Archive pour la catégorie ‘Non classé’

Les amis peintres de Friant

mardi 21 février 2017

Dimanche 26 février à 10h30, le musée de l’École de Nancy propose une visite guidée consacrée aux artistes contemporains d’Émile Friant, en lien avec l’exposition présentée au musée des Beaux-Arts.

Vous découvrirez le milieu artistique dans lequel évoluait Émile Friant, ses amis datant de sa formation à l’école de dessin de Nancy, tels Victor Prouvé et Camille Martin. Si Friant se concentre essentiellement sur l’art pictural, Prouvé et Martin ont plus largement contribué à l’émancipation de l’art décoratif. La visite vous proposera une immersion dans le musée à la découverte de leurs peintures, ainsi que de leurs sculptures, œuvres de cuir, et autres œuvres d’art. En plus de ce trio d’artistes, d’autres peintres seront évoqués pour leur contribution aux beaux-arts lorrains, comme Louis Hestaux, Charles de Meixmoron de Dombasle, Charles Wittmann et Henri Royer.

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Victor Prouvé, Vision d’automne, 1899, MEN. (c) MEN, cliché MEN

 

Visite guidée sur réservation auprès du service des publics des musées, par téléphone (03.83.17.86.77 – du lundi au vendredi, de 9h à 12h30) ou par mail (servicedespublics-musees@mairie-nancy.fr).

Des visites guidées sur son téléphone ou sa tablette!

lundi 20 février 2017

Grâce à la nouvelle application izi.TRAVEL, vous pouvez désormais télécharger sur votre smartphone les deux parcours audioguidés proposés au musée de l’École de Nancy. L’appli disponible sur toutes les boutiques, est gratuite et propose une sélection d’images en plus du commentaire audio. Un moyen idéal pour visiter, depuis chez vous, votre musée préféré !

L’application izi.TRAVEL est disponible sur toutes les plate-formes de téléchargement et gratuite.

izi TRAVEL

https://izi.travel/fr/5a4a-musee-de-l-ecole-de-nancy/fr 

Le retour de Narcisse…

jeudi 9 février 2017

Les techniques de restauration et le talent et la patience des restaurateurs font parfois des miracles… C’est le cas pour ce Narcisse, statue d’Alexandre Charpentier, éditée par Émile Muller et Compagnie, qui vient, après une longue restauration, de retrouver sa place au cœur de la salle-à-manger Masson.

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Alexandre Charpentier, Narcisse. Musée de l’École de Nancy. Cliché D. Boyer

 

Alexandre Charpentier (1856-1909), sculpteur, graveur, ébéniste, décorateur, est l’un des grands défenseurs d’un art social, un art pour tous, bousculant la hiérarchie des arts majeurs et mineurs, un touche-à-tout prolixe, puisant dans l’observation naturaliste toute son originalité. Il est naturellement favorable à l’édition et à la reproduction de ses créations, non pas en “un nombre infini d’exemplaires”, mais en “délimit[ant] scrupuleusement le chiffre”. Il fait alors le choix de matériaux et de techniques bon marché, pour parvenir à un coût de production et un prix de vente raisonnables (1). Avec la Grande Tuilerie d’Émile Muller d’Ivry-sur-Seine Seine, il produit, comme ici avec Narcisse, une petite statuaire, souvent utilitaire, ou simplement décorative, à la sensualité discrète. Narcisse se contemple avec retenue et presque sans expression. Seul son pied relevé semble traduire la satisfaction que lui procure son reflet…

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Sur les photos anciennes de la salle-à-manger, Narcisse sur son rocher était posé sur la tablette surmontant la cheminée. Cette position périlleuse, et surtout la fragilité du matériau, la faïence fine, expliquent sans doute les vicissitudes de cette œuvre, cassée en plusieurs endroits et à plusieurs reprises. La restauration entreprise par Martine Bailly, spécialiste de la céramique, visait donc à rendre à l’objet sa cohérence physique en recollant le plus de fragments possibles, et à retoucher les zones visibles abîmées afin de présenter une surface émaillée unie et lisible.

 

Après le dépoussiérage et le dégraissage de l’œuvre, a pu commencer le patient travail de reconstitution du puzzle. Certaines réparations anciennes ont été laissées en place. Les fissures et la pâte blanche qui constitue l’objet ont été consolidées par l’emploi d’une résine acrylique réversible, comme il est d’usage. La tête de Narcisse, élément lourd placé en surplomb, a été renforcée par le positionnement d’une tige en plexiglas creuse dans la cavité. La glaçure qui recouvre l’objet a été comblée avec une résine vinylique teintée dans la masse, retouchée à la peinture acrylique et à l’aquarelle, et finie par un vernis acrylique brillant afin de s’approcher au plus près de la matière originale. Le résultat est saisissant, comme le montrent les photos avant-après.

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Le pied de Narcisse avant-après

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la main de Narcisse en 3 clichés: avant intervention, après le comblement et après retouche de peinture et vernis.

 

 

Le retour de Narcisse a nécessité la confection d’une boîte spéciale pour son transport, et une manipulation périlleuse réalisée sous haute surveillance. L’œuvre avait été donnée au musée de Nancy avec l’ensemble de la salle-à-manger Masson en 1938 par la veuve de Charles Masson, parallèlement à la donation Corbin. Bien installé dans sa niche, Narcisse ne devrait plus en sortir avant de longues années !

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Photo ancienne parue dans la Lorraine artiste du 1er – 15 septembre 1904, sur laquelle on peut voir la statue de Charpentier à la place qu’elle occupe à nouveau!

 

(1) Cité dans la présentation de l’exposition qui lui est consacrée au Musée d’Orsay en 2008, ici :

http://www.musee-orsay.fr/fr/evenements/expositions/archives/presentation-detaillee/browse/8/article/alexandre-charpentier-7830.html?S=&tx_ttnews%5BbackPid%5D=252&cHash=a56a7030be&print=1&no_cache=1&

Les jours raccourcissent …

vendredi 21 octobre 2016

… la nuit tombe de plus en plus tôt!

La nuit,c’est justement le thème de la prochaine “visite famille”, proposée par le musée de l’École de Nancy le 30 octobre prochain à 10h30 (réservez vite au 03.83.17.86.77 ou par mail).

Voici toute trouvée l’occasion pour Off de reprendre la parole après plusieurs semaines de silence (avec nos excuses)!

La nuit a été l’un des sujets privilégiés et récurrents de nos artistes. Pour ne pas dévoiler tous ses mystères avant la visite du 30, Off a choisi de s’intéresser à un sujet parallèle: le noir.

En fins connaisseurs de votre musée favori, les images de certaines verreries d’Émile Gallé vont immédiatement surgir: les Hommes noirs, bien sur, la Nuit japonaise ou le si poétique Seulette suis. Gallé fit un usage fréquent de cette couleur – ou non-couleur – dans son œuvre de verre.Vous pensez aussi  à la gravure, qui offre de multiples possibilités de noirs, ce dont l’exposition récente dédiée à Victor Prouvé faisait état.

Au-delà de la simple nécessité de rendre une atmosphère, celle du crépuscule ou de l’hiver (vase bouteille Chat-huant, vers 1903), ou encore celle des  fonds marins (vase Lis de mer, vers 1903), ou d’exprimer un sentiment de tristesse ou de colère (vase Les Hommes noirs, 1900), le noir apporte chez Gallé une densité inédite à sa matière.

C’est le cas en particulier sur les vases ou il utilise le seul contraste d’une paraison noire appliquée sur une couche transparente. La libellule suspendue sur la “gargoulette au long col” de Seulette suis, se détache par une gravure en camée délicate et précise, par opposition au fondu des nuées qui l’entourent. La profondeur du coloris, associée au relief obtenu, confère une présence si réaliste à l’insecte qu’il donne le sentiment d’être juste posé.

E. Gallé, vase Seulette suis, 1900. MEN (c) MEN. Studio Image

E. Gallé, vase Seulette suis, 1900. MEN (c) MEN. Studio Image

Dans sa notice de l’exposition de 1889, Gallé explique le procédé technique pour obtenir le noir de son vase: “Noir (hyalite).- Cette composition serait d’un aspect assez triste; mais la taille y met à jour des nuagés verdâtres que le graveur peut utiliser heureusement, comme le montre la pièce n°122, gargoulette au long col, où la couche noire a été découpée en vapeurs et en ailes de libellules (…).  Je crois pouvoir attribuer le reflet gris qui irise en quelque sorte cette matière à un commencement de réduction du peroxyde de fer, en présence de l’atmosphère charbonneuse de l’ouvreau durant le travail.” (1)

L’usage du noir chez Gallé, répond comme pour les autres couleurs, au désir d’imiter les effets naturels des pierres dures. Il est ainsi employé pour matérialiser par exemple un socle de vase, imitant le marbre noir des antiques (Coupe La Nuit, vers 1884) . Il est souvent employé pour rendre des effets de marbrures, et se mêle à d’autres teintes laissant apparaître de subtiles tonalités colorées, bleutées, ocres ou rougeâtres (Vase Géologie, 1903-1904, Vase Nuit Japonaise, 1900, vase Algues, vers 1899, vase le Genièvre, 1900, vase les Pins de Ravenne, 1903)…

E. Gallé, vase Courge noire, vers 1900-1902. MEN (c) MEN, C. Philippot

E. Gallé, vase Courge noire, vers 1900-1902. MEN (c) MEN, C. Philippot

Le vase Courge noire (vers 1900-1902) exprime bien toute la richesse des effets et reflets du noir chez Gallé. On comprend face à cet objet énigmatique, l’attrait qu’a exercé sur lui un outil de Camille Martin, un bois d’impression, au point de l’acquérir et de lui consacrer un texte dans la Lorraine artiste (2), peu après le décès de ce dernier et la vente de son fond d’atelier en 1899. “On vendait à l’exposition des œuvres de l’artiste regretté, des épreuves d’une gravure sur bois représentant quelques noires silhouettes de baliveaux. (…) Mais bien autrement suggestive que ces taches de décor était la planche même servant à les imprimer. (…) Il s’en dégage une saisissante impression d’art. (…) Les plans s’interposent: les pâles creux prennent un doux relief; les noirceurs en surface s’enfoncent dans toute la profondeur nocturne; les prestiges opèrent leur charme; l’œil est surpris; l’âme est émue. L’impression poétique se dégage pour ceux du moins qui connaissent la beauté de la nuit, et qui chérissent la pénombre un peu déconcertante d’une nuitée en forêt, le vague malaise qui surprend le piéton attardé, le soir, à l’orée du bois. Là dans l’obscurité pullulent des lueurs; après l’arrêt des bruits, le bruissement de l’activité chuchotante et mystérieuse des choses que l’on ne voit pas, mais qui veillent et font leur affaire en secret. Ainsi cette petite œuvre de Martin, cet “essai de gravure sur bois”, par l’instinctive science des magies et de la couleur précieuse, crée autour d’elle un peu de silence. Et il semble qu’on va voir, tout au fond de ce recueillement, monter parmi les feuillages l’étoile du soir ou l’étoile du matin.”

Tout est dit…

 

C. Martin, L'orée du bois, sans date. Bois d'impression. MEN (c) MEN, D. Buren

C. Martin, L’orée du bois, sans date. Bois d’impression. MEN (c) MEN, D. Buren

* Pour une immersion dans le noir, version contemporaine, vous pouvez aussi visiter la nouvelle exposition de la Galerie Poirel Eigengrau. 24 nuances de gris, présentée du 28 octobre 2016 au 5 février 2017. Pour en savoir plus: www.poirel.nancy.fr

 

C. Martin, L'Orée du bois, sans date, gravure sur bois. MEN (c) MEN, D. Boyer

C. Martin, L’Orée du bois, sans date, gravure sur bois. MEN (c) MEN, D. Boyer

 

(1) E. Gallé, Écrits pour l’art. Notices d’exposition, 1908, p. 337.

(2) Paru dans La Lorraine artiste de juin 1899, et publié dans Gallé, ib. Camille Martin, Un bois d’impression n°78 de son exposition posthume, p. 204-206.

 

 

Et si on allait à Turin ?

mardi 21 juin 2016

Cette question sonne comme une invitation à partir en vacances, à la recherche d’un soleil bien absent de nos régions… Turin, pour nos chers artistes de l’École de Nancy, fut cependant un rêve déçu. La toute nouvelle Alliance Provinciale des Industries d’Art espérait y représenter les arts décoratifs français lors de la grande exposition qui s’y déroula en 1902. C’était l’occasion idéale pour le jeune groupe d’y exposer ensemble pour la première fois, avec une visibilité et un  retentissement internationaux. Malheureusement, l’École de Nancy  ne parvint pas à obtenir de L’État et de la Ville de Nancy les subventions nécessaires.  Les maisons Daum, Majorelle et Fridrich seules y participèrent à titre individuel, perdues au milieu de l’abondance des exposants…

 

L'un des projets d'Émile André, pour l'entére du pavillon de l’École de Nancy à l'exposition de Turin, en 1902. ©C. Philippot/ Musée de l’École de Nancy

L’un des projets d’Émile André, pour l’entrée du pavillon de l’École de Nancy à l’exposition de Turin, en 1902. ©C. Philippot/ Musée de l’École de Nancy

Mais cette question est plus que jamais d’actualité aujourd’hui, puisqu’une spectaculaire exposition, conçue par  Carolyn Christov-Bakargiev et Virginia Bertone, se tient actuellement à la Galleria Civica d’Arte Moderna, « Organismi : Dell’Art nouveau di Emile Gallé alla Bioarchitettura”.

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Le musée de l’École de Nancy a prêté à cette occasion plusieurs pièces et contribué au beau catalogue.  Celui-ci s’ouvre d’ailleurs sur la fameuse devise d’Émile Gallé, dont la traduction italienne sonne joliment à nos oreilles !

«  Nos racines sont au fond des bois, parmi les mousses, autour des sources » – « Le nostre radici sono in fondo ai boschi, tra i muschi, intorno alle sorgenti »…

Vase Tétards d'Emile Gallé, 1900, avec son inscirption extraite de Théophile Gautier "Aux fossés la lentille d'eau, De ses feuilles vert de grisées étale le glauque rideau"... ©P. Caron / Musée de l’École de Nancy

Parmi les œuvres prêtées par le MEN, ce vase “Têtards” d’Émile Gallé, 1900, avec son inscription extraite de Théophile Gautier “Aux fossés la lentille d’eau, De ses feuilles vert de grisées étale le glauque rideau”… ©P. Caron / Musée de l’École de Nancy

L’exposition met en relation l’Art nouveau et le biocentrisme contemporain. Elle prend comme point de vue l’hypothèse selon laquelle de nombreux éléments rapprochent ces courants : tous deux ont été précédés de changements profonds et rapides, et d’innovations technologiques et industrielles (le chemin de fer, l’électricité, le télégraphe, le microscope, la photographie pour l’un, le trafic aérien, la télévision, la radio FM, la révolution des télécommunications avec Internet pour l’autre).

 

Le dessin préparatoire pour le vase Têtards.©C. Philippot/ Musée de l’École de Nancy

Le dessin préparatoire pour le vase Têtards.©C. Philippot/ Musée de l’École de Nancy

La première partie de l’exposition est donc consacrée à l’Art nouveau, et en particulier à l’œuvre d’Émile Gallé. Sont exposés verreries et pièces de mobilier, parmi lesquelles les vases Têtards, Fonds de la mer, Lys de mer ou Ancolies, ainsi que de nombreux dessins préparatoires, et photos anciennes. La scénographie leur associe des dessins de l’architecte Liberty Raimondo d’Aronco et du scientifique Santiago Ramon y Cajal, découvreur du neurone. L’exposition présente également les projets conçus par l’architecte Émile André pour le Pavillon de l’École de Nancy pour l’exposition de Turin en 1902, ainsi que les lettres de Gallé au critique d’art Gabriel Mourey, conservées au Getty Research Institute de Los Angeles, dans lesquelles il exprime sa profonde amertume à devoir renoncer à cette exposition.

Le vase Ancolies, commandé à Gallé par Émile André pour sa fiancée, 1902. ©C. Philippot/ Musée de l’École de Nancy.

Le vase Ancolies, commandé à Gallé par Émile André pour sa fiancée, 1902. ©C. Philippot/ Musée de l’École de Nancy.

Notre époque est, quant à elle, illustrée par des écosystèmes de l’artiste Pierre Huyghe, des créations du botaniste Patrick Blanc, inventeur des murs végétaux  et des projets d’architecture écologique et durable de Mario Cucinella. Enfin, l’exposition se termine par une partie consacrée à l’organisation Slow Food, qui a pour but de faire connaître la bonne nourriture : bonne pour celui qui s’en nourrit, mais aussi pour celui qui la cultive et pour l’environnement !

 

Et le beau dessin préparatoire... ©C. Philippot/ Musée de l’École de Nancy

Et le beau dessin préparatoire… ©C. Philippot/ Musée de l’École de Nancy

Et si vous alliez à Turin découvrir cette curiosité ?

 

Vue de l'exposition "Organismi" à Turin, les verreries d’Émile Gallé. ©F. Parmantier

Vue de l’exposition “Organismi” à Turin, les verreries d’Émile Gallé. ©F. Parmantier

http://www.gamtorino.it/mostra.php?id=573#

Journée de l’Art nouveau

vendredi 27 mai 2016

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Vendredi 10 juin, on célèbre l’Art nouveau à travers toute l’Europe!

Pour participer, c’est facile!

– Depuis chez vous, postez votre photo de détail Art nouveau sur la page Facebook du Réseau Art nouveau Network: ici

et gagnez peut-être un super cadeau!

– Venez nous rendre visite! Le musée de l’École de Nancy est ouvert de 10h à 20h et vous propose des animations gratuites tout l’après midi. Retrouvez le programme ici

Nous vous attendons nombreux pour fêter l’Art nouveau!

 

10 JUIN - Journée de l'Art nouveau

10 JUIN – Journée de l’Art nouveau

 

Journées Européennes des Métiers d’Art 2016

vendredi 18 mars 2016

 

visuel_jema-espace-presseLa nouvelle édition des Journées Européennes des métiers d’art aura lieu les 1er, 2 et 3 avril prochains… Le musée de l’École de Nancy participe les 2 et 3 avril et propose des démonstrations de savoirs-faire précieux et délicats…

La céramiste Annick Thiaville met en œuvre une technique exceptionnelle et qui a quasiment disparu, la lithophanie de porcelaine. Ce savoir-faire, datant du 19ème, lui permet de développer un travail d’une extrême finesse qui passe par des étapes de créations très minutieuses. Elle sculpte son image dans la cire en rétro-éclairage, puis en garde l’empreinte dans du plâtre sur lequel elle viendra ensuite couler sa porcelaine. Les « plaques » de porcelaine obtenues, aux motifs révélés par la lumière, oscillent entre une délicatesse proche du camé, la luminosité du verre, la préciosité d’une pierre, autant de qualités qu’elle essaie (en tout cas) d’atteindre dans son travail dans un souci premier d’esthétisme.

Un exemple de l'art oublié de la lithophanie par Annick Thiaville

Un exemple de l’art oublié de la lithophanie par Annick Thiaville

Outre des démonstrations tout au long du weekend, Annick Thiaville vous propose, en compagnie d’une conférencière,  une visite guidée des collections de céramique du musée: “regards croisés”, au cours de laquelle est reviendra sur les différentes techniques de la céramique.

Visites guidées GRATUITES programmées samedi et dimanche à 10h30, sur réservation préalable auprès du service des publics (03.83.17.86.77 et servicedespublics-musees@mairie-nancy.fr)

Annick Thiaville est implantée depuis l’automne dernier à Baccarat, dans le lieu d’accueil d’entreprises qui s’est au sein du Pôle Bijou de la Communauté de Communes des Vallées du Cristal.

Le bijoutier Jacky Schwartz collabore avec le Pôle Bijou de la Communauté de Communes des Vallées du Cristal à Baccarat depuis que l’idée en est née. Au cours d’une vie entière au service de la bijouterie et de la création, et avec une passion pour le courant Art Nouveau et l’Ecole de Nancy,  Jacky Schwartz a été consacré en 2000 par le Prix Dunhill Prestige International qui récompense un artisan exerçant un métier rare lié au luxe et au prestige, et à ce jour le seul Lorrain à l’avoir reçu. Il travaille beaucoup à partir de la technique ancestrale dite de la « cire perdue ». Un modèle en cire est créé par des techniques de sculpture, puis englobé dans un moule réfractaire que l’on cuit pour faire fondre le modèle en cire qu’il contient. Le moule contient alors un creux (là où précédemment il y avait la cire) qu’il s’agira de combler par une coulée de métal, de verre (pâte de verre) … L’objet ainsi obtenu est une copie exacte du modèle original en cire.

 

Bijoux Monnaie du Pape de J. Schwartz

Bijoux Monnaie du Pape de J. Schwartz

 

Jacky Schwartz sera présent samedi et dimanche pour expliquer son travail.

Installée à Nancy depuis 2013, la graveuse Jeanne PICQ obtient son diplôme de gravure à l’école Estienne en 2007, après avoir étudié une année aux ateliers de Sèvres et une à l’ENSAAMA Olivier de Serre. Dès lors , elle se consacre à la réalisation d’estampes dans différents ateliers parisiens, puis au sein de l’atelier La Belle Estampeà Bordeaux.
Son travail mixe différentes techniques de taille douce (eau forte, pointe sèche, aquatinte,..) ainsi que des techniques de linogravure, alliées très souvent à des encollages de papiers à motifs.”

Les Foulettes, Jeanne Picq

Les Foulettes, Jeanne Picq

On retrouvera Jeanne Picq pour deux autres moments d’initiation à l’estampe, organisés dans le cadre de la prochaine exposition Victor Prouvé et l’art de l’estampe:

– le samedi 11 juin à 10h30, pour les adultes
et le
– mercredi 8 mai à 14h30, pour les enfants de 7 à 11 ans.

(Réservations auprès du service des publics)

Et rappelez-vous, pendant les JEMA, le musée est GRATUIT!

Les femmes du musée…

mardi 8 mars 2016
Victor Prouvé, portrait des demoiselles Moulin, 1903. M%usée de l’École de Nancy. Photo C. Philippot

Victor Prouvé, portrait des demoiselles Moulin, 1903. Musée de l’École de Nancy. Photo C. Philippot

Nous avons déjà évoqué l’absence remarquée de membres féminins dans la fondation de l’École de Nancy et plus généralement parmi les artistes nancéiens.

Rose Wild ou Madeleine Deville sont les seules à avoir laissé leurs noms sur des œuvres conservées au musée. Pourtant l’influence  des femmes dans l’École de Nancy fut décisive: Henriette Gallé, Jika Majorelle… comme dit le proverbe, “derrière chaque grand homme, il y a une femme”!

Barco Nancy  photographe, Henriette Gallé. Collection particulière. (c) MEN

Barco Nancy photographe, Henriette Gallé. Collection particulière. (c) MEN

En 1962, Françoise-Thérèse Charpentier devient la première conservatrice du nouveau musée de l’École de Nancy ouvert dans l’ancienne propriété Corbin. Grâce à ses liens privilégiés avec les filles d’Émile Gallé notamment, elle contribue par un intense travail de fond  à la redécouverte du mouvement, couronnée par l’exposition consacrée à Émile Gallé à Paris en 1985.

F-T Charpentier (en blanc) lors de l'inauguration du musée le 26 juin 1964. Photo archives M. Daum, MBA Nancy

F-T Charpentier (en blanc) lors de l’inauguration du musée le 26 juin 1964. Photo archives M. Daum, MBA Nancy

Aujourd’hui, c’est toujours une conservatrice, Valérie Thomas, qui  dirige le musée depuis 20 ans!

En cette journée de la femme, hommage à celles qui œuvrent au musée de l’École de Nancy! Chacune dans leur spécialité, elles contribuent à le faire rayonner…

Une partie de l'équipe du musée en 2014

Une partie de l’équipe du musée en 2014

Nos agent(e)s d’entretien: Malika, Françoise et Berthe, ainsi que Laetitia à la Villa Majorelle

Nos agent(e)s d’accueil: Smahane, Jacqueline, Nathalie, Tracy et Jeanine

Et nos vacataires: Hélène, Ursule, Anaïs et Olivia

Nos guides- conférencières: Kathy, Lucie, Christine, Prescilla et Ghislaine pour les ateliers

Notre documentaliste: Blandine

Notre responsable des publics: Emmanuelle

Notre responsable du service des publics: Véronique

Notre chargée de la communication: Véronique

Notre agent comptable et administratif: Ingrid

Notre directrice administrative: Monia

Notre bénévole: Roselyne

Notre directrice: Valérie

Et une petite pensée aussi pour celles qui sont parties mais qui ont laissé leur marque: Anne-Laure, Raymonde, Francine, Françoise, (les) Dominique, Hélène… et bien sûr Monique (†)

Et à sa manière, Mie, la petite mascotte du musée qui nous a quitté hier, participait elle aussi au rayonnement du musée.

 

Mie, la petite pensionnaire du musée...

Mie, la petite pensionnaire du musée…

Bonne année 2016 !

jeudi 7 janvier 2016

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Cliquez sur l’image pour l’animer…!

Adieu 2015…

mardi 22 décembre 2015

Toute l’équipe du musée de l’École de Nancy vous souhaite de joyeuses et heureuses fêtes de fin d’année…

Le musée est ouvert pendant les fêtes, à l’exception des 25 et 31 décembre.

Nous vous donnons rendez-vous en 2016!

Victor Prouvé, étude (Janvier) pour le décor du grand salon de l'hôtel de ville de Nancy, vers 1891, MEN. Cliché C. Philippot

Victor Prouvé, étude (Janvier) pour le décor du grand salon de l’hôtel de ville de Nancy, vers 1891, MEN. Cliché C. Philippot