Archive pour la catégorie ‘Là’

Un week end dédié aux métiers d’art…

jeudi 26 mars 2015

A ne manquer sous aucun prétexte, ce week end, la 9ème édition des Journées Européennes des Métiers d’art (JEMA). Des artistes et artisans ouvrent les portes de leurs ateliers pour nous montrer leurs savoirs-faire… Le riche programme à travers la France est à découvrir ici, sur le site des JEMA…

 

Nous serons bien sûr en premier lieu au musée de l’École de Nancy, partenaire régulier des JEMA, pour s’intéresser à un métier lorrain… la broderie. Les élèves de la section broderie du lycée Paul Lapie de Lunéville seront présents tout le week end pour faire la démonstration de leur art de la délicatesse et de la précision… Des ateliers seront également proposés aux jeunes à partir de 12 ans… Sortez vos aiguilles!

Né dans le milieu de la broderie, Victor Prouvé rendit hommage à plusieurs reprises à ce savoir faire unique. On lui doit des créations textiles dans le cadre de projets décoratifs, comme les rideaux brodés de la salle à manger Masson (1903-1904), un modèle de coussin « Hommage à la brodeuse Lorraine (1909), et bien sûr, l’époustouflante robe « Bord de rivière au printemps« . En 1906, alors qu’il est président de l’Ecole de Nancy, Prouvé lance un concours de broderie avec Albert Heymann et la maison Lingelor, pour promouvoir ce beau métier.

Quelques pièces brodées appartenant aux collections du musée seront exceptionnellement présentées durant tout le week end.

Rendez-vous les 28 et 29 mars,
démonstrations et ateliers pour les jeunes à partir de 12 ans, de 10h à 12h et de 14h à 17h
Entrée gratuite!

PS: Des petits problèmes techniques expliquent l’absence de belles images pour accompagner nos posts ces temps-ci… nous nous excusons pour ce désagrément et espérons voir ce problème résolu rapidement…

Allons voir …

vendredi 23 janvier 2015

… si l’Art nouveau y est!

Toujours à la recherche de bons plans et de bonnes idées pour les amateurs d’Art nouveau, Off a fait le tour des expositions s’intéressant de près – ou de loin- à cette période que nous affectionnons…

Roubaix:
Le musée de la Piscine propose en ce moment une exposition consacrée à Camille Claudel,  Au miroir d’un Art nouveau (jusqu’au 8 février)

Claudel

Camille Claudel à Roubaix

« Camille Claudel est aujourd’hui perçue comme l’héroïne dramatique d’une histoire emblématique de la condition féminine au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle. Elle est surtout une artiste de premier rang qui apporte à l’histoire de la sculpture moderne un regard d’une grande singularité, ouvrant des ponts entre le naturalisme et le symbolisme, le néo-florentinisme et l’Art nouveau (…) »

Nous lirons avec attention le texte d’Emmanuelle Héran consacré à l’influence du courant japoniste et de l’Art nouveau dans l’art de Camille Claudel, publié dans le catalogue de l’exposition (Coédition Gallimard – La Piscine).

Paris:
Le musée d’Orsay présente ses plus récentes acquisitions en 7 ans de réflexion (jusqu’au 22 février)

7 années d'acquisitions, au musée d'ORsay jusqu'au 22 février

7 années d’acquisitions, au musée d’ORsay jusqu’au 22 février

Nous serons particulièrement attentifs à la section des arts décoratifs, où figurent de belles acquisitions École de Nancy, confrontées à des créations contemporaines …

« Deux œuvres de Gallé, un important vase sur le thème de la mer présenté lors de l’exposition de 1900 et un pichet sauterelle retracent l’extraordinaire fantaisie de l’artiste. (…) Alors que l’Art nouveau tempère sa maturation dans une étagère de Majorelle (donation Rispal), de nouvelles formes plus radicales annoncent l’art raffiné des années à venir avec une bergère de Karbowsky livrée pour Doucet, une commode de Mère aux panneaux de cuir gravé et une bergère de Ruhlmann à ses débuts sous influence viennoise, déjà totalement maître de sa ligne. »

La Haye:
Le musée Louis Couperus s’intéresse à  Carel de Nerée Tot Babberich en Henri van Booven. Den Haag in het Fin de siècle (jusqu’au 10 mai)

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A travers les figures du peintre Carel de Nerée Tot Babberich et des écrivains Henri van Booven et Louis Couperus, l’exposition évoque la vie artistique de La Haye à la fin du XIXème siècle. Très influencé par Aubrey Beardsley, le peintre néerlandais laisse un œuvre qualifié de « décadentiste », très symboliste, tout à fait  » Art nouveau », notamment par son goût japonisant. A l’image de ses contemporains belges, français ou allemands, Carel de Nerée Tot Babberich s’intéressa également -brièvement-  aux arts décoratifs et même au textile.

Darmstadt:
La Mathildenhöhe de Darmstadt révèle un autre artiste peu connu en France, Hans Christiansen. Die Retrospecktive (jusqu’au 1er février, il faut se dépêcher!)

Rétrospective Hans Christiansen à Darmstadt jusqu'au 1er février

Rétrospective Hans Christiansen à Darmstadt jusqu’au 1er février

Avec la découverte de Tiffany, puis un séjour à l’Académie Julian à Paris, Hans Christiansen devient un pur artiste du Jugendstil allemand, se consacrant essentiellement à la peinture, mais aussi au mobilier, à la céramique, au papier peint, à la broderie ou encore à la tapisserie. Après la Mathildenhöhe, l’exposition sera présentée successivement à Berlin, Munich et Flensburg, sa ville natale.

Ljubjana:
Ce tour d’Europe des expositions ne serait pas complet sans citer la nouvelle étape de Natures de l’Art nouveau, présentée à Ljubjana jusqu’au 19 avril

Ljubjana

Que dire de plus sur cette expo?, sinon qu’elle peut être un bon prétexte pour aller découvrir une ville magnifique au patrimoine Art nouveau exceptionnel, membre (francophone) du Réseau Art nouveau!

Bon voyage!

Carnet de voyage n°6: Aveiro

jeudi 15 janvier 2015

Le périple de l’exposition Natures de l’Art nouveau se poursuit… après la Catalogne, l’exposition est en ce moment même présentée au Portugal, dans une petite ville très active au sein du Réseau Art nouveau, Aveiro, une ville qu’on appelle aussi « la Venise portugaise »!

Aveiro, ville du centre du Portugal, connue pour ses "Moliciero", des barques permettant de naviguer sur ses canaux Image: vsitcentrodeportugal.com

Aveiro, ville du centre du Portugal, connue pour ses « Moliciero », des barques permettant de naviguer sur ses canaux
Image: vsitcentrodeportugal.com

Off a demandé à Andreia de nous parler de sa ville:

Off: Qui êtes-vous et depuis combien de temps vivez-vous à aveiro?Andreia: Je m’appelle Andreia et je vis à Aveiro depuis 32 ans, c’est à dire depuis ma naissance!

O: Quels lieux représentent le mieux l’Art nouveau dans votre ville?
A: Le très récent musée de l’Art nouveau, ainsi que la Rossio, le bâtiment dans lequel est situé le musée.

Musée d'Art nouveau d'Aveiro. Image: vsitcentrodeportugal.com

Musée d’Art nouveau d’Aveiro. Image: vsitcentrodeportugal.com

O:Quels autres lieux vous conseillez-nous de visiter?
A: Il faut visiter le musée d’Aveiro, qui raconte la vie de la Princesse Joan, qui est aussi l’endroit où a été inventé le bonbon traditionnel d’Aveiro, l’ovos moles. La visite de l’écomusée de Marinha da Troncalhada, s’impose aussi aux beaux jours!

O:Quelle est l’ambiance de la ville? Pouvez-vous nous dire ce qui la rend agréable à vivre?A: Il y a ici beaucoup de lumière, une cuisine délicieuse et de très beaux bâtiments! Aveiro est une ville étudiante (une grande université) et détendue, idéale pour vivre et travailler!

Suivez le parcours Art nouveau dans la ville. Image: vsitcentrodeportugal.com

Suivez le parcours Art nouveau dans la ville.
Image: vsitcentrodeportugal.com

O: un bon plan pour se loger, manger, faire du shopping?
A: Il y a de nombreux hôtels et chambres d’hôtes dans le centre-ville. Pour se restaurer, essayez les restaurants traditionnels situés autour du marché aux poissons. Pour le shopping, direction les rues commerçantes d’Aveiro, ou encore le Forum, un centre commercial.

Détail des typiques Azulejos Image: vsitcentrodeportugal.com

Détail des typiques Azulejos
Image: vsitcentrodeportugal.com

O: Que faut-il absolument rapporter d’Aveiro?
A: Des Ovos Moles, bien sûr! en forme de fruits de mer!

les fameux Ovos moles d'Aveiro

les fameux Ovos moles d’Aveiro

Découvrir Aveiro
Visiter le musée Art nouveau: et aussi sur Facebook

Aveiro possède un riche patrimoine bâti typique de l'Art nouveau Image: vsitcentrodeportugal.com

Aveiro possède un riche patrimoine bâti typique de l’Art nouveau
Image: vsitcentrodeportugal.com

Natures de l’Art nouveau /Naturezas de Arte Nuova, l’exposition est présentée à Aveiro jusqu’au 25 février 2015

L'exposition Natures de l'Art nouveau à Aveiro

L’exposition Natures de l’Art nouveau à Aveiro

 

Hokusai… et Nancy!

mardi 4 novembre 2014

Paris découvre actuellement l’exposition Hokusai… et mesure « l’effet Hokusai », presque comme ont pu le ressentir les européens à la fin du XIXème siècle!

Exposition Hokusai, Paris, Grand Palais, jusqu'au 18 janvier 2015

Exposition Hokusai, Paris, Grand Palais, jusqu’au 18 janvier 2015

Le musée de l’École de Nancy a prêté pour l’occasion un vase d’Émile Gallé sur lequel le verrier reprend un motif du maître Japonnais… Voilà pour Off l’occasion de revenir sur l’influence décisive qu a exercé l’art japonais sur le mouvement nancéien…

Emile Gallé, vase octogone Grenouilles, MEN, inv. AD 31. Cliché C. Philippot

Émile Gallé, vase octogone Grenouilles, MEN, inv. AD 31. Cliché C. Philippot

 NDLR: nous reprenons ici un extrait du texte de Blandine Otter écrit à l’occasion de la présentation de l’exposition -dossier « Le Japonisme ou l’influence  de l’art japonais dans l’art français à la fin du XIXème siècle » , présentée au musée de l’école de Nancy en 2003.

Le 23 octobre 1868 l’empereur Mitsuhito (1852-1912) proclame l’ère Meiji, synonyme d’ouverture du Japon à l’Occident. En effet, jusqu’ici, ce pays vit replié sur lui-même. Fermeture instaurée en 1639 par la politique des Tokugawa (shôguns : chefs militaires qui exercent le pouvoir véritable jusqu’en 1867). Seul un îlot artificiel dans le port de Nagasaki permet des liens commerciaux avec l’Europe (les Hollandais sont les seuls Occidentaux autorisés).

Mais l’art du Japon n’est pas inconnu puisqu’en 1867, à Paris, le «Pays du Soleil Levant» participe officiellement pour la première fois à une Exposition Universelle, par l’envoi de sabres, de porcelaines, de peintures, de laques, par la reconstitution d’une ferme japonaise…

E. Gallé, Petit vase Bambou, MEN. Cliché C. Philippot

E. Gallé, Petit vase Bambou, MEN. Cliché C. Philippot

Une véritable vogue pour l’esthétique japonaise des couleurs et du raffinement se révèle tout particulièrement en France, notamment par des influences sur la création picturale contemporaine et par l’éclosion d’un réseau actif d’amateurs, artistes, marchands ou collectionneurs. En effet, on peut citer le rôle non moins important de Siegfried Bing, marchand d’art et collectionneur d’objets orientaux, dont l’intérêt personnel pour la céramique fine et son sens des affaires l’ont conduit naturellement en direction de la mode pour les curiosités japonaises. En 1888, il initie une revue dédié à l’art japonais, intitulée Le Japon Artistique (éditée en Français, Anglais et Allemand), qui présente des articles illustrés par sa propre collection.

A cette même époque, a lieu l’ouverture du premier musée Guimet, en 1879 à Lyon, conçu comme un musée des religions, qui est transféré en 1889 à Paris. En 1892 le Louvre voit entrer des œuvres japonaises dans ses collections orientales qui seront complétées plus tard par plusieurs donations, dont celles d’une partie des collections de Siegfried Bing ou Louis Gonse (auteur d’une première histoire de l’art japonais publiée en 1883).

Victor Prouvé, reliure sur l'Art japonais de Louis Gonse, MEN. Cliché P. Buren

Victor Prouvé, reliure sur l’Art japonais de Louis Gonse, MEN. Cliché P. Buren

Dans le domaine de la création artistique, la passion pour l’art japonais a vite dépassé le stade de l’exotisme et se trouve lié au mouvement des artistes dits “d’avant-garde”. En effet, le Japonisme se répand surtout chez les artistes qui cherchent à trouver des expressions nouvelles. C’est la nouveauté de la mise en page, l’habileté du dessin, l’éclat des couleurs, la simplification des moyens picturaux, toute une esthétique qui va transformer l’art pictural occidental. Mais chaque artiste (Manet, Whistler, Degas, Monet…) tire parti de cette séduction de l’art japonais, à sa façon, afin de mieux s’exprimer. En effet, après la découverte et l’adoption d’une nouvelle forme d’art, a lieu ensuite son assimilation et enfin son interprétation, soit la création véritable.

Autre point important, celui de la place de l’art dans la vie quotidienne des Japonais. En effet, un objet utilitaire tend toujours à devenir une œuvre d’art, et une œuvre d’art a toujours une fonction. Cette revalorisation des arts appliqués, de l’alliance du beau et de l’utile trouve un écho dans les divers mouvements modernes voulant rétablir l’artisanat d’art comme celui des Arts and Crafts jusqu’aux tentatives de rénovation artistique de l’Art nouveau.

Les Européens sont également amenés à changer leur vision de la nature. Et grâce à l’art japonais, ils ont découvert un nouveau système de valeur comme l’amour du matériau employé, la manière de traiter un sujet, le plaisir que procure le rythme propre au trait…

Un Japonais à Nancy : Hokkaï Takashima (Haghi, Japon, 1850-1931)

Auteur de plusieurs traités sur la flore et l’agriculture japonaises, Hokkai Takashima arrive en France, en 1885, sur ordre et aux frais du Ministère de l’agriculture du Japon, comme élève étranger à l’École forestière de Nancy (alors unique en France).

Takashima, cascade, MEN; Cliché O. Dancy

Takashima, cascade, MEN; Cliché O. Dancy

Homme d’une grande culture et doué d’une vive sensibilité artistique, il noue des liens d’amitié avec les artistes nancéiens qui s’intéressent à l’art japonais, tels Camille Martin, Émile Gallé, Victor Prouvé… et, grâce à son talent pour le dessin, les aide à mieux cerner la façon dont les Japonais représentent le monde végétal ou ressentent la nature et plus particulièrement le rythme cyclique des saisons. C’est d’ailleurs la maîtrise avec laquelle il manie le pinceau qui est soulignée dans la presse nancéienne. Une exposition lui est notamment consacrée en 1886 dans la vitrine de René Wiener, l’un des animateurs de la vie artistique nancéienne.

Cette amitié avec les artistes nancéiens se retrouve par la dédicace à Camille Martin, Victor Prouvé et Louis Hestaux de quelques-uns des dessins actuellement exposés.

Après un dernier séjour à Nancy en 1889, et de retour au Japon, il abandonne ses fonctions officielles pour se consacrer pleinement à l’art.

Aujourd’hui, le musée municipal des Beaux-Arts de Shimonoseki possède un fonds important d’œuvres de Hokkai Takashima.

Un cas d’École : Gallé et les autres

 Hokkai Takashima ne peut être considéré comme l’initiateur du Japonisme à Nancy. En effet, l’art du Japon est déjà connu, et notamment chez Gallé. Représentant son père à l’Exposition Universelle de Paris de 1867, il a pu visiter à loisir la section du Japon. C’est d’ailleurs peut-être à cette époque qu’il constitue sa collection d’œuvres japonaises composée de céramiques, de bambous, de laques et d’estampes.

D’autre part, Nancy possède son magasin japonais et chinois au 13 rue Gambetta, dont le propriétaire, Armand Logé, fait imprimer sa publicité sur du papier japon.

Mais il faut noter que la plupart des créations de caractère “exotique” voyant le jour dans le Nancy du Second Empire est dans la lignée directe des “chinoiseries” rococo héritées du XVIIIe siècle. Inspiration que l’on retrouve d’ailleurs dans le piano d’Auguste Majorelle présenté à l’Exposition Universelle de Paris de 1878 avec un décor imitant les laques orientales (technique du vernis Martin), ou encore dans le décor Imari des lions héraldiques formant bougeoir ou chandelier de Gallé.

Bien entendu, les artistes nancéiens, dont Émile Gallé et Camille Martin (René Wiener, Intérieur d’atelier (Atelier Camille Martin), 1880), entre autres, sont attirés par la vogue de l’art du Japon, tout comme les artistes européens. Mais il ne s’agit pas là non plus d’une copie servile de cet art. En effet, Henri Frantz écrit à propos d’Emile Gallé : «Il puise dans l’art japonais la conception globale et les principes fondamentaux de son style. Mais nous ne devons pas en conclure qu’il le copie humblement. Rien n’est plus éloigné de l’art japonais que les travaux de Gallé […] Il ne fait qu’emprunter l’expression des artistes nippons et la remanie avec habileté et goût.» (The Magazine of Art, mars 1897).

E. Gallé, assiette japonaise, MEN. Cliché C. Philippot

E. Gallé, assiette japonaise, MEN. Cliché C. Philippot

Emile Gallé emprunte quelques éléments de l’art japonais comme par exemple les motifs zoomorphes que l’on peut retrouver sur l’arrosoir dont l’anse est une trompe d’éléphant, ou encore les humanisations d’insectes qui rappellent le sujet de quelques estampes japonaises mais qui sont aussi à rapprocher de la connaissance de la production du dessinateur nancéien Granville (1803-1847) (Jardinière Grandville, 1885-1889). Emprunt également de la composition chère aux artisans japonais comme l’imbrication de cartels de formes et de dimensions différentes. Le décor ainsi contenu dans des vignettes délimitées associe des herbages et des insectes (Jardinière Anthurium et libellule, vers 1882). L’asymétrie est également présente dans les compositions japonaises et se retrouve chez Gallé avec l’étagère Bambou (1894).

E. Gallé, étagère Bambou, MEN. Cliché Studio Image

E. Gallé, étagère Bambou, MEN. Cliché Studio Image

On peut également retrouver des motifs de décor typiquement japonais : le chrysanthème (Gallé, Vase Chrysanthème,), la carpe Koï et le bambou (Gallé, Jardinière Bambous, carpe et goujons, ), le papillon (Gallé, La Nuit japonaise, 1900), l’évocation des fonds sous-marins (Daum, Coupe Algues et poisson, ), ou encore celui très célèbre du Fuji-Yama dont l’évocation s’est multipliée par le commerce des estampes et leurs imitations parisiennes (Gallé, Eventail Ushiwa ou vue du mont Fuji-Yama).

E. Gallé, éventail japonais, MEN. Cliché Studio Image

E. Gallé, Éventail, MEN. Cliché Studio Image

L’art du Japon permet également un renouvellement des formes des objets et notamment un intérêt pour la section carrée que l’on retrouve dans le dessin préparatoire des ateliers Gallé (MOD 17) et la boîte à thé triple éditée par Saint-Clément dont le modèle est attribué à Émile Gallé.

NB: On sait également qu’Émile Gallé possédait dans sa bibliothèque un grand nombre de livres japonais. Parmi ceux-ci, essentiellement des albums de plantes et de dessins, il faut citer la présence de la Manga d’Hokusai, éditée en 15 volumes et probablement aussi celle de ses Cents vues du Mont Fuji. (Voir à ce sujet l’article de Ikonobu Yamane, La collection d’œuvres japonaises de Gallé et amitié avec Tokusô Takashima, dans le catalogue de l’exposition Émile Gallé, Nature et symbolisme, l’influence du Japon, Vic sur Seille, 2009)

En outre, le musée possède aujourd’hui dans le fonds Victor Prouvé, un grand nombre d’estampes japonaises originales collectionnées par le peintre, dont des œuvres de Hokusai, mais aussi d’autres peintres japonais bien connus en Europe à la même époque, comme Hiroshige ou Utamaro.

Le mont Fuji, estampe japonaise. Fonds Prouvé, MEN.

Le mont Fuji, estampe japonaise. Fonds Prouvé, MEN.

Henriette et Emile Gallé, la suite…

vendredi 10 octobre 2014

Pour les malheureux qui n’ont pu assister à la conférence consacrée à la correspondance entre Henriette et Émile Gallé, donnée mercredi 8 octobre à l’auditorium du Museum Aquarium, voici un petit résumé des échanges …

Ambiance studieuse à l'auditorium du Museum Aquarium

Ambiance studieuse à l’auditorium du Museum Aquarium

Après une introduction de Roselyne Bouvier, vice-présidente de l’Association des Amis de l’École de Nancy, a démarré la discussion autour de la correspondance d’Henriette et Émile Gallé, animée par Valérie Susset, journaliste à l’Est Républicain.

La genèse de la publication des lettres d’Henriette et Émile Gallé, fut tout d’abord évoquée par Philippe Thiébaut, aujourd’hui conseiller scientifique à l’Institut National d’Histoire de l’Art, après avoir été pendant de longues années, conservateur en chef du département des arts décoratifs au musée d’Orsay. Cette publication entre dans un cycle consacré par Les éditions la Bibliothèque des Arts aux correspondances d’artistes, auquel Philippe Thiébaut avait déjà participé pour Lallique. Connaissant bien la correspondance des époux Gallé pour l’avoir déjà étudiée, Philippe Thiébaut proposa à Jacqueline Amphoux, arrière petite-fille des Gallé, de collaborer sur cette édition. Jacqueline Amphoux, expliqua quant à elle, avoir souhaité faire la lumière sur la personnalité et le rôle d’Henriette Gallé, thèmes qu’elle étudie depuis longtemps. L’idée de publier ces lettres échangées dès les fiançailles et jusqu’à la fin de la vie d’Émile Gallé, permettait ainsi de révéler l’importance à la fois affective mais aussi professionnelle d’Henriette.

Au fur et à mesure des thématiques lancées par l’animatrice, Jacqueline Amphoux et Philippe Thiébaut ont ainsi évoqué les aspects tant intimes que publics de la vie commune des Gallé. Leur travail a notamment consisté à classer chronologiquement les lettres, mais surtout à éclaircir de nombreuses allusions peu claires, en particulier les références à des personnes souvent citées par leur seul prénom, et ce, grâce à des recoupements avec d’autres correspondances d’Henriette, avec ses sœurs, par exemple.

Valérie Susset anime ces échanges avec Jacqueline Amphoux et Philippe Thiébaut

Valérie Susset anime ces échanges avec Jacqueline Amphoux et Philippe Thiébaut

Philippe Thiébaut a souligné le plaisir évident de l’écriture pour Gallé, qui prend la forme d’une véritable conversation suivie, mais qui pour Henriette, n’est pas toujours chose facile. Aux charmants échanges des fiancés énamourés, succèdent peu à peu des conversations mêlant les affaires suivies par Henriette en l’absence d’Émile et les nouvelles familiales. Henriette ne cache pas à Émile son désintérêt pour la botanique, et plus tard, elle ne se prive pas non plus de lui donner son avis sur ses créations, même si, visiblement, Gallé n’en tient pas vraiment compte! Henriette lui fait également remarquer qu’elle voit en lui deux hommes, après le succès l’exposition de 1884: celui qu’elle connaît, et un autre, un mondain faisant partie de la « clique dorée » parisienne!

Très tôt, Henriette est impliquée dans les affaires de l’entreprise. On apprend par exemple qu’Henriette est la voix de la raison quand il s’agit des préparatifs pour les grandes expositions ou pour les extensions de l’usine, calmant les ambitions déraisonnables de son mari. Henriette est avec Émile Lang le pilier de la gestion de l’usine, pendant qu’Émile voyage… La connaissance de l’entreprise est capitale et décisive lorsque Gallé tombe malade et qu’Henriette reprend totalement la direction. C’est une femme toujours combattante et optimiste qui écrit à son mari alors parti en cure au Luxembourg ou dans les Vosges.

Ces années difficiles pour l’entreprise et pour le couple, sont bien sûr marquées par l’Affaire Dreyfus. Alors qu’Émile, grâce à ses séjours à Paris, entretient de nombreuses relations dans le milieu Dreyfusard, Henriette doit suivre les évènements à distance, et sous forme épistolaire. Mais elle évoque l’agressivité ambiante de la ville et la mise à l’écart des Dreyfusards dont les Gallé font partie. Tous deux ont souffert profondément de la haine ambiante exacerbée par les journaux antisémites, ou en voyant des anciens amis changer de trottoir à leur approche. Sans parler des angoisses liées à la chute vertigineuse de l’activité de l’usine après 1900.

Ces lettres nous rapprochent un peu plus de la personnalité de l’artiste, et de sa complexité. Homme de création, plutôt qu’homme d’affaires, il a toujours considéré son rôle de chef d’entreprise comme celui d’un chef de famille, n’ayant jamais la force de réduire le nombre des ouvriers, même dans les mauvaises périodes. Il s’exprime avec virulence et peu d’estime sur ses concurrents, avec lesquels il doit composer lors de la création de l’École de Nancy en 1901. Henriette apparaît toujours comme celle qui trouve les mots pour l’apaiser.

Ponctuée de quelques extraits de lettres lus, la conférence s’est achevée en laissant le sentiment d’avoir pu entrer un peu dans l’intimité de l’artiste, de l’homme engagé. C’est un homme bien entouré et très aimé aussi que révèlent ces lettres,  où l’affection profonde est omniprésente.

A découvrir par écrit bien vite!

Emile et Henriette Gallé, Correspondances, 1875-1904

Émile et Henriette Gallé, Correspondance, 1875-1904

Merci à l’AAMEN pour avoir organisé ce moment d’exception

 

Une heure avec… l’Ecole de Nancy, n°2

vendredi 3 octobre 2014

Retour à la Bibliothèque Stanislas, samedi 11 octobre à 10h30, pour le deuxième volet consacré au fonds École de Nancy, avec cette fois-ci un focus sur les reliures.

Après le succès de la première rencontre autour des revues et albums, Valérie Thomas, du musée de l’École de Nancy et Mireille François, de la Bibliothèque Stanislas commenteront les ouvrages reliés par René Wiener, Victor Prouvé, Camille Martin ou Jacques Gruber. Ce moment de découverte est aussi un moment d’échange, permettant d’approcher au plus près de ces pièces de collection et de poser les nombreuses questions qu’elles soulèvent.

Un moment privilégié pour les amateurs de belles choses!

Rendez-vous samedi 11 octobre à 10h30, à la Bibliothèque Stanislas, 43 rue Stanislas à Nancy, entrée libre, sans réservation.

Une heure avec l’École de Nancy, focus n°2

Une heure avec l’École de Nancy, focus n°2

PS: Cette spectaculaire reliure, qui fait partie des pièces présentées samedi, est due à René Wiener, d’après un dessin d’Adolphe Girardon, sur: Les Trophées de Hérédia. Paris: Lemerre, 1893.

Une heure avec…l’Ecole de Nancy

vendredi 5 septembre 2014

à la Bibliothèque Stanislas…

A l’occasion du 50ème anniversaire du musée, la Bibliothèque Stanislas et le musée de l’École de Nancy s’associent pour deux rendez-vous exceptionnels.

Samedi 13 septembre, à 10h30 aura lieu une première séance à deux voix, dédiée aux albums et revues Art nouveau conservés dans le fonds de la bibliothèque. Une rencontre fort intéressante et très complémentaire pour tous ceux qui aiment l’École de Nancy et sont curieux d’explorer un aspect moins souvent montré dans nos murs…

Cette heure sera suivie d’une seconde rencontre le 11 octobre à 10h30, centrée sur les reliures….

Une heure avec... l’École de Nancy

Une heure avec… l’École de Nancy

Entrée libre, sans réservation

BmN – Bibliothèque Stanislas
43, rue Stanislas
54000 NANCY

http://www.reseau-colibris.fr/

Voyages savants…

vendredi 8 août 2014

Si l’envie vous prenait de voyager pour étudier, voici deux idées de conférences…

Direction Riga, pour le 5ème laboratoire historique proposé le 5 septembre prochain par le Réseau Art nouveau, sur le thème:

Cohérence des espaces intérieurs et extérieurs dans l’architecture Art nouveau Européenne

Avec des études de cas et des spécialistes de toute l’Europe (Tallin, Bruxelles, Barcelone, Budapest, Riga, Glasgow…)

Pour s’inscrire: par mail maruta.briekmane@riga.lv et par fax au +371 67281184 avant le 20 août 2014!

Rendez-vous à Riga le 5 septembre...

Rendez-vous à Riga le 5 septembre…

Le 25 novembre, l’association Iconic Houses propose sa conférence annuelle à Barcelone, dans le cadre ô combien moderniste de La Pedrera…

Cette journée rassemble les institutions et propriétaires de maisons iconiques du 20ème siècle faisant partie de l’association, ainsi que des spécialistes en restauration, architecture, mais aussi management et marketing, venus partager leurs expériences.

Pour rappel, la Villa Majorelle et la maison Jean Prouvé font toutes deux partie de ce réseau de diffusion et de sauvegarde du patrimoine architectural contemporain.

... ou à Barcelone en novembre.

… ou à Barcelone en novembre.

Pour assister à cette journée:
contacter N. Drabbe par mail:  connect@ndcc.nl
(tarif réduit pour toute inscription avant le 10 septembre)

 

Envie d’ailleurs…

vendredi 1 août 2014

Vous n’avez toujours pas décidé où aller passer vos vacances? Vous êtes de ceux qui préfèrent les heures de visites plutôt que les heures de bronzage? Voici quelques idées pour vous qui aimez l’Art nouveau où qu’il se trouve!

Le musée des Arts appliqués de Budapest propose jusqu’au 31 juillet d’admirer sa collection de chefs d’œuvre Art nouveau . Ce musée fut fondé en 1872, sous l’impulsion du succès des arts décoratifs à l’Exposition Universelle de Paris de 1867. Le conservateur Jeno Radic initia une importante politique d’achats lors des expositions suivantes, celle de 1889 et celle de 1900 tout particulièrement.  De nombreux pays sont ainsi représentés, avec une importante collection d’œuvres françaises, dont Gallé,  Majorelle et Daum. Le site propose une visite virtuelle de l’exposition ici, ainsi que l’accès à la banque de donnée recensant l’ensemble de la collection. Même si le hongrois ne vous est pas familier, vous trouverez aisément les pièces en tapant « Nancy » ou « Gallé » dans le moteur de recherche!

Emile Gallé, vase à décor d'orchidée, 1900. Musée des arts appliqués de Budapest

Emile Gallé, vase à décor d’orchidée, 1900. Musée des arts appliqués de Budapest

Direction les pays Baltes, ensuite, avec une nouvelle étape pour l’exposition « Natures de l’Art nouveau », cette fois à Riga, en Lettonie.

Le centre de la ville est composé aux deux tiers de bâtiments Art nouveau et classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Le style, mêlant les grandes tendances européennes au « Romantisme national » et à l’Art nouveau dit « perpendiculaire », reflète l’essor industriel et culturel de la ville, et la volonté de l’inscrire comme reflet de son identité nationale.

Le musée Art nouveau propose en outre une exposition consacrée à l’Art nouveau des Pays Bas… de quoi alimenter notre découverte de ce style au delà des frontières!

Natures de l'Art nouveau, version lettone, jusqu'au 7 septembre à Riga

Natures de l’Art nouveau, version lettone, jusqu’au 7 septembre à Riga

Direction l’Ouest de l’Europe, avec une exposition consacrée à L’architecture Mackintosch, présentée à la Hunterian art Gallery de Glasgow, jusqu’au 15 janvier 2015.

Vous vous rappelez sans doute le récent incendie qui avait détruit une partie de la Glasgow School of Art … L’exposition réunit des dessins d’architectures inédits, associés à des films et des maquettes réalisés pour l’occasion. Elle fait le point sur tous les aspects de son travail, en particulier sur le cabinet d’architecture dont il faisait partie ou sur ses clients.

L'architecture selon Charles Rennie Mackintosch, à Glasgow

L’architecture selon Charles Rennie Mackintosch, à Glasgow

Restons au Royaume Uni, pour découvrir dans la rétrospective que le  Victoria & Albert Museum de Londres consacre à la robe de mariée de 1775 à 2014, ce que les couturiers de la Belle Epoque ont imaginé… (et où l’on apprend que la mariée n’est pas toujours en blanc!)

Ambiance nuptiale à Londres, au Victoria and Albert museum...

Ambiance nuptiale à Londres, au Victoria and Albert museum…

De retour en France, l’exposition présentée à l’Institut du monde arabe à Paris et consacrée à l’ Orient Express nous rappelle que ce dernier commença son périple dès 1883, bien avant qu’Hercule Poirot et l’Art Déco n’en fassent le mythe que nous connaissons. Il fallait sans doute avoir un certain esprit d’aventure pour embarquer à bord du train à destination d’Istambul! Voilà l’occasion rêvée de vivre l’expérience Orient Express grâce aux wagons que l’on peut visiter et d’en finir enfin avec les confusions Art nouveau – Art Déco!

 

Jusqu'au 31 août à l'Institut du Monde Arabe, embarquez à bord de l'Orient Express...

Jusqu’au 31 août à l’Institut du Monde Arabe, embarquez à bord de l’Orient Express…

Enfin, pour les purs et durs… n’oubliez pas de passer par l’Alsace et son musée du papier peint de Rixheim, qui consacre à l’Art nouveau une rétrospective jusqu’au 15 mai 2015. Compagnon indispensable de l’ameublement moderne, le papier peint permet à l’esthétique Art nouveau d’entrer dans de nombreux intérieurs, grâce aux procédés de reproduction mécanique qui ouvrent la voie de la production industrielle. L’exposition présente des papiers peints issus de la collection Zuber ainsi que des prêts de la Bibliothèque Forney, du musée de l’Impression sur étoffe de Mulhouse, etc… Si la majorité des papiers peints furent créés par des mains anonymes, certains portent la signature de créateurs célèbres comme Mucha ou Guimard…

Papier peint, manufacture inconnue, dessinateur Alphonse Mucha, 1898. Risheim, musée du papier peint.

Papier peint, manufacture inconnue, dessinateur Alphonse Mucha, 1898. Risheim, musée du papier peint.

Alors, plus une seconde à perdre… bouclez vos valises et en route pour ce grand tour de l’Europe!

 

 

 

Direction Terrassa!

dimanche 6 juillet 2014

Carnet de voyage n°4…

Natures de l’Art nouveau continue son périple européen… L’exposition est présentée encore pour quelques jours à Terrassa, une petite ville catalane située à une vingtaine de kilomètres de Barcelone, qui connut une forte expansion industrielle grâce au textile. Terrassa possède donc un patrimoine industriel particulièrement riche et intéressant, en particulier l’usine Vapor Aymerich ou la Masia Freixa, qui valent bien un détour, si la Catalogne est votre destination cet été!

Pour nous parler de la ville, nous avons rencontré Domenec Ferran, directeur du Museu de Terrassa.

Masia Freixa, Terrassa

Masia Freixa, Terrassa

Off: Quels lieux représentent le mieux l’Art nouveau à Terrassa?Domenec: L’usine Vapor Aymerich, bien sûr, la Casa Alegre de Sagrera, le Magatzem Fornès, l’Ecole Industrielle et pour finir la Masia Freixa.

Les toitures très étudiées de l'usine Vapor Aymerich, de nuit...

Les toitures très étudiées de l’usine Vapor Aymerich, de nuit…

O:Quels sont les autres lieux que vous nous conseillez de visiter?
D: La cathédrale Seu d’Egara, l’église San Pere de Terrassa, le château (castell),  le Cartoixa de Vallparadis, le théâtre principal et naturellement, le museu de Terrassa!

de jour...

de jour…

O: Quelle est l’ambiance de votre ville? pouvez-vous nous dire ce qui la rend agréable à vivre?
D: C’est une ville accessible, jolie et moins chère que Barcelone. Elle a l’avantage d’être justement près de Barcelone, avec des liaisons rapides. Terrassa propose beaucoup d’activités culturelles de grande qualité (théâtre, concerts de Jazz, …) et possède un riche patrimoine architectural et muséal.

La Casa Alegre de Sagrera

La Casa Alegre de Sagrera

O: Où nous conseillez-vous de dormir, manger, faire du shopping?
D: Le mieux est de trouver un hôtel dans le centre, où l’ambiance est très agréable, les monuments proches. A Terrassa, rien n’est à plus de 15 -20 minutes! Terrassa, comme les toutes villes catalanes, se vit dans la rue à partir du printemps!

L'Escola Industrial

L’Escola Industrial

et le Centre de Documentation du musée du Textile

et le Centre de Documentation du musée du Textile

 

O: Quel souvenir doit-on absolument ramener de Terrassa?
D: De l’artisanat local, souvent inspiré par les monuments modernistes de la ville, bien sûr!

La Cathédrale Seu d'Egara

La Cathédrale Seu d’Egara

et l'église San Pere

et l’église San Pere

L’exposition Natures de l’Art nouveau est ouverte jusqu’au 13 juillet prochain à la Salla Muncunill… Pas une seconde à perdre!

Naturaleses de l'Art nouveau

Naturaleses de l’Art nouveau