade son client ne le trouvant “pas commode” et l’oriente vers un décor d’algues.

Vue ancienne de la cage d'escalier de la villa Majorelle. Lustre à décor de monnaie du pape. Cliché MEN

Vue ancienne de la cage d’escalier de la villa Majorelle. Lustre à décor de monnaie du pape. Cliché MEN

On apprend également à la lecture de cette correspondance, conservée par les descendants de l’acheteur, que les deux lustres commandés sont identiques et destinés à deux pièces adjacentes, une bibliothèque et une salle à manger. Le second lustre est de tonalité verte, et est toujours en place dans la maison familiale. Pour une raison qui ne nous est pas connue, le lustre bleu est démonté après la seconde guerre mondiale. Une des parties métalliques a disparu tout comme quelques éléments du disque central. C’est dans cet état qu’il se trouve aujourd’hui, nécessitant une restauration qui pourra lui redonner son aspect d’origine et permettre sa remise en fonction.

Majorelle, Lustre aux Algues, détail des montants. Cliché D. Boyer

Majorelle, Lustre aux Algues, détail des montants. Cliché D. Boyer

On ne connaît pas d’autres exemplaires de ce lustre en collection publique, à l’exception d’un lustre à décor d’hortensias, de composition similaire, conservé aux Etats-Unis, au Chrysler Museum (Virginie). Sur ce dernier, outre un motif différent, on peut aussi constater l’emploi d’une palette de couleurs plus importante.

Majorelle, lustre aux Algues. Partie centrale du plafonnier, à décor de vitrail en camaïeu de bleus. État avant restauration. Cliché D. Boyer

Majorelle, lustre aux Algues. Partie centrale du plafonnier, à décor de vitrail en camaïeu de bleus. État avant restauration. Cliché D. Boyer

Le lustre aux algues que fournit Majorelle présente un décor très abouti, avec un motif que Majorelle a employé à plusieurs reprises. Citons par exemple le buffet de salon Les Algues (Nancy, MEN) , créé vers 1905, qui présente un important décor appliqué en fer forgé ou le lampadaire Poincaré, dont un exemplaire est aussi conservé au musée, créé vers 1909-1911. La souplesse des tiges d’algues présentées en bouquets recourbés correspond bien à la recherche de mouvement constante chez Majorelle. Ses recherches aboutissent à un décor très graphique sur le lampadaire Poincaré, formant  une résille.

Majorelle, en collaboration avec Daum, lampadaire "Poincaré", Nancy, MEN. Cliché Studio Image

Majorelle, en collaboration avec Daum, lampadaire “Poincaré”, Nancy, MEN. Cliché Studio Image

L’entrée de ce lustre dans les collections du musée viendrait donc compléter de manière remarquable le corpus des luminaires Daum-Majorelle. Ce lustre trouverait aussi légitimement sa place dans la restitution programmée de l’aménagement intérieur de la villa Majorelle… Pour cela, vous savez  ce qu’il vous reste à faire!

Envoyez votre contribution à:

Association des Amis du Musée de l’Ecole de Nancy
Villa Majorelle
1, rue Louis Majorelle
54000 NANCY

et venez découvrir le lustre au musée à partir du 20 septembre!

Louis Majorelle, lustre aux Algues. Collection privée. Cliché D. Boyer

Louis Majorelle, lustre aux Algues. Collection privée. Cliché D. Boyer

C’est la rentrée!

vendredi 29 août 2014

Reposés et dispos, nous voilà tous impatients de reprendre nos activités culturelles…
Tant mieux, car le programme de l’automne est bien rempli!
Comme promis, l’anniversaire du musée se poursuit avec programme qui démarrera dès le 20 septembre, aux Journées du Patrimoines…

Demandez le programme d'automne du musée!

Demandez le programme d’automne du musée!

Parmi les temps-forts, il vous faut réserver dès à présent votre mercredi 8 octobre à 18h30, pour une conférence exceptionnelle en compagnie de l’arrière-petite fille de Gallé, Jacqueline Amphoux, et de Philippe Thiébaut, ancien conservateur au musée d’Orsay, aujourd’hui conseiller scientifique à l’INHA, et grand spécialiste de l’École de Nancy. Tous deux évoqueront la correspondance d’Henriette et Émile Gallé, qu’ils ont publiée récemment. (voir ici)
Mercredi 8 octobre, 18h30, auditorium du Museum-Aquarium
Co-organisé par l’AAMEN
Entrée libre, dans la limite des places disponibles

Autres points d’intérêts à ne pas manquer, plusieurs visites guidées sur des thématiques particulières, rarement abordées, comme cette visite dédiée au jardin de la propriété Corbin, organisée en collaboration avec le service des Parcs et Jardins, une visite centrée sur la collection de luminaires du musée, une autre révélant ces “oubliés”, les pièces méconnues de l’exposition permanente, ou encore cette passionnante visite-lecture à double voix “Lire et Dire l’Ecole de Nancy”…

La propriété Corbin: jardin et paysagisme au temps de l’Art nouveau. Jeudi 2 octobre à 15h. Visite sur réservation. Tarif entrée + 1.60 €
Que la lumière soit! Les luminaires dans les collections du musée. Samedi 22 novembre à 16h. Visite sur réservation. Tarif entrée + 1.60 €

Les oubliés. Les pièces méconnues des collections du musée. Dimanche 28 décembre à 10h30. Visite sur réservation. Tarif entrée + 1.60 €

Lire et dire l’École de Nancy. Visite-lecture à double voix. Samedi 24 janvier à 16h. Visite sur réservation. Tarif entrée + 1.60 €

A partir du 20 septembre, une exposition-dossier retrace l’histoire du musée, depuis sa création en 1900, et jusqu’aux années 2000. Pour compléter cette évocation, des visites guidées sont proposées jusqu’au 4 janvier, pour évoquer les grandes personnalités qui ont marqué cette histoire, ainsi que l’origine des œuvres qui constituent aujourd’hui une collection inégalée.

Petite et grande histoire du musée.
Visite guidée
Dimanche 28 septembre à 11h
et
les 12 et 19 octobre, les 9 et 16 novembre, et les 7 et 14 décembre à 16h30.
Visite sans réservation. Tarif entrée + 1.60 €

Enfin, il ne faut pas oublier les plus jeunes, qui ont souvent la chance de pouvoir participer à de bien sympathiques ateliers… Ils sont donc conviés à participer à l’un des deux ateliers de vacances de la Toussaint qui se dérouleront à la villa Majorelle, les 21 et 28 octobre, et consacrés aux objets métamorphosés…
Pour les parents et grands parents qui seraient jaloux de ces attentions particulières, deux visites destinées aux familles en octobre et en janvier devraient les contenter!

Objets métamorphosés. Atelier de vacances pour les 7-11 ans.
Villa Majorelle. Mardi 21 ou mardi 28 octobre de 14h30 à 16h30. Sur réservation. Tarif 4.15 € la séance.

L’herbier de l’Art nouveau.
Visite double pour les familles.
Dimanche 19 octobre de 10h30 à 10h45. Sur réservation. Tarif 5.50 € ou 4 €

Au gui l’An neuf! L’hiver au musée.
Visite double pour les familles.
Dimanche 18 janvier à 16h. Sur réservation. Tarif 5.50 € ou 4 €

Pas une seconde à perdre pour réserver! Les places sont limitées…
Téléphonez ou écrivez sans délai au service des publics des musées:
– 03.383.17.86.77
– servicedespublics-musees@mairie-nancy.fr

(Standard ouvert du lundi au vendredi, de 9h à 12h30)

Et bien d'autres choses encore....

Et bien d’autres choses encore….

Vive l’automne!
Téléchargez le programme complet en suivant ces liens:
DEP 50ANS MEN extDEP 50ANS MEN int

News…

vendredi 30 août 2013
an, n°29

an, n°29

En ces derniers jours d’août, on trouve dans les magazines toutes les dernières nouvelles concernant les tendances de la rentrée… Mais sur Off, on préfère lire le nouveau numéro du magazine de l’art nouveau publié par l’AAMEN!  Le n°29 vient de paraître avec en couverture un charmant dessin manuscrit de Gallé pour une coupe iris.

Au sommaire...

Au sommaire…

 

Au sommaire, plusieurs contributions passionnantes, et notamment cette redécouverte du jeu d’échecs créé par Gallé, avec la table Echiquier, pour l’Exposition Universelle de 1889 ou la visite (virtuelle) de l’hôtel Hannon à Bruxelles – Saint-Gilles. A ne pas manquer non plus, la présentation des acquisitions récentes du musée de l’Ecole de Nancy, avec en particulier un article très complet sur le curieux cabinet bas à décor de panneaux de bois brûlés de Camille Martin, ainsi que les expositions et conférences à venir dans les prochaines semaines.

Actualités de l'art nouveau

Actualités de l’art nouveau

Enfin, cet appel à contribution, en vue de l’exposition-dossier  prévue au printemps 2014 au musée de l’Ecole de Nancy et consacrée à la Guerre de 1914-1918. Le musée recherche des exemples des “vases de guerre” réalisés par les Etablissements Gallé, avec comme décor la ligne bleue des Vosges ou des évènements marquants comme l’incendie de la cathédrale de Reims. Pour prendre contact avec le musée, écrire à menancy@mairie-nancy.fr.

La ligne bleue des Vosges, motif symbolique des "vases de guerre" édités par les Etablissements Gallé

La ligne bleue des Vosges, motif symbolique des “vases de guerre” édités par les Etablissements Gallé

Le dernier numéro d’Arts nouveaux est en vente à la caisse du musée de l’Ecole de Nancy (7 €), envoi postal sur demande.

Un blog d’amis…

vendredi 12 avril 2013

Nos amis, les Amis du Musée de l’Ecole de Nancy sont aussi maintenant sur les réseaux sociaux…

retrouvez-les sur:
– leur blog

Des photos des voyages, des rendez-vous...

Des photos des voyages, des rendez-vous…

– leur Facebook

Pour les adeptes des "like"

Pour les adeptes des “like”

et toujours sur le site…

La maison mère!

La maison mère!

Nous souhaitons à l’AAMEN la bienvenue dans la sphère sociale …!!!

Zélie et le mystère de l’oeuvre effrayante…

mardi 18 septembre 2012

… prêts pour une aventure en famille? Les grands et les petits sont invités à découvrir le musée de l’Ecole de Nancy grâce à un petit livre – jeu édité par l’Association des Amis du Musée de l’Ecole de Nancy et qui vient de sortir.

Horreur! Une affreuse oeuvre d’art s’amuse à effrayer les autres toutes les nuits! Le musée serait-il hanté? Heureusement les petits Sherlock Holmes en culotte courte devraient réussir à trouver qui s’amuse à ce vilain petit jeu grâce à de multiples indices et jeux à découvrir en compagnie de Zélie, l’espiègle petite libellule qui connaît le musée comme sa poche… (une libellule avec une poche !)

Mystère au musée,Virginie Vallée, Roselyne Bouvier, Emmanuelle Guiotat et Anne Cadiou. Edité par l’ AAMEN, Nancy 2012, 10 €

A partir de 7 ans

En vente au musée de l’Ecole de Nancy