50 nuances de grès

20 février 2015

Le grès est une terre à pâte imperméable dans la masse. Découvert en France à la fin du XVème siècle, il était utilisé pour la fabrication de céramique utilitaire (vaisselle) et de tuyaux. Lors de l’Exposition Universelle de 1878, la présentation des grès japonais, associant rusticité et élégance, fut une révélation pour les céramistes français. Jean Joseph Carriès (1855-1894), Ernest Chaplet (1835-1909), Pierre Adrien Dalpayrat (1844-1910), Auguste Delaherche (1857-1940) Edmond Lachenal (1855-?) ou Alexandre Bigot (1862-1927) en firent un usage important, caractérisé par des recherches sur la variété de formes et de décors, et sur les reliefs et les couleurs.

 

Dalpayrat, coupe Calice, Nancy, MEN. Cliché D. Boyer

Alexandre Bigot fut sollicité par Louis Majorelle pour contribuer à la construction de sa maison, la Villa Jika. On lui doit les carreaux décorant la façade, mais surtout deux éléments majeurs du décor: la balustrade de la terrasse Nord, et l’imposante cheminée de la salle à manger.

Alexandre Bigot, cheminée de la salle à manger, villa Majorelle, Nancy. Cliché D. Boyer

 

Le succès de ces artistes influença toute la filière et de nombreuses manufactures proposèrent à leur tour une production de grès ornementaux dans le style Art nouveau. La Société anonyme des produits céramiques de Rambervillers (SAPCR) ne fit pas exception. Cette société, créée en 1887, connut un large succès commercial avec sa production de tuyaux de grès vernissé nécessaires au développement sans précédent de réseaux d’adduction d’eau hygiéniques à travers tout le pays. A partir de 1892, la SAPCR fut dirigée par Alphonse Cytère qui entreprit d’importants travaux de modernisation et d’extension de l’usine. Cytère initia la construction de fours supplémentaires nécessaires à une production de carreaux, dalles de cuisine, pavés de cour, tuiles, briques en grès et produits réfractaires. Après sa visite à l’Exposition Universelle de Paris en 1900, Cytère décida de se lancer dans la production artistique. Dès 1903, la SAPCR exposa le fruit de cette nouvelle production lors de l’exposition de la Société Lorraine des Amis des Arts: vases, encriers, cendriers, et éléments d’architecture en grès à reflets métalliques ou à émail de grand feu. L’influence de l’École de Nancy y est sensible, bien qu’aucun artiste de l’association n’ait, semble-t-il, collaboré avec Cytère.

SAPCR, encrier, Nancy, MEN. Cliché MEN

 

Le grand succès de cette présentation le conforta sur cette voie. En 1904, Cytère participa à l’exposition de l’École de Nancy aux Galeries Poirel, avec un ensemble de pièces dessinées cette fois par Majorelle, Gruber et Vallin.

 

Jacques Gruber, vase Ombelle, édité par la SAPCR, Nancy, MEN. Cliché D. Boyer

La SAPCR devint peu après membre de l’Alliance provinciale des industries d’art. L’École de Nancy organisa en 1906 un concours pour la SAPCR, auquel prirent part de nombreux collaborateurs des sociétés d’art lorraines. Les modèles primés furent édités avec la signature de l’artiste et la marque “EN” (École de Nancy) et diffusés, notamment, par les Magasins Réunis d’Eugène Corbin ou le magasin parisien de la SAPCR. Après des débuts difficiles, les pièces décoratives en grès flammé de Rambervillers connurent un succès grandissant à partir de 1909. La Première Guerre Mondiale interrompit la production des grès artistiques, qui reprit brièvement en 1920, mais elle était condamnée à disparaître par un ennemi plus ardent encore: la porcelaine!

Gatelet, jardinière Fougères, Nancy, MEN. Cliché D. Boyer

Les céramistes Joseph (1876-1961) et Pierre (1880-1955) Mougin furent très actifs dans l’expérimentation du grès. Installés à Paris, où ils côtoyèrent certains des céramistes cités plus haut, les frères Mougin travaillèrent beaucoup en collaboration avec des sculpteurs dont ils éditaient en grès les créations, tels les nancéiens Bussière, Finot, Wittmann, ou Prouvé, mais aussi Roche, Tarrit ou Barrias, dont Joseph fut l’élève.

 

Victor Prouvé, vase Aubergine, édition par Mougin, Nancy, MEN. Cliché Studio Image

Les frères Mougin firent partie de l’École de Nancy dès sa fondation, bien que résidant à Paris. Ils exposèrent leurs créations à Nancy chez Charles Fridrich dès 1901. A partir de 1904, Majorelle présenta des grès Mougin dans son magasin parisien. Les frères Mougin s’essayèrent aux irisations métalliques à Rambervillers, où les accueillit leur ami Alphonse Cytère. Ils obtinrent leur première récompense importante en 1905, au Salon de la Société nationale des beaux-arts, et revinrent s’installer à Nancy en 1906. L’œuvre des Frères Mougin se caractérise par une orientation vers la recherche plastique expérimentale. La formation de Joseph à la sculpture explique le traitement tridimensionnel de la matière et l’absence de frontière entre pièces utilitaires et pièces de forme. Le travail sur la couleur est également un aspect dominant dans leurs recherches. Celles-ci sont laborieuses: les Frères Mougin utilisaient trois types d’émaillage, qu’ils combinaient à loisir, les émaux terreux, opaques et mats, les émaux cires, opaques et satinés, et les couvertes transparentes, colorées ou non. De leur superposition naissaient parfois des réactions saisissantes, comme des éruptions dans l’émail de surface ou des coulures, auxquelles s’ajoutaient l’effet granuleux de l’émail broyé grossièrement ou l’irisation au cuivre.

Frères Mougin, petite cruche Algues, Nancy, MEN. Cliché MEN

Dans les années 20, les Frères Mougin s’installèrent à Lunéville pour intégrer la faïencerie Keller et Guérin, en tant que directeurs de l’atelier d’art. Joseph Mougin, déçu par l’expérience rompit son contrat en 1933 pour revenir à Nancy et poursuivre sa carrière personnelle, tandis que Pierre resta à Lunéville jusqu’en 1936. Cette période, encore marquée par la poursuite de recherches techniques inédites et (trop?) audacieuses, confirme l’indépendance et l’originalité du style des Frères Mougin, difficilement compatible avec les exigences de rentabilité d’une manufacture.

Keller et Guérin n’en était pas là à son coup d’essai, puisque la manufacture avait confié la responsabilité de son nouvel atelier de création artistique à Maurice de Ravinel (1842-1896) en 1885. Jusque là, la faïencerie produisait des pièces utilitaires, de style et de techniques variées. De Ravinel initia alors un travail de recherche et de renouvellement qui aboutit à la mise au point d’une technique de revêtement à reflets métalliques. En 1895, la manufacture présente des “Grès et faïences à reflets métalliques” signés Ernest Bussière, à qui elle avait fait appel pour insuffler une nouvelle ligne moderne et à la mode, dans le style Art nouveau.

Le sculpteur Ernest Bussière (1863-1913) fréquenta l’école des beaux-arts de Paris aux côtés de ses amis nancéiens Émile Friant et Mathias Schiff, avant de revenir s’installer à Nancy, où il enseigna le modelage, notamment à Jospeh Mougin. Bussière collabora avec la manufacture de Lunéville, mais également avec la manufacture Daum pour des objets décoratifs en verre. Bussière, membre fondateur de l’École de Nancy, participa activement à la mise en œuvre de ses préceptes, par la dispense de cours de modelage et de sculpture aux ouvriers.
Bussière créa une série de pièces végétales, avec une prédilection pour les courges. Toutes ces pièces, d’une grande originalité au sein même du mouvement naturaliste nancéien, se caractérisent par leur fluidité et leur réalisme plastique.

E. Bussière Vase Réceptacle, inv. 003-4-1, MEN, cliché D Boyer

Ernest Bussière, vase Réceptacle, Nancy, MEN. Cliché D. Boyer

 

L’appellation “Grès flammé” donnée à l’époque est cependant erronée, puisque la matière employée est la faïence fine (une terre de pipe) dont la peau vitreuse est obtenue par une glaçure. Le choix de la faïence s’explique par le besoin d’une matière suffisamment fine pour reproduire les détails de relief des modèles de Bussière (graines, nervures, tiges…). Le grès, dont Keller et Guérin maîtrisait pourtant la fabrication, s’avérait en fait trop épais. On peut imaginer que le choix de l’appellation est plutôt d’ordre publicitaire, la mode étant alors aux grès d’Extrême Orient. L’effet flammé ou flambé est obtenu (à basse cuisson) par une technique complexe de superposition d’une première couche vitreuse très glacée de ton émeraude (cuivre et plomb) et d’une seconde couche composée d’une fine pellicule de matières minérales réfractaires constituant un épiderme mat. La manufacture de Lunéville a produit un grand nombre de pièces de Bussière, qui connut, malgré la complexité de fabrication, un succès commercial durable. Quand les Frères Mougin prirent la direction de l’atelier d’art dans les années 20, ils rééditèrent 12 céramiques végétales de Bussière, mais dans un grès dit “porcelanique”, possédant de hautes qualités de fluidité. Le revêtement est cependant différent, remplacé par un émail de grand feu aux couleurs vives. Ces pièces furent exposées à partir en 1925, preuve de l’intérêt tardif pour certaines formules Art nouveau.

Ernest Bussière, vase courge desséchée, Nancy, MEN, cliché MEN

Différentes raisons, avant tout techniques, peuvent expliquer l’absence de l’utilisation du grès par Émile Gallé. Si l’on peut penser que Gallé ne fut pas insensible aux qualités plastiques des grès artistiques – connaissant son goût pour l’art Japonais), il fut sans doute contraint par les conditions nécessaires à leur mise en œuvre. Les manufactures de Saint Clément et de Raon l’Étape, avec lesquelles Gallé travailla successivement jusqu’en 1885, étaient spécialisées dans la faïence stanifère, et ne disposaient pas des installations nécessaires à la cuisson du grès. Le four installé par Gallé dans son usine nancéienne ne lui permettait pas non plus d’atteindre la température nécessaire à la vitrification. Mais l’attrait pour le travail du grès est manifeste chez Gallé: il présenta à l’Exposition Universelle de 1889 une série de céramiques intitulée “Genre grès artistique”, constituée de pièce en faïence fine au décor imitant l’aspect du grès. Par ailleurs, dans ses écrits, Gallé célébra avec effusion les œuvres de Carriès et de Chaplet.

La collection de céramiques du musée de l’École de Nancy est largement exposée dans les salles des collections permanentes, et de nombreuses œuvres de tous les artistes cités sont ainsi visibles. On ne manquera pas de s’arrêter également devant l’impressionnante jardinière de grès, placée dans la salle de bains du premier étage, dont l’origine l’exclut du mouvement nancéien (et de cet article).

Petit lexique céramique:
-  grès: argile plastique riche en feldspath, non poreuse et non translucide, qui se vitrifie naturellement à haute température.
-  grès flammé ou flambé: l’émaillage des biscuits est obtenu par cuisson haute température d’une couverte composée d’oxydes de couleur cuivrée ou bleu vert et produisant des reflets métalliques.
-  faïence: pâte opaque et poreuse.
- porcelaine: pâte translucide et imperméable, dure ou tendre.

Références bibliographiques:
F. Bertrand, Grès flammés de Rambervillers, Musée Départemental d’Art Ancien et Contemporain, Epinal
Céramiques végétales. Ernest Bussière et l’Art nouveau. Catalogue d’exposition, Nancy, MEN, 2000
Jacques Peiffer, Les Frères Mougin, sorciers du grand feu. Editions Faton, 2001
Jacques Gruber et l’Art nouveau, catalogue d’exposition, Nancy, MEN, Editions Gallimard, 2011
F. Parmantier, la céramique, in Gallé au musée de l’Ecole de Nancy, éditions Snoeck, 2014

Il y a de l’amour dans l’air…

12 février 2015
Emile Gallé, coupe Roses de France, détail d'un rose. Nancy, MEN. Cliché P. Caron

Emile Gallé, coupe Roses de France, détail d’un rose. Nancy, MEN. Cliché P. Caron

D’origine anglo-saxonne, la Saint Valentin a pris en France un caractère commercial qui ne nous séduit, justement pas vraiment tous! Fort heureusement, le musée de l’École de Nancy est là pour redonner à ce jour sa vraie signification: témoigner de l’affection que nous portons à nos amis et proches!!

 

Victor Prouvé, l'Enfant. Nancy, musée de l'Ecole de Nancy. Cliché P. Caron

Victor Prouvé, l’Enfant. Nancy, musée de l’Ecole de Nancy. Cliché P. Caron

Rendez-vous est donc donné samedi 14 février à 18h00, pour une visite exclusive et contée sur le thème de l’amour…

Attention! cette visite est réservée aux premiers inscrits et se déroulera dans l’intimité du musée, après la fermeture…!

Inscrivez-vous vite au 03.83.17.86.77 et par mail: servicedespublics-musees@mairie-nancy.fr

Tarif: entrée du musée + 1.60 €

 

Silence, ça … tourne!

30 janvier 2015

Hier le musée de l’École de Nancy a accueilli une équipe de tournage pour le magazine de France 5 “Silence, ça pousse!” (Nous vous avertirons de la date de diffusion…)

Le reportage évoquera notamment le processus créatif de Gallé: son amour pour la botanique, le jardin de l’usine fournissant les modèles “vivants” de plantes, les dessins préparatoires…

Voici justement quelques rapprochements, pour le plaisir des yeux!

Les coloquintes cultivées sous les fenêtres des ateliers Gallé, avenue de la Garenne. Fonds photographique des atelier Gallé, MEN

Les coloquintes cultivées sous les fenêtres des ateliers Gallé, avenue de la Garenne. Fonds photographique des ateliers Gallé, MEN

Atelier Gallé, étude préparatoire pour la girandole Coloquinte. Nancy, MEN Cliché D. Boyer

Atelier Gallé, étude préparatoire pour la girandole Coloquinte. Nancy, MEN Cliché D. Boyer

Gallé, girandole Coloquinte, Nancy, musée de l'Ecole de Nancy. Cliché C. Philippot

Gallé, girandole Coloquinte, Nancy, musée de l’École de Nancy. Cliché C. Philippot

Atelier Gallé, étude de Berce des prés, Nancy, MEN. Cliché E. Dupont

Atelier Gallé, étude de Berce des prés, Nancy, MEN. Cliché E. Dupont

Emile Gallé, vase Heracleum, Nancy, MEN. Cliché P. Caron

Émile Gallé, vase Heracleum, Nancy, MEN. Cliché P. Caron

Gallé, modèle préparatoire pour le vase Ancolies, Nancy, MEN. Cliché C. Philippot

Ateliers Gallé, modèle préparatoire pour le vase Ancolies, Nancy, MEN. Cliché C. Philippot

Emile Gallé, vase Ancolies, Nancy, MEN. Cliché C. Philippot

Émile Gallé, vase Ancolies, Nancy, MEN. Cliché C. Philippot

Gallé, étude pour la jardinière Libellule et anthuriums, Nancy, MEN. Cliché E. Dupont

Ateliers Gallé, étude pour la jardinière Libellule et anthuriums, Nancy, MEN. Cliché E. Dupont

Emile Gallé, jardinière Libellule et Anthuriums, Nancy, MEN. Cliché O. Dancy

Émile Gallé, jardinière Libellule et anthuriums, Nancy, MEN. Cliché O. Dancy

Etc…
Retrouvez quelques unes de ces pièces dans le dernier ouvrage paru “Gallé au musée de l’École de Nancy“, éditions Snoeck!

Bon weekend !

 

 

 

 

 

 

 

 

Allons voir …

23 janvier 2015

… si l’Art nouveau y est!

Toujours à la recherche de bons plans et de bonnes idées pour les amateurs d’Art nouveau, Off a fait le tour des expositions s’intéressant de près – ou de loin- à cette période que nous affectionnons…

Roubaix:
Le musée de la Piscine propose en ce moment une exposition consacrée à Camille Claudel,  Au miroir d’un Art nouveau (jusqu’au 8 février)

Claudel

Camille Claudel à Roubaix

“Camille Claudel est aujourd’hui perçue comme l’héroïne dramatique d’une histoire emblématique de la condition féminine au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle. Elle est surtout une artiste de premier rang qui apporte à l’histoire de la sculpture moderne un regard d’une grande singularité, ouvrant des ponts entre le naturalisme et le symbolisme, le néo-florentinisme et l’Art nouveau (…)”

Nous lirons avec attention le texte d’Emmanuelle Héran consacré à l’influence du courant japoniste et de l’Art nouveau dans l’art de Camille Claudel, publié dans le catalogue de l’exposition (Coédition Gallimard – La Piscine).

Paris:
Le musée d’Orsay présente ses plus récentes acquisitions en 7 ans de réflexion (jusqu’au 22 février)

7 années d'acquisitions, au musée d'ORsay jusqu'au 22 février

7 années d’acquisitions, au musée d’ORsay jusqu’au 22 février

Nous serons particulièrement attentifs à la section des arts décoratifs, où figurent de belles acquisitions École de Nancy, confrontées à des créations contemporaines …

« Deux œuvres de Gallé, un important vase sur le thème de la mer présenté lors de l’exposition de 1900 et un pichet sauterelle retracent l’extraordinaire fantaisie de l’artiste. (…) Alors que l’Art nouveau tempère sa maturation dans une étagère de Majorelle (donation Rispal), de nouvelles formes plus radicales annoncent l’art raffiné des années à venir avec une bergère de Karbowsky livrée pour Doucet, une commode de Mère aux panneaux de cuir gravé et une bergère de Ruhlmann à ses débuts sous influence viennoise, déjà totalement maître de sa ligne. »

La Haye:
Le musée Louis Couperus s’intéresse à  Carel de Nerée Tot Babberich en Henri van Booven. Den Haag in het Fin de siècle (jusqu’au 10 mai)

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A travers les figures du peintre Carel de Nerée Tot Babberich et des écrivains Henri van Booven et Louis Couperus, l’exposition évoque la vie artistique de La Haye à la fin du XIXème siècle. Très influencé par Aubrey Beardsley, le peintre néerlandais laisse un œuvre qualifié de “décadentiste”, très symboliste, tout à fait ” Art nouveau”, notamment par son goût japonisant. A l’image de ses contemporains belges, français ou allemands, Carel de Nerée Tot Babberich s’intéressa également -brièvement-  aux arts décoratifs et même au textile.

Darmstadt:
La Mathildenhöhe de Darmstadt révèle un autre artiste peu connu en France, Hans Christiansen. Die Retrospecktive (jusqu’au 1er février, il faut se dépêcher!)

Rétrospective Hans Christiansen à Darmstadt jusqu'au 1er février

Rétrospective Hans Christiansen à Darmstadt jusqu’au 1er février

Avec la découverte de Tiffany, puis un séjour à l’Académie Julian à Paris, Hans Christiansen devient un pur artiste du Jugendstil allemand, se consacrant essentiellement à la peinture, mais aussi au mobilier, à la céramique, au papier peint, à la broderie ou encore à la tapisserie. Après la Mathildenhöhe, l’exposition sera présentée successivement à Berlin, Munich et Flensburg, sa ville natale.

Ljubjana:
Ce tour d’Europe des expositions ne serait pas complet sans citer la nouvelle étape de Natures de l’Art nouveau, présentée à Ljubjana jusqu’au 19 avril

Ljubjana

Que dire de plus sur cette expo?, sinon qu’elle peut être un bon prétexte pour aller découvrir une ville magnifique au patrimoine Art nouveau exceptionnel, membre (francophone) du Réseau Art nouveau!

Bon voyage!

Carnet de voyage n°6: Aveiro

15 janvier 2015

Le périple de l’exposition Natures de l’Art nouveau se poursuit… après la Catalogne, l’exposition est en ce moment même présentée au Portugal, dans une petite ville très active au sein du Réseau Art nouveau, Aveiro, une ville qu’on appelle aussi “la Venise portugaise”!

Aveiro, ville du centre du Portugal, connue pour ses "Moliciero", des barques permettant de naviguer sur ses canaux Image: vsitcentrodeportugal.com

Aveiro, ville du centre du Portugal, connue pour ses “Moliciero”, des barques permettant de naviguer sur ses canaux
Image: vsitcentrodeportugal.com

Off a demandé à Andreia de nous parler de sa ville:

Off: Qui êtes-vous et depuis combien de temps vivez-vous à aveiro?Andreia: Je m’appelle Andreia et je vis à Aveiro depuis 32 ans, c’est à dire depuis ma naissance!

O: Quels lieux représentent le mieux l’Art nouveau dans votre ville?
A: Le très récent musée de l’Art nouveau, ainsi que la Rossio, le bâtiment dans lequel est situé le musée.

Musée d'Art nouveau d'Aveiro. Image: vsitcentrodeportugal.com

Musée d’Art nouveau d’Aveiro. Image: vsitcentrodeportugal.com

O:Quels autres lieux vous conseillez-nous de visiter?
A: Il faut visiter le musée d’Aveiro, qui raconte la vie de la Princesse Joan, qui est aussi l’endroit où a été inventé le bonbon traditionnel d’Aveiro, l’ovos moles. La visite de l’écomusée de Marinha da Troncalhada, s’impose aussi aux beaux jours!

O:Quelle est l’ambiance de la ville? Pouvez-vous nous dire ce qui la rend agréable à vivre?A: Il y a ici beaucoup de lumière, une cuisine délicieuse et de très beaux bâtiments! Aveiro est une ville étudiante (une grande université) et détendue, idéale pour vivre et travailler!

Suivez le parcours Art nouveau dans la ville. Image: vsitcentrodeportugal.com

Suivez le parcours Art nouveau dans la ville.
Image: vsitcentrodeportugal.com

O: un bon plan pour se loger, manger, faire du shopping?
A: Il y a de nombreux hôtels et chambres d’hôtes dans le centre-ville. Pour se restaurer, essayez les restaurants traditionnels situés autour du marché aux poissons. Pour le shopping, direction les rues commerçantes d’Aveiro, ou encore le Forum, un centre commercial.

Détail des typiques Azulejos Image: vsitcentrodeportugal.com

Détail des typiques Azulejos
Image: vsitcentrodeportugal.com

O: Que faut-il absolument rapporter d’Aveiro?
A: Des Ovos Moles, bien sûr! en forme de fruits de mer!

les fameux Ovos moles d'Aveiro

les fameux Ovos moles d’Aveiro

Découvrir Aveiro
Visiter le musée Art nouveau: et aussi sur Facebook

Aveiro possède un riche patrimoine bâti typique de l'Art nouveau Image: vsitcentrodeportugal.com

Aveiro possède un riche patrimoine bâti typique de l’Art nouveau
Image: vsitcentrodeportugal.com

Natures de l’Art nouveau /Naturezas de Arte Nuova, l’exposition est présentée à Aveiro jusqu’au 25 février 2015

L'exposition Natures de l'Art nouveau à Aveiro

L’exposition Natures de l’Art nouveau à Aveiro

 

2015

9 janvier 2015
2015

2015

 

Pour connaître le programme 2015, cliquez sur l’image!

8 janvier 2015
Emile Gallé, vase calice Le Figuier, MEN. Cliché P. Caron

Emile Gallé, vase calice Le Figuier, MEN. Cliché P. Caron
Présenté à l’Exposition Universelle de 1900

“Car tous les hommes sont les fils d’un même père
Ils sont la même larme et sortent du même œil”

Victor Hugo

Ne les oubliez pas…

19 décembre 2014

… non, non, je ne parle de pas de vos petits chaussons sous le sapin… mais des derniers jours consacrés aux 50 ans du musée!

Profitez de la fin d’année pour rendre une visite au musée et découvrir:

–  l’exposition – dossier  “Petite et grande histoire du musée de l’École de Nancy (jusqu’au 4 janvier)

– le lustre Les Algues de Louis Majorelle (jusqu’au 25 janvier), et  participer à l’appel aux dons lancé par l’Association des Amis

– participer à la visite proposée le 28 décembre à 10h30: Les oubliés. Œuvres méconnues du musée - visite sans réservation, dans la limite des places disponibles. Tarif: entrée du musée + 1.60 €

Emile Gallé, porte pinceaux au chasseur oriental, Nancy, musée de l’École de Nancy. Cliché D. Boyer... L'un des ces "oubliés" qu'on voit sans les voir!

Émile Gallé, porte pinceaux au chasseur oriental, Nancy, musée de l’École de Nancy. Cliché D. Boyer… L’un des ces “oubliés” qu’on voit sans les voir!

N’oubliez pas, comme “Off”, de vous reposer un peu, pour recommencer une année 2015 pleine de surprises et d’événements au musée de l’École de Nancy!

JOYEUSES FÊTES A TOUS!

Question de gémellité…

15 décembre 2014

La question des doubles et des séries a été traitée il y a 10 ans dans l’exposition “Verreries d’Émile Gallé. De l’œuvre unique à la série” (1). Mais la lecture du nouveau catalogue édité par le musée de l’École de Nancy et consacré à sa collection Gallé (2), nous invite à admirer à nouveau quelques uns de ces “jumeaux”, vrais ou faux…

Les Fonds de la mer, vers 1889-1903. MEN. Cliché C. Philippot

Les Fonds de la mer, vers 1889-1903. MEN. Cliché C. Philippot

et

Le martin-Pêcheur, 1889. MEN, cliché P; Caron

Le Martin-Pêcheur, 1889. MEN, cliché P; Caron

Canthare Prouvé, 1896. MEN, Cliché M. Bourguet

Canthare Prouvé, 1896. MEN, Cliché M. Bourguet

et

Canthare Le Bleu Matin, 1900. MEN, cliché C. Philippot

Canthare Le Bleu Matin, 1900. MEN, cliché C. Philippot

Heracleum ou Berce des Prés, 1900. MEN, Cliché P. Caron

Heracleum ou Berce des Prés, 1900. MEN, Cliché P. Caron

et

Tige d'ombelle, 1900. MEN, cliché C. Philippot

Tige d’ombelle, 1900. MEN, cliché C. Philippot

Les Pins de Ravenne, 1903. MEN, cliché M. Bourguet

Les Pins de Ravenne, 1903. MEN, cliché M. Bourguet

et

Coupe de mariage à décor d'épis de blé, vers 1903. Cliché C. Philippot

Coupe de mariage à décor d’épis de blé, vers 1903. Cliché C. Philippot

Maquette et vase Fourcaud, 1903-1904. Cliché C. Philippot

Maquette et vase Fourcaud, 1903-1904. Cliché C. Philippot

etc…

NDLR: Off aime à suivre l’actualité… quelle qu’elle soit! Aussi, une certaine actualité (princière) lui a-t-elle inspiré (de loin) ce portfolio de vases d’Émile Gallé. Nos lecteurs nous excuseront cette approche aussi peu scientifique… (faute avouée…à demi pardonnée!)

(1) Exposition présentée au musée de l’École de Nancy, du 12 mai au 15 août 2004, catalogue paru aux éditions Somogy.

(2) Gallé au musée de l’École de Nancy, sous la direction de V. Thomas, Snoeck éditions, 2014. 222 pages, 200 illustrations couleurs. 25 €

 

 

 

 

 

Gallé au musée de l’Ecole de Nancy

12 décembre 2014

cataloguegallé

Le musée de l’École de Nancy est fier de vous présenter son dernier ouvrage:

Gallé au musée de l’École de Nancy

paru aux éditions Snoeck