Archive pour la catégorie ‘La vie du musée’

Bienvenue chez les Corbin!

Mardi 21 mai 2013

Non, non, ceci n’est pas le remake local d’un film comique à succès, mais bien une invitation à visiter le musée en compagnie des Corbin, qui vécurent dans l’actuel musée de l’Ecole de Nancy, et à qui l’on doit une grande part des collections. Depuis quelques jours, il est possible de sélectionner un parcours audioguidé entraînant le visiteur à se projeter dans le passé, au son de la voix d’Eugène Corbin…

Monsieur Corbin raconte sa vie dans la maison, parle de ses relations avec les artistes de l’Ecole de Nancy, ou explique comment telle ou telle oeuvre est arrivée dans sa collection…

Une expérience conviviale et amusante pour voir le musée sous un autre angle!

Demandez l’audioguide à l’entrée: 1 €
Au choix: la visite générale traditionnelle des collections permanentes ou le parcours “Corbin”, repérable aux pictogrammes verts…

Bienvenue chez les Corbin

Bienvenue chez les Corbin

Ô Nuit…

Mardi 7 mai 2013

… des Musées 2013

 La nouvelle édition de la Nuit Européenne des Musées c’est samedi prochain, le 18 mai. L’occasion rêvée de prolonger un peu sa journée, par un détour au musée de l’Ecole de Nancy et à la villa Majorelle !

Cette année, le musée propose de partir à la recherche des intrus qui se sont glissés dans les collections permanentes à l’aide d’un livret jeu… Ouvrez bien vos yeux!

Pour les plus curieux encore, les guides du musée, répartis dans l’ensemble du musée, proposerons des commentaires rapides des grandes oeuvres du musée…

Rendez-vous pour une belle nuit, de 20h à minuit!
Entrée libre.

Nuit des Musées 2013

Nuit des Musées 2013

et pour connaître tout le programme dans votre région ou ailleurs c’est ici

Primavera Gioventù… dell’anno

Jeudi 25 avril 2013

Habitués du musée, vous avez sans doute rencontré, lors d’une visite, la brigade des jardiniers bichonnant le jardin du musée… Quelque soit le temps et la saison, l’équipe d’Yves Barthelémy, du service des Parcs et Jardins de la Ville de Nancy, sous la conduite de Valérie Walck, responsable Entretien et fleurissement, est aux petits soins pour cet espace vert un peu à part…
Off est allé à leur rencontre, par un après midi ensoleillé d’avril, un soleil bienvenu après des mois de grisaille!

Off: Cet hiver interminable, c’est un souci pour vous dans l’entretien du jardin?
Yves Barthelémy: Non, pas vraiment, on est plutôt en retard sur le rythme habituel, mais l’hiver n’a pas été particulièrement rude pour les plantes.
Valérie Walck: Contrairement à l’hiver 2012, où les très fortes gelées sont intervenues alors que les plantes étaient déjà montées en sève, cet hiver, malgré la neige, a été bien moins destructeur… Maintenant que les grosses gelées sont finies, on peut commencer la taille de printemps…
YB : Pour les hortensias, par exemple, c’est mieux de laisser la fleur déssèchée qui protège les nouveaux bourgeons.
Off : mais c’est radical comme taille ! il ne reste presque plus rien !
YB :
 les hortensias aiment ça, on enlève les vieilles branches. On laisse les tiges les plus vigoureuses…

Ratissage des feuilles mortes et taille des hortensias

Ratissage des feuilles mortes et taille des hortensias

O : Justement, quand le jardin est sous la neige, que faites-vous ? Vous vous occupez des serres ?
YB :
 non ! Les serres municipales ne sont pas de notre ressort! Et bien quand il y a de la neige, nous venons par exemple déneiger les abords du musée !

 

Un jardin sous la neige...

Un jardin sous la neige…

 

O: Ce jardin n’est pas comme n’importe quel autre espace vert. Avez-vous une approche particulière? Différente?
VW: Le jardin du musée, comme celui de la villa Majorelle,  fait partie de ce que nous appelons la « zone 1 », cela correspond au niveau d’exigence le plus haut pour son entretien. On est ici dans un espace vert traité en priorité et à un niveau horticole. Mais, comme pour l’ensemble des espaces verts de la ville, il est entretenu dans une démarche durable, sans emploi de produits chimiques, privilégiant la valorisation des déchets. Nous compostons, nous réutilisons par exemple les sapins de Noël récupérés pour fabriquer du paillis pour les plantes de terre acide…
YB : Par exemple pour la pelouse, on a décidé depuis quelques années de ne plus employer d’antimousse ou de désherbant chimique. On tond un peu moins souvent, on scarifie, on désherbe à la main et surtout on n’arrose plus, car on considère qu’une pelouse un peu jaunie par la sécheresse estivale est moins gênante que le gaspillage de l’eau nécessaire à un arrosage vraiment efficace. Alors, les pâquerettes qui poussent, finalement, c’est joli et quand il y a vraiment trop de mousses, et bien, comme cette année, on programme la réfection entière.
VW : et là encore, cela se passe dans cette même démarche de recyclage, puisqu’il est prévu de réutiliser la pelouse en rouleau  du jardin du Livre Sur la Place.
YB : Par exemple pour les massifs, nous privilégions aussi maintenant les vivaces au détriment des annuelles.

Le plan paysager du jardin, redessiné en 1998 par Ph. Raguin

Le plan paysager du jardin, redessiné en 1998 par Ph. Raguin

O : Justement, intéressons-nous à ce qu’il y a dans ce jardin… Entièrement redessiné et repensé en 1998 par le paysagiste Philippe Raguin, il est à la fois jardin historique, conservatoire des créations horticoles lorraines, jardin à l’ancienne et jardin public. Est-ce un jardin difficile à entretenir ?…
YB :
Non, c’est justement un espace très préservé, avec la surveillance, les caméras, on n’a jamais de dégradations. Par contre, contrairement à des massifs de carrefours ou des jardinières de rue, ici notre intervention doit être invisible. C’est-à-dire qu’on va essayer de garder les formes naturelles, de ne pas trop tailler… Ce chèvrefeuille arbustif par exemple, on ne va pas nécessairement le tailler en une fois, mais on va supprimer une branche une année, puis l’année suivante, une autre, pour lui garder une forme satisfaisante, sans le stresser et sans modifier sa forme générale. Malgré tout, comme c’est un espace ouvert au public, nous devons toujours nous assurer qu’il n’y a pas de danger : par exemple les branches des rosiers grimpants qui dépassent, les baies toxiques accessibles ou alors, comme dans le cas des grandes Berces, très urticantes, on va prévenir les visiteurs du danger avec une pancarte bien visible ! Pour la première tonte, on doit aussi faire bien attention aux tritons et grenouilles qui habitent la mare..

On supprime juste les tiges gènantes des rosiers grimpants

On supprime juste les tiges gênantes des rosiers grimpants

VW : c’est un jardin de collection, avec beaucoup d’espèces et de variétés différentes, en particulier, les fleurs obtenues par les grands horticulteurs du début du XXème siècle,  Félix Crousse et Victor Lemoine. C’est un des derniers endroits à Nancy, avec le jardin Godron ou le jardin Botanique – et même parfois en Europe !- où on peut les trouver. On a plusieurs variétés de pivoines, notamment, arbustives et herbacées : la pivoine x lemonei ’Flambeau’, la pivoine x lemonei ’Chromatella’, la pivoine x lemonei ’Satin Rouge’ et la pivoine x lemonei ‘ Mine d’or’.
YB : des fleurs capricieuses… mais aussi des anémones, des géraniums vivaces, des narcisses, des hellébores, des hortensias aussi, les clématites, les azalées, les rosiers anciens …

Les fameuse -et dangereuses - grandes berces du Caucase

Les fameuses -et dangereuses – grandes berces du Caucase

O : C’est compliqué de trouver ces espèces en particulier ?
VW :
 oui et non. Par exemple pour les pivoines, il n’y a pas d’horticulteur qui les élève dans la région. L’idéal quand on recherche des variétés particulières, c’est d’aller sur un grand salon horticole, comme le Festival de Courson. Là on peut rencontrer des professionnels très spécialisés.

O : Y a –t il des héritiers des grands horticulteurs nancéiens en Lorraine ?
VW :
 non, malheureusement, il n’y a plus d’obtenteurs comme Crousse ou Lemoine. Et certaines de leurs obtentions ne se trouvent plus qu’aux Etats Unis !

O : A côté de cette partie conservatoire, vous avez aussi des zones « saisonnières » :
VW : outre les bisannuelles, comme en ce moment les pensées, les monnaies du pape, qu’on vient de planter dans les jardinières autour du musée, on a un massif que l’on programme chaque année, et éventuellement avec une thématique en rapport avec un évènement. Nous faisons cela avec le jardin éphémère de la place Stanislas, et cette année, avec Renaissance Nancy 2013, on aura, en collaboration avec le Grand Nancy, 4 jardins thématiques.

O : Revenons à l’entretien du jardin. Est-ce que la terre d’ici est riche ? Que faites-vous pour l’enrichir ?
YB :
 comme le jardin a été refait en 1998, la terre est encore bonne, c’est une terre argilo-calcaire. On apporte un amendement organique en fin d’hiver, on rajoute de la terre de bruyère et un paillis pour les plantes qui en ont besoin, etc…

O : et pour les maladies ?
YB : on n’a pas de maladies !!
O : voilà qui doit faire rager tous ceux qui luttent sans succès contre les attaques d’oïdium etc…!
VW : On a réussi à éradiquer les maladies, justement grâce à notre démarche durable. Alors les résultats sont peut-être plus lents et moins flagrants, mais au moins ils sont beaucoup plus efficaces sur la durée. Nous utilisons un protocole en trois temps : pour commencer on va stimuler les racines, puis on va traiter les feuilles, et enfin stimuler les défenses naturelles, tout ceci avec un traitement à base de macération de plantes. Si vous ne faites pas la préparation vous-même, on en trouve maintenant dans le commerce .  Le résultat est progressif, mais, vous voyez, ça marche !

O : Et dans le cas de maladies récurrentes, comme la mineuse des marronniers ?
YB :
 Les marronniers sont attaqués par un insecte qui les stresse. C’est pour cela que les feuilles flétrissent dès le mois d’août. On a obtenu de bons résultats en utilisant un piège à phéromone. Malheureusement, il y a des marronniers non traités dans les jardins avoisinants , alors, les insectes sont revenus !

O : Il faut être patient au jardin !
YB : ah oui ! Quand vous installez une plante, ce n’est pas tellement l’effet immédiat qu’il faut prendre en compte, mais ce qu’on attend dans 2/3 ans…  mais il faut aussi être endurant ! On est dehors toute l’année !

 O : Justement, combien de temps vous prend l’entretien du jardin du musée ?
YB :
 Pour vous donner une idée, sur une équipe de 12 personnes plus 2 apprentis,  sur les 6 derniers mois, on est intervenu 20 fois 25 heures…
O : Donc 1000 heures par an ! En plus, en ce moment, c’est le grand nettoyage de fin d’hiver !
YB : nettoyage, taille, amendement… oui il y a beaucoup à faire, mais ça c’est toute l’année !

 O : Les visiteurs du jardin sont-ils sensibilisés ?
YB
 : oui, on a beaucoup de questions, de remarques… on sent les gens très intéressés !

 O : À vous entendre on vous sent vraiment passionné ! Vous jardinez aussi pour vous-même, ou bien, une fois la semaine terminée, c’est fini ?

YB : non, je jardine, on jardine tous, je crois. On a quand même du plaisir ! Et on aime bien donner des conseils !

 O : Oui, on en a tous besoin ! Je ferais bien un stage chez vous ! Vous avez beaucoup de demandes ?

VW : oui, c’est une profession qui a évolué. Autrefois, on considérait que ce métier était plutôt fait pour des jeunes sans formation, mais aujourd’hui ça n’a rien à voir. D’ailleurs officiellement, nous nous appelons « jardiniers – paysagistes »… Il y a beaucoup de choses à apprendre, et le métier, pour ceux qui le pratiquent depuis longtemps n’a plus rien à voir. Il faut s’adapter à une attitude et des pratiques plus responsables et plus soucieuses des conséquences.
O : c’est compliqué pour les « anciens » ?
YB :
non, finalement, on réalise très vite que nos pratiques sont bien plus efficaces et même bien plus économiques.

 

On retourne la terre pour l'aérer, avant le début d'une nouvelle saison de fleurissement

On retourne la terre pour l’aérer, avant le début d’une nouvelle saison de fleurissement

O : Vous sentez-vous plutôt « paysagistes » ou plutôt « jardiniers » ?

YB & VW : Jardiniers ! et on en est fiers !

Pour compléter la visite du musée, n’oubliez pas de faire un tour au jardin. Chaque saison en offre une vision différente et permet de retrouver les espèces choisies par les artistes pour décorer leurs oeuvres.

Pour faire connaissance avec l’équipe des Parcs et Jardins, ne ratez pas le rendez-vous qu’ils vous donnent au Parc Sainte-Marie, les 4 et 5 mai de 10h à 19h pour l’opération Nature en fête ! Sur leur stand, nos jardiniers vous prodigueront leurs conseils, mais surtout ils vous aideront à préparer vos jardinières de saison en mettant à votre disposition gratuitement le terreau de rempotage. Cette fête est aussi l’occasion de rencontrer des horticulteurs et des pépiniéristes et, qui sait, de dénicher une rare pivoine Lemoine !

 

Nature en fête au Parc Sainte Marie

Nature en fête au Parc Sainte Marie

 (CP Nature en Fête)

Un grand merci à Valérie Walck et Yves Barthelémy pour leur disponibilité et à Cyrille, Sylvain et Dominique pour avoir posé pour Off !

et pour en savoir plus, retrouvez les Parcs et jardins sur facebook et renseignez-vous sur le jardinage bio et naturel par exemple ici 

 

Le retour des Gueux…

Mardi 9 avril 2013

Non il ne s’agit pas d’un film historique ou d’un effet secondaire de la crise financière, mais de la vie des collections…

Dans un mois, le musée de l’Ecole de Nancy accompagnera à sa façon le grand évènement Renaissance Nancy 2013 en présentant une exposition-dossier sur l’influence de l’art de la Renaissance dans l’Ecole de Nancy. A cette occasion, le buffet “Les Gueux” d’Emile Gallé a été sorti des réserves pour être présenté dans les salles d’exposition. Ce matin, c’était montage au musée, en présence de Michel Donnot, ébéniste et fidèle assistant du musée quand il s’agit de manipuler ce genre de pièce…

“Pas de difficultés particulières pour ce buffet, en deux parties. Rien à voir par exemple avec le buffet ”De chêne Lorrain”, beaucoup plus compliqué. Un vrai travail d’ébénisterie, avec plusieurs parties assemblées, des chevilles,etc… Ici on a quelque chose de plus simple, qui tient plutôt de la menuiserie.”  Cela n’empêche pas notre spécialiste du bois d’admirer le fin travail de marqueterie et de pyrogravure.

La partie basse du buffet

Etape n°1: stabiliser la partie basse du buffet

Etape n°2

Etape n°2 : la deuxième partie du buffet est posée.

Sur le fronton qui couronne le buffet, un gobbi, inspiré par Callot.

Sur le fronton qui couronne le buffet, un gobbi, inspiré par Callot.

Et parmi les décors les initiales G R, souvenir du mariage d'Henriette Reinemer et Emile Gallé en 1875

Et parmi les décors les initiales G R, souvenir des familles Reinemer Gallé ?

Les doubles portes hautes à fiches

Les doubles portes hautes à fiches

et la très belle serrure ancienne (17ème siècle) des portes de la partie basse...

et la très belle serrure ancienn (17ème siècle) des portes de la partie basse…

La boîte à malice de l'ébéniste...

La boîte à malice de l’ébéniste…

Un dernier petit époussetage avant l'ouverture... et voilà!

Un dernier petit époussetage avant l’ouverture… et voilà!

La forme du buffet à deux corps, typique de la région Lorraine, montre ici d’évidentes références au style Renaissance, comme plusieurs des premières créations de mobilier d’Emile Gallé.  Le style “Henri II” est alors communément repris, en particulier, pour le mobilier des salles à manger… Les Gobbis et Gueux qui ornent le buffet sont un hommage évident de Gallé à Callot, maître de la gravure Lorraine. Si la date de 1875 rapelle sans doute  l’année du mariage d’Emile Gallé avec Henriette Grimm,  l’ inscription “4 mai 1675″ reste une référence non élucidée. De même, les intiales GR correspondraient plutôt à la famille Gallé Reinemer (nom de jeune fille de la mère de Gallé) plutôt qu’ à celle de son épouse. Ce buffet, resté dans la famille Gallé jusqu’en 1977, était installé dans la propriété de l’avenue de la Garenne, donc destiné à un usage familial. Il est donc probable que les décors aient fait  référence à des évènements importants et familiaux…

Michel Donnot, qui aime transmettre son admiration pour le travail du bois proposera d’ailleurs aux enfants entre 7 et 12 ans un atelier de marqueterie sur 3 journées les 28,29 et 30 août… un atelier que les adultes vont leur envier!

Rendez-vous cet été, et dès le 3 mai pour “La renaissance, un modèle pour l’école de Nancy?”…

Il se passe toujours quelque chose au MEN…

Mercredi 20 mars 2013
Le lapin de Pâques passer-t-il au musée de l'Ecole de Nancy?

Le lapin de Pâques passer-t-il au musée de l’Ecole de Nancy?

Programme dense en ce début de printemps !!

Si la chasse aux oeufs du dimanche de Pâques intéressera surtout les petits, le week end suivant, ce sont les amateurs de techniques qui seront gâtés, avec les Journées européennes des métiers d’art et de nombreuses démonstrations de savoir-faire…

Alors:

-  si vous avez entre 5 et 7 ans, inscrivez-vous pour un rendez-vous gourmand et rigolo à 10 h, le dimanche 31 mars et repartez avec un petit panier rempli de bon chocolat!
Servicedespublics-musees@mairie-nancy.fr

- si vous aimez le travail du bois, venez suivre l’une des démonstrations de marqueterie en compagnie des élèves du lycée de Liffol le Grand et du lycée Pierre et Marie Curie de Neufchâteau, samedi 6 avril entre 10h et 12h et 14h et 17h (pour tous) ou dimanche 7 avril entre 10h et 12h et 14h et 17h (jeune public)

Journées des métiers d'art

Majorelle se refait une beauté…

Jeudi 17 janvier 2013

Le musée de l’Ecole de Nancy annonce à ses visiteurs la prochaine fermeture pour rénovation de la salle “Majorelle”, où l’on peut admirer en temps normal le célèbre mobilier Nénuphar de Louis Majorelle. Ces travaux, prévus du 28 janvier au 27 février prochains, impliquent la condamnation de la pièce ainsi que la mise en place d’un parcours secondaire pour accèder aux salles suivantes, via le premier étage. Pendant la durée des travaux, le musée proposera donc le tarif réduit à tous les visiteurs.

La salle Majorelle, état actuel

La Colombe embellie

Vendredi 25 mars 2011

En vue de l’exposition consacrée au maître-verrier Jacques Gruber qui sera présentée à partir de septembre 2011 aux Galeries Poirel, le Musée de l’Ecole de Nancy a lancé une campagne de restauration des vitraux qui seront exposés et qui sont pour la plupart inédits. L’intervention a été réalisée par trois restaurateurs de l’Atelier Pinto (Poitou-Charentes), diplômés d’état en conservation-restauration de biens culturels et spécialisés en vitrail. Durant trois jours de travail, huit vitraux ont pu être restaurés sur place, et deux ont été emportés pour être traités en atelier.

Vitrail La Colombe

L’essentiel de ce travail a consisté en un nettoyage en profondeur des vitraux, à l’aide d’une brosse plongée dans un mélange d’eau et d’acétone. D’autres travaux ont été réalisés, comme le remplacement de fixations et de verres manquants sur certaines œuvres, ou encore le redressage des vitraux qui étaient fortement affaissés dans leur encadrement.

Vitrail La Colombe

Toutes les mesures prises ont été faites dans le respect de la déontologie des restaurateurs-conservateurs, qui impose notamment de pratiquer une restauration qui soit visible et réversible.

Vitrail La Colombe - Avant/après le premier nettoyage

Rendez-vous à partir du 16 septembre 2011 à Poirel pour admirer ce vitrail et beaucoup d’autres oeuvres de Jacques Gruber.

Et pendant ce temps…

Mardi 19 octobre 2010

…on travaille dur au musée de l’Ecole de Nancy!

Préparation d’exposition oblige, mais pas seulement. Un important chantier est actuellement entrepris en vue de rénover l’éclairage des salles d’exposition. De nouvelles rampes d’éclairage, munies de spots de nouvelle génération sont progressivement mis en place, dès que le dernier visiteur quitte le musée – ou presque- et ce afin de ne pas entraîner de fermeture.

Ces travaux répondent à deux besoins principaux: l’amélioration générale de l’éclairage des salles  grâce à un nombre de projecteurs qui passe de 45 à 155 et une meilleure orientation de la lumière pour mettre en valeur les objets exposés ;  et la réduction significative de la consommation énergétique du musée qui atteint à ce jour 9500 kw/h et qui doit descendre à 3225 kw/h, soit près de 65 % en moins.

Les équipements installés sont compatibles avec les exigences de conservation des oeuvres d’art, qui limitent l’intensité des lampes ou l’impact de la lumière naturelle sur les collections. Ceci a pour principal effet de conserver dans le musée l’impression de pénombre et d’intimité chère aux visiteurs.

travaux d'éclairage dans le bureau Majorelle

Ancien système d'éclairage

Nouveaux spots

Nouveau système d'éclairage

Info pratique

Mardi 31 août 2010

Ca y est, l’exposition Camille Martin est terminée et déjà une autre se profile à l’horizon. A partir du 6 novembre 2010, le musée de l’Ecole de Nancy présente une exposition consacrée au verrier Paul Nicolas.

Jusqu’à cette date, le musée pratique le tarif réduit pour tous, en raison de la fermeture temporaire de plusieurs salles du 1er étage (chambres André et Corbin, bureau Masson, salon Gauthier-Poisignon et bureau Perrin), chantier de scénographie oblige.

Pour ceux qui n’ont pas pu visiter l’exposition, voici quelques prises de vue souvenirs.

Buste de Camille Martin, par Mathias Schiff dans la salle d'introduction

Vues de forêts et de sous bois en techniques mixtes (gravures, bois gravé et bois brûlé, aquarelles) dans la salle "La nature en peinture"

Une vue de la salle des reliures, composées en solo ou avec la collaboration de Victor Prouvé et de René Wiener

La salle consacrée aux affiches, avec le gigantesque panneau au paon (dans le fond)

Et pour finir, le cabinet d'art graphique : menus, programmes, cachets, vignettes, eaux-fortes, aquarelles

A bientôt pour une nouvelle exposition au musée!

La rentrée de Paul Nicolas

Mardi 10 août 2010

Bien qu’il reste encore un peu plus de deux semaines pour visiter l’exposition “Camille Martin. Le sentiment de la nature“, le musée de l’Ecole de Nancy prépare activement sa prochaine exposition. Celle-ci sera consacrée au décorateur et verrier Paul Nicolas (1875-1952) qui fut l’un des principaux collaborateurs d’Emile Gallé (1846-1904) avant de fonder sa propre verrerie en 1919.

Au programme de l’exposition, de nombreuses verreries bien évidemment, mais aussi des dessins (études de fleurs, paysages, projets de vases) et des documents (notamment des diplômes) dont la restauration, menée à bien par Armelle Poyac (atelier Lapage), vient de s’achever.

Plus d’informations sur l’exposition ici mais nous ne manquerons pas de vous en reparler très vite…