Suite à notre dernier billet sur Une oeuvre retrouvée d’Emile Gallé ?, il semblerait que nos attributions se soient révélées trop hâtives. Si l’envie d’attribuer une belle pièce à un artiste de renom est toujours tentante, c’est la rigueur scientifique qui doit en effet primer dans toute recherche muséale.
Aussi, en retournant la pièce, constatation fut faite que la céramique était signée en creux “Vallauris” et non pas “Emile Gallé”, aussi incroyable que cela puisse paraître tant les ressemblances étaient frappantes.
Important centre de production de céramique depuis le XVIIe siècle, Vallauris connut un nouvel âge d’or dans les années 1950. Le séjour de Picasso dans l’atelier Madoura, la tradition de l’atelier Massier, les nouveaux décorateurs tels André Baud, Roger Capron, Robert Picault, Suzanne Ramié et Jean Rivier, entre autres, contribuèrent à la renommée de la production céramique de Vallauris à cette époque. Dans le sillage de ces “grands”, les petits ateliers éditèrent, à des fins touristiques, de nombreux souvenirs céramiques aux couleurs et formes empruntées à l’univers marin destinés à trôner sur les téléviseurs ou sur les tables de chevet de l’époque.
Une confusion somme toute bien légitime, surtout un jour de premier d’avril…