C’est la rentrée!

29 août 2014

Reposés et dispos, nous voilà tous impatients de reprendre nos activités culturelles…
Tant mieux, car le programme de l’automne est bien rempli!
Comme promis, l’anniversaire du musée se poursuit avec programme qui démarrera dès le 20 septembre, aux Journées du Patrimoines…

Demandez le programme d'automne du musée!

Demandez le programme d’automne du musée!

Parmi les temps-forts, il vous faut réserver dès à présent votre mercredi 8 octobre à 18h30, pour une conférence exceptionnelle en compagnie de l’arrière-petite fille de Gallé, Jacqueline Amphoux, et de Philippe Thiébaut, ancien conservateur au musée d’Orsay, aujourd’hui conseiller scientifique à l’INHA, et grand spécialiste de l’École de Nancy. Tous deux évoqueront la correspondance d’Henriette et Émile Gallé, qu’ils ont publiée récemment. (voir ici)
Mercredi 8 octobre, 18h30, auditorium du Museum-Aquarium
Co-organisé par l’AAMEN
Entrée libre, dans la limite des places disponibles

Autres points d’intérêts à ne pas manquer, plusieurs visites guidées sur des thématiques particulières, rarement abordées, comme cette visite dédiée au jardin de la propriété Corbin, organisée en collaboration avec le service des Parcs et Jardins, une visite centrée sur la collection de luminaires du musée, une autre révélant ces “oubliés”, les pièces méconnues de l’exposition permanente, ou encore cette passionnante visite-lecture à double voix “Lire et Dire l’Ecole de Nancy”…

La propriété Corbin: jardin et paysagisme au temps de l’Art nouveau. Jeudi 2 octobre à 15h. Visite sur réservation. Tarif entrée + 1.60 €
Que la lumière soit! Les luminaires dans les collections du musée. Samedi 22 novembre à 16h. Visite sur réservation. Tarif entrée + 1.60 €

Les oubliés. Les pièces méconnues des collections du musée. Dimanche 28 décembre à 10h30. Visite sur réservation. Tarif entrée + 1.60 €

Lire et dire l’École de Nancy. Visite-lecture à double voix. Samedi 24 janvier à 16h. Visite sur réservation. Tarif entrée + 1.60 €

A partir du 20 septembre, une exposition-dossier retrace l’histoire du musée, depuis sa création en 1900, et jusqu’aux années 2000. Pour compléter cette évocation, des visites guidées sont proposées jusqu’au 4 janvier, pour évoquer les grandes personnalités qui ont marqué cette histoire, ainsi que l’origine des œuvres qui constituent aujourd’hui une collection inégalée.

Petite et grande histoire du musée.
Visite guidée
Dimanche 28 septembre à 11h
et
les 12 et 19 octobre, les 9 et 16 novembre, et les 7 et 14 décembre à 16h30.
Visite sans réservation. Tarif entrée + 1.60 €

Enfin, il ne faut pas oublier les plus jeunes, qui ont souvent la chance de pouvoir participer à de bien sympathiques ateliers… Ils sont donc conviés à participer à l’un des deux ateliers de vacances de la Toussaint qui se dérouleront à la villa Majorelle, les 21 et 28 octobre, et consacrés aux objets métamorphosés…
Pour les parents et grands parents qui seraient jaloux de ces attentions particulières, deux visites destinées aux familles en octobre et en janvier devraient les contenter!

Objets métamorphosés. Atelier de vacances pour les 7-11 ans.
Villa Majorelle. Mardi 21 ou mardi 28 octobre de 14h30 à 16h30. Sur réservation. Tarif 4.15 € la séance.

L’herbier de l’Art nouveau.
Visite double pour les familles.
Dimanche 19 octobre de 10h30 à 10h45. Sur réservation. Tarif 5.50 € ou 4 €

Au gui l’An neuf! L’hiver au musée.
Visite double pour les familles.
Dimanche 18 janvier à 16h. Sur réservation. Tarif 5.50 € ou 4 €

Pas une seconde à perdre pour réserver! Les places sont limitées…
Téléphonez ou écrivez sans délai au service des publics des musées:
- 03.383.17.86.77
- servicedespublics-musees@mairie-nancy.fr

(Standard ouvert du lundi au vendredi, de 9h à 12h30)

Et bien d'autres choses encore....

Et bien d’autres choses encore….

Vive l’automne!
Téléchargez le programme complet en suivant ces liens:
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1894/ Carnet d’exposition n°1

22 août 2014

A l’occasion des 50 ans du musée de l’École de Nancy, voici une nouvelle série d’articles dédiée aux grandes expositions consacrées à l’École de Nancy. Chacune, dans son contexte particulier, fut un évènement, présenté et commenté dans la presse, attendu et apprécié par les amateurs… A l’aide des documents conservés (photos, articles de presse, commentaires, etc…), nous vous proposons de faire revivre ces grands moments !

 

Camille Martin, Affiche pour l'exposition d'art décoratif de 1894. MEN, Cliché C. Philippot

Camille Martin, Affiche pour l’exposition d’art décoratif de 1894. MEN, Cliché C. Philippot

« L’exposition qui doit s’ouvrir le 24 juin, dans les galeries de la Salle Poirel, s’annonce brillamment, – et tout d’abord par une affiche d’une grande richesse composée par Camille Martin et tirée sous les presses de la Maison Berger-Levrault, qui a fait un chef d’œuvre typographique. »

La Lorraine Artiste du 10 juin 1894 exprime son enthousiaste impatience dans ce premier article consacré à l’exposition avant même son ouverture, ventant dans une visite virtuelle la décoration florale de Félix Crousse et celle, générale, confiée à Louis Majorelle, les peintures décoratives de Guingot, les pièces d’orfèvrerie de Kauffer et Daubrée, « l’envoi si remarquable  de M. Louis, Geisler », papetier, voisinant avec la faïencerie de Toul.  Émile Gallé vient ensuite avec sa « prestigieuse et féérique exposition », suivi des Prouvé, Majorelle, Friant, Daum… Avant de détailler la fin de l’exposition où se succèdent vitraux, broderies ou serrurerie d’art, deux groupes retiendront l’attention, celui des reliures et cuirs décoratifs envoyé par l’Union centrale des Arts décoratifs, et celui des objets d’art présentés au Salon du Champs de Mars l’année précédente.

 

Stand Gallé à l'Exposition d'Art décoratif et industriel Lorrain, Nancy, 1894. Cliché D. Boyer

Stand Gallé à l’Exposition d’Art décoratif et industriel Lorrain, Nancy, 1894. Reproduction D. Boyer

Le détail du catalogue de l’exposition laisse imaginer la variété des pièces et styles présentés. Majorelle présente sur son stand du Louis XVI, de l’Empire, du vernis Martin, mais aussi un panneau de marqueterie intitulé La Source, dans la lignée des pièces de mobilier présentées par Gallé en 1889. Il prête à Daum Frères un mobilier d’exposition pour les « Cristaux d’art ciselés, intaillés et gravés », les « verreries de fantaisie », et « verreries de table et de dressoir ». Malgré leur pouvoir évocateur, les titres donnés aux vases ne peuvent rivaliser avec ceux de Gallé :  Pensées sombres et pensées folles  côtoient un  Bol de capucine , des Violettes fanées  et une  Touffe d’iris… Mais la théâtralisation du stand, surmonté d’un vaste catafalque de tissu drapé, n’a rien à envier à celle de son illustre voisin.

Chez Gallé se juxtaposent pièces nouvelles et chefs d’œuvre de l’exposition de 1889*, illustrant toute la variété de son savoir-faire. Le catalogue précise dans sa notice que les « études de verrier » ont été « fondu(e)s à la cristallerie ». En effet, en 1894, Gallé inaugure son four verrier à Nancy, qui annonce une nouvelle ère de recherches dans ce domaine…   La commode Parfums d’autrefois montre la maîtrise exceptionnelle des techniques du bois, après 10 années de pratique dans les ateliers nancéiens.

 

Emile Gallé, "Parfums d'autrefois". console de salon avec glace d'entre fenêtres. 1894. Nancy, MEN, cliché C. Philippot

Emile Gallé, “Parfums d’autrefois”. console de salon avec glace d’entre fenêtres. 1894. Nancy, MEN, cliché C. Philippot

La grande découverte du Salon du Champs de Mars de 1893 fut celle du travail du cuir de Victor Prouvé et Camille Martin. L’exposition de 1894 accueille les fameuses reliures Salammbô, L’Art japonais ou L’Estampe originale, entre autres, mais aussi le coffret La Parure ou la coupe La Nuit, témoignant de l’apport capital de Victor Prouvé dans le domaine des arts décoratifs.

Victor Prouvé, coffret La Parure - état d'origine-, Nancy, MEN.

Victor Prouvé, coffret La Parure – état d’origine-, Nancy, MEN.

 

Présentés côte à côte, dans cette scénographie chargée caractéristique des « accrochages » 19ème siècle, ces artistes et artisans nancéiens forment déjà un groupe, au sein duquel se multiplient les collaborations, et donnant naissance à une émulation artistique inédite. En 1894, le public nancéien assiste à la naissance effective de l’École de Nancy.

« C’est une exposition d’art faite en vue de mieux mettre en lumière le talent varié, la puissance de production de beaucoup de nos artistes lorrains. (…) C’est une œuvre de propagande, c’est un acte dans la lutte engagée contre la France par nos adversaires et nos ennemis. C’est une manifestation en faveur de l’art décoratif dont le caractère et l’importance a trop longtemps été méconnu. »

Extrait du discours de M. André, lors de l’inauguration de l’Exposition d’Art décoratif et industriel Lorrain.

Commission :

MM. André, membre du Conseil municipal ; Marcot, ancien membre du Conseil municipal ; De Meixmoron de Donbasle, ancien président de la Société des Amis des Arts ; Larcher, directeur de l’Ecole des Beaux-Arts ; Goutière-Vernolle, directeur de la Lorraine Artiste ; Charbonnier, professeur de dessin au Lycée ; Camille Martin, peintre ; Emile Gallé, fabriquant d’objets d’art ; Antonin Daum, maître-verrrier ; Louis Majorelle, tapissier, fabriquant de meubles de luxe ; Hennequin, ancien magistrat ; René Wiener, relieur.

 

*Exposition Universelle de 1889 à Paris.

Voyages savants…

8 août 2014

Si l’envie vous prenait de voyager pour étudier, voici deux idées de conférences…

Direction Riga, pour le 5ème laboratoire historique proposé le 5 septembre prochain par le Réseau Art nouveau, sur le thème:

Cohérence des espaces intérieurs et extérieurs dans l’architecture Art nouveau Européenne

Avec des études de cas et des spécialistes de toute l’Europe (Tallin, Bruxelles, Barcelone, Budapest, Riga, Glasgow…)

Pour s’inscrire: par mail maruta.briekmane@riga.lv et par fax au +371 67281184 avant le 20 août 2014!

Rendez-vous à Riga le 5 septembre...

Rendez-vous à Riga le 5 septembre…

Le 25 novembre, l’association Iconic Houses propose sa conférence annuelle à Barcelone, dans le cadre ô combien moderniste de La Pedrera…

Cette journée rassemble les institutions et propriétaires de maisons iconiques du 20ème siècle faisant partie de l’association, ainsi que des spécialistes en restauration, architecture, mais aussi management et marketing, venus partager leurs expériences.

Pour rappel, la Villa Majorelle et la maison Jean Prouvé font toutes deux partie de ce réseau de diffusion et de sauvegarde du patrimoine architectural contemporain.

... ou à Barcelone en novembre.

… ou à Barcelone en novembre.

Pour assister à cette journée:
contacter N. Drabbe par mail:  connect@ndcc.nl
(tarif réduit pour toute inscription avant le 10 septembre)

 

Envie d’ailleurs…

1 août 2014

Vous n’avez toujours pas décidé où aller passer vos vacances? Vous êtes de ceux qui préfèrent les heures de visites plutôt que les heures de bronzage? Voici quelques idées pour vous qui aimez l’Art nouveau où qu’il se trouve!

Le musée des Arts appliqués de Budapest propose jusqu’au 31 juillet d’admirer sa collection de chefs d’œuvre Art nouveau . Ce musée fut fondé en 1872, sous l’impulsion du succès des arts décoratifs à l’Exposition Universelle de Paris de 1867. Le conservateur Jeno Radic initia une importante politique d’achats lors des expositions suivantes, celle de 1889 et celle de 1900 tout particulièrement.  De nombreux pays sont ainsi représentés, avec une importante collection d’œuvres françaises, dont Gallé,  Majorelle et Daum. Le site propose une visite virtuelle de l’exposition ici, ainsi que l’accès à la banque de donnée recensant l’ensemble de la collection. Même si le hongrois ne vous est pas familier, vous trouverez aisément les pièces en tapant “Nancy” ou “Gallé” dans le moteur de recherche!

Emile Gallé, vase à décor d'orchidée, 1900. Musée des arts appliqués de Budapest

Emile Gallé, vase à décor d’orchidée, 1900. Musée des arts appliqués de Budapest

Direction les pays Baltes, ensuite, avec une nouvelle étape pour l’exposition “Natures de l’Art nouveau”, cette fois à Riga, en Lettonie.

Le centre de la ville est composé aux deux tiers de bâtiments Art nouveau et classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Le style, mêlant les grandes tendances européennes au “Romantisme national” et à l’Art nouveau dit “perpendiculaire”, reflète l’essor industriel et culturel de la ville, et la volonté de l’inscrire comme reflet de son identité nationale.

Le musée Art nouveau propose en outre une exposition consacrée à l’Art nouveau des Pays Bas… de quoi alimenter notre découverte de ce style au delà des frontières!

Natures de l'Art nouveau, version lettone, jusqu'au 7 septembre à Riga

Natures de l’Art nouveau, version lettone, jusqu’au 7 septembre à Riga

Direction l’Ouest de l’Europe, avec une exposition consacrée à L’architecture Mackintosch, présentée à la Hunterian art Gallery de Glasgow, jusqu’au 15 janvier 2015.

Vous vous rappelez sans doute le récent incendie qui avait détruit une partie de la Glasgow School of Art … L’exposition réunit des dessins d’architectures inédits, associés à des films et des maquettes réalisés pour l’occasion. Elle fait le point sur tous les aspects de son travail, en particulier sur le cabinet d’architecture dont il faisait partie ou sur ses clients.

L'architecture selon Charles Rennie Mackintosch, à Glasgow

L’architecture selon Charles Rennie Mackintosch, à Glasgow

Restons au Royaume Uni, pour découvrir dans la rétrospective que le  Victoria & Albert Museum de Londres consacre à la robe de mariée de 1775 à 2014, ce que les couturiers de la Belle Epoque ont imaginé… (et où l’on apprend que la mariée n’est pas toujours en blanc!)

Ambiance nuptiale à Londres, au Victoria and Albert museum...

Ambiance nuptiale à Londres, au Victoria and Albert museum…

De retour en France, l’exposition présentée à l’Institut du monde arabe à Paris et consacrée à l’ Orient Express nous rappelle que ce dernier commença son périple dès 1883, bien avant qu’Hercule Poirot et l’Art Déco n’en fassent le mythe que nous connaissons. Il fallait sans doute avoir un certain esprit d’aventure pour embarquer à bord du train à destination d’Istambul! Voilà l’occasion rêvée de vivre l’expérience Orient Express grâce aux wagons que l’on peut visiter et d’en finir enfin avec les confusions Art nouveau – Art Déco!

 

Jusqu'au 31 août à l'Institut du Monde Arabe, embarquez à bord de l'Orient Express...

Jusqu’au 31 août à l’Institut du Monde Arabe, embarquez à bord de l’Orient Express…

Enfin, pour les purs et durs… n’oubliez pas de passer par l’Alsace et son musée du papier peint de Rixheim, qui consacre à l’Art nouveau une rétrospective jusqu’au 15 mai 2015. Compagnon indispensable de l’ameublement moderne, le papier peint permet à l’esthétique Art nouveau d’entrer dans de nombreux intérieurs, grâce aux procédés de reproduction mécanique qui ouvrent la voie de la production industrielle. L’exposition présente des papiers peints issus de la collection Zuber ainsi que des prêts de la Bibliothèque Forney, du musée de l’Impression sur étoffe de Mulhouse, etc… Si la majorité des papiers peints furent créés par des mains anonymes, certains portent la signature de créateurs célèbres comme Mucha ou Guimard…

Papier peint, manufacture inconnue, dessinateur Alphonse Mucha, 1898. Risheim, musée du papier peint.

Papier peint, manufacture inconnue, dessinateur Alphonse Mucha, 1898. Risheim, musée du papier peint.

Alors, plus une seconde à perdre… bouclez vos valises et en route pour ce grand tour de l’Europe!

 

 

 

La mer…

8 juillet 2014

Nombreux parmi vous s’apprêtent sans doute à gagner les côtes pour un repos mérité…
La fin du XIXème siècle voit les premiers vacanciers fréquenter les bords de mer, arpenter les jetées, et flâner sur les ports… C’est également à cette période que commence l’exploration des milieux sous-marins, révélant l’existence d’une quantité infinie d’espèces dont on ignorait tout. Fasciné par ces découvertes, qui lui offrent un nouveau répertoire, Émile Gallé choisit à plusieurs reprises d’évoquer le milieu marin dans ses créations.

 

Emile Gallé, avec Victor Prouvé et Louis Hestaux, jardinière Flora marina, flora exotica, MEN. Cliché Studio image

Émile Gallé, avec Victor Prouvé et Louis Hestaux, jardinière Flora marina, flora exotica, MEN. Cliché Studio image

L’une de ses toutes premières créations d’ébénisterie, la jardinière Flora marina, Flora exotica, créée pour l’Exposition Universelle de 1889, présente un savant mélange d’observation réaliste et de fantaisie allégorique. Le décor de ce curieux objet en forme de navire, aux formes sinueuses héritées du style rococo, associe  la sculpture et la marqueterie. Victor Prouvé et Louis Hestaux collaborent ici pour recréer  les deux univers qui fascinent Gallé: la flore exotique, illustrée par des plantes tropicales, des flamands roses et une vahiné alanguie, et la flore marine, caractérisée par les algues, les coraux, les étoiles de mer et une sirène, pour la partie marquetée, et des coquillages, crustacés et animaux marins stylisés sur les pieds.

Détail du décor côté Flora marina, avec une sirène

Détail du décor côté Flora marina, avec une sirène

et des crabes

et des crabes

 

La même année, Gallé présente un vase intitulé Les fonds de la mer. Pour évoquer la profondeur, Gallé choisit un verre multicouches opaque allant du noir au rouge profond. Les motifs d’algues, repris à la roue, se dessinent par transparence grâce aux inclusions métalliques intercalaires. Un coquillage et un poisson sont appliqués sur la panse. A l’opposé d’une fantaisie baroque, le vase de Gallé restitue l’atmosphère sombre et mystérieuse du milieu aquatique, avec une précision scientifique dans le rendu des motifs. On retrouve ce souci de véracité dans la description des coquillages qui décorent l’amphore du roi Salomon, trônant devant le four verrier sur le stand Gallé en 1900. Les Fonds de la mer comme l’amphore témoignent du souci poussé à l’extrême de combiner l’aspect du verre, la forme de l’objet, les décors dans différentes techniques et le sujet, dans une parfaite cohésion. Le vert de l’amphore, marbré de lignes plus sombres et de paillons métalliques évoque les algues et le long séjour au fonds de l’eau. Ce sont encore des algues – de fer forgé- entremêlées de coquillages et des sceaux de verre, qui ferment et soutiennent la cruche magique. Il s’en dégage un sentiment à la fois mystérieux et romanesque.

Emile Gallé, vase Les fonds de la mer, modèle créé en 1889, réédité en 1892, puis de 1900 à 1903. MEN, cliché C. Philippot

Émile Gallé, vase Les fonds de la mer, modèle créé en 1889, réédité en 1892, puis de 1900 à 1903. MEN, cliché C. Philippot

Emile Gallé, amphore du roi Salomon, 1900. MEN. Cliché C. Philippot

Émile Gallé, amphore du roi Salomon, 1900. MEN. Cliché C. Philippot

 

Que signifie-t-elle, justement, cette main mystérieuse jaillie des profondeurs? La main aux algues et coquillages, œuvre ultime et poignante de Gallé en 1904, garde ses secrets, tel l’océan dont on ignore la fin… Les doigts tordus et boursouflés se dressent-ils pour un dernier adieu? Tentent-ils désespérément d’échapper à l’engloutissement? Cette main évoque-t-elle au contraire la vie, sans cesse renouvelée? Est-elle celle d’une sirène mythique vivant éternellement dans l’imaginaire et le cœur de l’artiste?

Emile Gallé, Main aux algues et coquillages, 1904. MEN. Cliché Studio Image

Émile Gallé, Main aux algues et coquillages, 1904. MEN. Cliché Studio Image

Peut-être en croiserez-vous une au détour d’une baignade en mer cet été…!
Bonnes vacances!

*** N’oubliez pas, pour ceux qui restent, nos rendez-vous hebdomadaires des mercredis à 17.00… ainsi que toutes nos petites surprises programmées durant l’été… Pour retrouver le programme, rendez-vous sur le site du MEN, dans la rubrique “actualités”

www.ecole-de-nancy.com

 

 

Direction Terrassa!

6 juillet 2014

Carnet de voyage n°4…

Natures de l’Art nouveau continue son périple européen… L’exposition est présentée encore pour quelques jours à Terrassa, une petite ville catalane située à une vingtaine de kilomètres de Barcelone, qui connut une forte expansion industrielle grâce au textile. Terrassa possède donc un patrimoine industriel particulièrement riche et intéressant, en particulier l’usine Vapor Aymerich ou la Masia Freixa, qui valent bien un détour, si la Catalogne est votre destination cet été!

Pour nous parler de la ville, nous avons rencontré Domenec Ferran, directeur du Museu de Terrassa.

Masia Freixa, Terrassa

Masia Freixa, Terrassa

Off: Quels lieux représentent le mieux l’Art nouveau à Terrassa?Domenec: L’usine Vapor Aymerich, bien sûr, la Casa Alegre de Sagrera, le Magatzem Fornès, l’Ecole Industrielle et pour finir la Masia Freixa.

Les toitures très étudiées de l'usine Vapor Aymerich, de nuit...

Les toitures très étudiées de l’usine Vapor Aymerich, de nuit…

O:Quels sont les autres lieux que vous nous conseillez de visiter?
D: La cathédrale Seu d’Egara, l’église San Pere de Terrassa, le château (castell),  le Cartoixa de Vallparadis, le théâtre principal et naturellement, le museu de Terrassa!

de jour...

de jour…

O: Quelle est l’ambiance de votre ville? pouvez-vous nous dire ce qui la rend agréable à vivre?
D: C’est une ville accessible, jolie et moins chère que Barcelone. Elle a l’avantage d’être justement près de Barcelone, avec des liaisons rapides. Terrassa propose beaucoup d’activités culturelles de grande qualité (théâtre, concerts de Jazz, …) et possède un riche patrimoine architectural et muséal.

La Casa Alegre de Sagrera

La Casa Alegre de Sagrera

O: Où nous conseillez-vous de dormir, manger, faire du shopping?
D: Le mieux est de trouver un hôtel dans le centre, où l’ambiance est très agréable, les monuments proches. A Terrassa, rien n’est à plus de 15 -20 minutes! Terrassa, comme les toutes villes catalanes, se vit dans la rue à partir du printemps!

L'Escola Industrial

L’Escola Industrial

et le Centre de Documentation du musée du Textile

et le Centre de Documentation du musée du Textile

 

O: Quel souvenir doit-on absolument ramener de Terrassa?
D: De l’artisanat local, souvent inspiré par les monuments modernistes de la ville, bien sûr!

La Cathédrale Seu d'Egara

La Cathédrale Seu d’Egara

et l'église San Pere

et l’église San Pere

L’exposition Natures de l’Art nouveau est ouverte jusqu’au 13 juillet prochain à la Salla Muncunill… Pas une seconde à perdre!

Naturaleses de l'Art nouveau

Naturaleses de l’Art nouveau

 

 

Demain, moi, je m’ballade…

4 juillet 2014

Vous aussi?…
Rendez-vous à 11heures précises demain matin à la maison du gardien au CIMETIÈRE de PREVILLE, pour une ballade guidée proposée par le musée…

Cette visite est la première d’un cycle de 3 réparti sur les 5, 12 et 19 juillet, ayant pour thème des visites à l’extérieur du musée:

Après  le cimetière de Préville, visitez le par de Saurupt*, le 12, puis la rue Félix Faure**, le 19… Espérons qu’il fera beau!

Pour visiter:
Réservation nécessaire au service des publics par mail (servicedespublics-musees@mairie-nancy.fr) ou par téléphone (03.83.17.86.77, du lundi au vendredi, de 9h à 12h30)

Retrait préalable des billets à la caisse du musée

Tarif: Entrée musée +1,60 €

* rendez-vous 1 rue des Brices
** rendez-vous au musée

La tombe d'Emile Gallé au cimetière de Préville, couverte de lierre, conformément aux dernières volontés de l'artiste...

La tombe d’Émile Gallé au cimetière de Préville, couverte de lierre, conformément aux dernières volontés de l’artiste…

Merci!

27 juin 2014

Une grande et belle journée d’anniversaire hier au musée de l’École de Nancy!

Grand soleil, transats et musique 60s au programme...

Grand soleil, transats et musique 60s au programme…

Il faisait bon à l'ombre, hier après midi!

Il faisait bon à l’ombre, hier après midi!

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Madame Lucienne Redercher, adjointe au Maire, remet à Madame Nathalie Fouquet son cadeau à l’occasion de son 50ème anniversaire!

L'effet "paparazzi" ...!

L’effet “paparazzi” …!

Madame Fouquet, heureuse cinquantenaire, née le même jour que le musée, a participé à l'opération "Né(e) le 26 juin"

Madame Fouquet, heureuse cinquantenaire, née le même jour que le musée, a participé à l’opération “Né(e) le 26 juin”

Monsieur Philippe Bouton-Corbin, en compagnie de Monsieur Laurent Hénart, Maire de Nancy

Monsieur Philippe Bouton-Corbin, en compagnie de Monsieur Laurent Hénart, Maire de Nancy

Madame Valérie Thomas, conservateur du musée, inaugure la séquence des discours...

Madame Valérie Thomas, conservateur du musée, inaugure la séquence des discours…

Suivie par Monsieur Bouton Corbin évoquant son grand-père

Suivie par Monsieur Bouton Corbin évoquant son grand-père

et de monsieur le Maire, rappelant la place dans son cœur et celui des Nancéiens de l'Ecole de Nancy et de son musée!

et monsieur le Maire, rappelant la place dans son cœur et celui des Nancéiens de l’École de Nancy et de son musée!

Les mécènes d'aujourd'hui: Brigitte Guillaumot, pour le CIC Est, Thierry France-Lanord et Roselyne Bouvier, pour  l'AAMEN

Les mécènes d’aujourd’hui: Brigitte Guillaumot, pour le CIC Est, Thierry France-Lanord et Roselyne Bouvier, pour l’AAMEN

L'Association des AMis du Musée était justement présente toute la journée pour valoriser ses actions...

L’Association des Amis du Musée était justement présente toute la journée pour valoriser ses actions…

Farniente dans le jardin...

Farniente dans le jardin…

Comme à la maison!

Comme à la maison!

Au son des tubes des années 60, vous avez été très nombreux à venir nous voir, à assister aux visites guidées et à partager avec le musée cette journée!

Un grand merci!!

Nous vous attendons nombreux encore:

- aujourd’hui, samedi et dimanche à 15h pour les visites guidées gratuites “Du musée Corbin au musée de l’Ecole de Nancy”

- tous l’été pour nos rendez-vous estivaux

- à l’automne, pour la suite des célébrations du CINQUANTENAIRE!

50 ans, ça se fête!

50 ans, ça se fête!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Derniers jours…

24 juin 2014

Que la fête du 26 juin n’éclipse pas l’actualité des expositions au musée de  l’École de Nancy…

Ce sont en effet les derniers jours d’ouverture de l’exposition proposée dans le cadre du centenaire de la Première Guerre Mondiale:

Les artistes de l’École de Nancy et la première guerre mondiale

Louis Hestaux, village en ruines, 1914. MEN, cliché D. Boyer

Louis Hestaux, village en ruines, 1914. MEN, cliché D. Boyer

L’année 1914 voit la fin de l’École de Nancy en tant qu’association. Elle est dissoute en août, quelques jours après la déclaration de guerre. Les artistes et les manufactures issus de l’École de Nancy ne cesseront pourtant pas leurs activités. Victor Prouvé, Louis Hestaux, Louis Majorelle et les Établissements Gallé participeront, au travers de leur production à l’effort de guerre.

L’exposition évoque tour à tour les crimes de la guerre, qui touchent très tôt la région de Nancy, comme l’incendie de Gerbéviller, l’effort de guerre par l’image (diplômes, bons points, affiches, etc…), la célébration de la paix retrouvée et la commémoration de la victoire qui voit certains artistes impliqués dans la création des monuments. Enfin la dernière partie évoque tout particulièrement la production industrielle des Établissements Gallé pendant (et après?) le conflit, domaine jusqu’ici rarement évoqué.

Cette exposition rassemble presque exclusivement des œuvres conservées dans les collections du musée, en particulier des gravures, dessins et imprimés, à l’exception des vases et plateaux des Établissements Gallé, que notre appel à contribution lancé l’an passé avait permis de découvrir.

Etablissements Gallé, vase Cathédrale de Reims, coll. part. Cliché D. Boyer

Établissements Gallé, vase Cathédrale de Reims, coll. part. Cliché D. Boyer

Vite! Il ne vous reste que quelques jours pour la découvrir…

Rendez-vous jusqu’à dimanche 29 juin
De 10.00 à 18.00
et exceptionnellement jusqu’à 20.00 le 26 juin (avec entrée gratuite!)!

Pour en savoir plus… téléchargez le pdf du petit Journal d’exposition
ou télécharger le petit journal enfant (1 ère partie - 2ème partie)

 

J-3

23 juin 2014
Rendez-vous le 26 juin

Rendez-vous le 26 juin