Archive pour la catégorie ‘Gros plAN’

En février, j’apprends tout sur le mobilier…

Jeudi 26 janvier 2012

Ce message s’adresse aux enfants curieux d’apprendre en s’amusant!

Dimanche 5 février aura lieu une visite animée pour les enfants de 6 à 10 ans intitulée « De l’arbre au mobilier: le travail du bois dans l’Ecole de Nancy« , en compagnie d’un guide très particulier: un ébéniste professionnel…

Bien des parents vont envier leurs petits qui vont pouvoir découvrir tous les secrets de fabrication des précieux meubles de Gallé, Majorelle ou Vallin!

Visite guidée et animée, dans le cadre d’un Dimanche au musée

Dimanche 5 février à 10h30

Durée 1h15

Entrée gratuite, dans la limite des places disponibles

Réservation au 03.83.17.86.77 et par mail à

servicedespublics-musees@mairie-nancy.fr

L.Majorelle, détail du guéridon Nénuphar. Musée de l'Ecole de Nancy. Cliché D.Boyer

Sur les pas de Jacques Gruber

Mardi 6 décembre 2011

Impossible pour vous de venir à Nancy? C’est donc Nancy qui vient vers vous… Grâce à l’application gratuite pour iPhone « Des vitraux dans la ville », marchez sur les pas de Jacques Gruber à Nancy et découvrez ses plus belles réalisations Art nouveau…

Page d'accueil de l'application

Si vous êtes sur place, laissez-vous guider par la géolocalisation qui vous donnera les arrêts de bus les plus proches, le temps de trajet ou tout simplement l’étape suivante…

Carte interactive avec géolocalisation

Enfin, envoyez vos impressions à vos proches et invitez-les à télécharger l’application grâce aux e-cards disponibles dans la section consacrée à l’artiste…

e-card Gruber

Rendez-vous sur l’App Store et tapez « Gruber » dans la recherche…

Station 1

Sommaire des stations

Profession…récoleur

Mardi 12 avril 2011

Récoler dans un musée n’est pas une infraction, loin de là… Il s’agit même d’une obligation pour tous les musées de France d’ici 2014. 

Depuis 1 an et demi, Anne Chassaing est chargée du récolement des collections du musée de l’école de Nancy. Cette mission ressemble parfois à une chasse au trésor et parfois à un travail laborieux et routinier. Patiemment et méthodiquement, Anne recense l’un après l’autre tous les objets, dessins, peintures, vases, sculptures,etc… qui sont propriété du musée. Chaque pièce est mesurée, photographiée, étudiée, marquée et, si elle ne l’est pas encore, inventoriée. Toutes ces données sont ensuite entrées dans la base Micro-musées, où sont également précisés leur emplacement actuel et leur état. 

Le matériel de récolement: un ordinateur, un appareil photo et un pied à coulisse

Le récolement dans le recueillement

Aussi surprenant que cela puisse paraître, un inventaire  ne suffit pas pour régir une collection. Les oeuvres bougent, disparaissent, réapparaissent… Le mouvement est constant et parfois bien difficile à suivre. Ainsi, le musée de l’école de Nancy compte-t-il 7 inventaires successifs. Le plus ancien date de la donation Corbin en 1935. S’il est très complet, il est pourtant totalement dépourvu de descritption. Il est par exemple bien difficile de déterminer de quel « petit vase » il est question au milieu de la collection des verreries d’Emile Gallé ! Le récolement permet  d’apporter des réponses à de nombreuses questions et souvent de corriger des erreurs répétées. 

Le récolement d'un vase des Arts Réunis

Signature et marquage du numéro d'inventaire à l'encre

En un an et demi, Anne a récolé 1930 pièces! Elle vient de passer 6 mois entiers consacrés à la céramique et la réserve est maintenant dans un ordre impeccable:  les pièces sont rassemblées par auteur, reconnues et numérotées. Si le temps peut paraître bien long parfois dans la pénombre d’une réserve, le travail de récolement offre aussi l’occasion unique de partager un contact tactile avec les oeuvres. Quand Anne manipule les pièces, son état d’esprit oscille entre une inquiétude légitime et le plaisir de la découverte. Pour les pièces les plus lourdes et les plus imposantes, elle est heureusement secondée par un agent technique du musée. Quelqu’un avec qui partager justement ce moment de joie fébrile et d’extrême concentration… 

Les pièces non marquées sont numérotées à l'encre à l'endroit le moins visible

Il reste encore plus de 5000 oeuvres à recoler d’ici 3 ans. Une tâche qu’Anne a décidé de laisser à un(e) autre, pour retrouver son métier de formation, la photographie. Au terme de ce travail énorme, toutes les données de Micro-musées seront versées sur la base Joconde et accessibles à tous. 

L'inventaire ancien, base du travail, et l'étiquette de récolement

La belle saison…

Vendredi 8 avril 2011
…du magnolia dans le jardin du musée, c’est maintenant, et ça ne dure pas longtemps. Alors précipitez-vous!

 

 

Aux petits soins pour Gruber…

Jeudi 7 avril 2011
La préparation d’une exposition donne souvent lieu à un travail important de restauration des oeuvres avant leur exposition. L’exposition consacrée à Gruber en septembre prochain ne déroge pas à cette règle. Après le vitrail, la campagne de restauration concerne aujourd’hui les documents graphiques, particulièrement fragilisés par les années.

Armelle Poyac, de l'atelier " A la page"

Armelle Poyac, restauratrice en arts graphiques, a entrepris de raffraîchir et de stabiliser plusieurs dessins et imprimés en vue de leur exposition. Cela va du petit nettoyage à la gomme, dont le résultat peut être saisissant, à des interventions plus lourdes, comme le comblement de déchirures et de lacunes.

Le gommage

Petit test "avant/après"

Il n’est pas rare de trouver sur des documents anciens des réparations antérieures: en vieillissant, les scotchs jaunissent, durcissent, se décollent, mais surtout ils marquent de manière presque indélébile le papier.

Armelle Poyac au travail

La boîte à couleur

Restaurateur = chirurgien du papier?

Sur cette affiche pour le Concours de Tir de la Ville de Nancy, outre de multiples pliures et déchirures, la lecture de l’oeuvre était fortement gènée par des manques dans la bordure. Conformément à la déontologie de la restauration, ces manques ont été comblés par un papier proche dans la tonalité, mais parfaitement visible. Si une partie du liseret vert à été reprise au pastel, la bordure jaune n’a pas été reproduite pour ne pas alourdir la restauration.

Une déchirure bien visible

et pratiquement invisible après intervention

L'affiche très abîmée avant

la réparation: un comblement et une reprise au pastel du liseret

Même réparation mais sans reprise de couleur

 Heureusement, elle garde le sourire…

Camille Martin et la reliure

Lundi 30 novembre 2009

Les préparatifs de l’exposition Camille Martin vont bon train. Après les arts graphiques, c’est au tour des reliures de l’artiste de subir une rénovation. Aussi fragiles que les oeuvres sur papier, les reliures et objets en cuir ne doivent être que peu exposés à la lumière et nécessitent des conditions de conservation et de présentation très contrôlées.

Au programme de cette intervention, menée par Ségolène Walle, restauratrice en arts graphiques et reliures installée à Paris : dépoussiérage, cirage, lustrage… Il fallait bien cela pour ces rares et magnifiques objets dont l’originalité est de combiner plusieurs techniques : mosaïque de cuir repoussé, peint et patiné, pyrogravure, émaillage, gauffrage, estampage, dorure à chaud et à froid… Sans parler du décor qui recouvre, en une scène continue, les deux plats et le dos de l’ouvrage : une conception de l’art total portée à l’échelle d’un livre.

Ségolène Walle travaillant sur la reliure pour "L'Estampe originale" (1894)

Ségolène Walle travaillant sur la reliure pour "L'Estampe originale" (1894)

En collaboration avec Victor Prouvé et le relieur René Wiener, Camille Martin créa un nouveau genre de reliures « modernes, voyantes, choquantes, extravagantes, tapageuses » (selon les commentateurs de l’époque) qui rompent considérablement avec les codes de la reliure traditionnelle. En 1893, les premières reliures de ce trio artistique sont présentées au salon de la Société Nationale des Beaux-Arts à Paris. Elles créent la surprise et suscitent autant l’émerveillement que l’indignation. En tout cas, ce sont elles qui amènent à l’école lorraine d’art décoratif sa première reconnaissance sur les plans national et international.

Les sept reliures de Camille Martin, appartenant aux collections du musée de l’Ecole de Nancy, ont fait peau -presque- neuve.

Elles sont toutes là : les reliures pour Le Japon (tome 2), L’agenda du Bon Marché, Les Ronces, La Mélancolie, L’Estampe originale, La Forêt et la Vigne vierge.

Vous retrouverez ces reliures et bien d’autres -dont de nombreuses inédites- à l’exposition Camille Martin, à partir du 26 mars 2010, au musée de l’Ecole de Nancy.

LES P’TITS PAPIERS DE CAMILLE MARTIN

Vendredi 30 octobre 2009
Petits dessins et grandes affiches de Camille Martin

Petits dessins et grandes affiches de Camille Martin

La préparation d’une exposition est l’occasion idéale pour un musée de procéder à la restauration des oeuvres avant leur présentation au public. L’exposition que le musée consacre au peintre et décorateur Camille Martin à partir du 26 mars 2010 va permettre la restauration de dessins, peintures, reliures et objets réalisés par l’artiste.     Armelle Poyac (atelier Lapage, Nancy) est restauratrice en arts et documents graphiques. Elle termine la restauration des dessins, gravures et affiches qui seront présentés au musée l’année prochaine. Un atelier a été provisoirement installé à la Villa Majorelle pendant plusieurs semaines pour l’accueillir.

Armelle Poyac en train de nettoyer une lithographie de Camille Martin

Armelle Poyac en train de nettoyer une lithographie de Camille Martin

Quelques instruments de travail.

Quelques instruments de travail.

La restauration peut recouvrir bien des aspects selon l’état des oeuvres : dépoussiérage, comblement des lacunes, enlèvement d’anciennes fixations qui peuvent s’avérer dangeureuses  pour le support et pour l’oeuvre, renfort des parties sensibles, humidification et mise à plat des pliures, et enfin mise en place de charnières ou de fausses marges avant encadrement.

L'incontournable avant/après restauration d'un dessin de chauve-souris de Camille Martin

L'incontournable avant/après restauration d'un dessin de chauve-souris de Camille Martin

Une fois encadré, ce dessin – et de nombreux autres – sera à voir sur les cimaises du musée, du 26 mars au 29 août 2010 à l’exposition Camille Martin. Le sentiment de la nature.