Info pratique

31 août 2010

Ca y est, l’exposition Camille Martin est terminée et déjà une autre se profile à l’horizon. A partir du 6 novembre 2010, le musée de l’Ecole de Nancy présente une exposition consacrée au verrier Paul Nicolas.

Jusqu’à cette date, le musée pratique le tarif réduit pour tous, en raison de la fermeture temporaire de plusieurs salles du 1er étage (chambres André et Corbin, bureau Masson, salon Gauthier-Poisignon et bureau Perrin), chantier de scénographie oblige.

Pour ceux qui n’ont pas pu visiter l’exposition, voici quelques prises de vue souvenirs.

Buste de Camille Martin, par Mathias Schiff dans la salle d'introduction

Vues de forêts et de sous bois en techniques mixtes (gravures, bois gravé et bois brûlé, aquarelles) dans la salle "La nature en peinture"

Une vue de la salle des reliures, composées en solo ou avec la collaboration de Victor Prouvé et de René Wiener

La salle consacrée aux affiches, avec le gigantesque panneau au paon (dans le fond)

Et pour finir, le cabinet d'art graphique : menus, programmes, cachets, vignettes, eaux-fortes, aquarelles

A bientôt pour une nouvelle exposition au musée!

Vers le musée Lalique

25 août 2010

Pour les amateurs d’Art nouveau, l’ouverture d’un musée dédié à cette période ou à l’un de ses artistes est toujours un événement. Le printemps 2011 devrait voir l’ouverture d’un musée consacré au joaillier, verrier et artiste décorateur René Lalique (1860-1945),  à Wingen-sur-Moder (Alsace) où est installée la cristallerie qui produit encore les créations Lalique.

Dépliant du musée, montrant le pendentif de René Lalique Femme-libellule, (c) Lalique, photo J.-L. Stadler

Toutes les périodes de production Lalique seront sans doute présentées dans le parcours des collections où les somptueux bijoux Art nouveau (Emile Gallé considéra Lalique comme l’inventeur du bijou moderne) côtoieront la production contemporaine, en passant par les verreries des années trente.

Plus d’informations sur le site internet du musée où l’on peut également suivre l’avancée des travaux d’après le projet conçu par l’architecte Jean-Michel Wilmotte.

Du musée au manga

16 août 2010

On sait l’intérêt que le Japon porte à l’Art nouveau. Celui-ci est aussi grand, semble-t-il, que celui que les artistes Art nouveau portaient au Japon au XIXe siècle. Les expositions et les collections japonaises consacrées à Emile Gallé y sont très nombreuses, telles celle  du Hida Takayama Museum of Art ou encore celle du Kitazawa Museum of Art.

Il n’est donc pas surprenant de retrouver dans certains films d’animation japonais des oeuvres Art nouveau, voire plus particulièrement Ecole de Nancy.

Ainsi on peut apercevoir furtivement dans le film The Sky Crawlers une reproduction du célèbre lit d’Emile Gallé « Aube et crépuscule » dont l’original se trouve au musée de l’Ecole de Nancy.


Image tirée du film The Sky Crawlers.


(Pour une meilleure lisibilité, vous pouvez agrandir les images en cliquant dessus)

Emile Gallé, lit Aube et Crépuscule, 1904. Musée de l’Ecole de Nancy

Non loin de ce lit aux chevets marquetés, est-ce le profil de libellules qui silhouette cette table sur laquelle sont posés plusieurs vases orientaux? Difficile d’en être sûr…

Image tirée du film The Sky Crawlers.


Emile Gallé, table aux libellules, musée de l’Ecole de Nancy

Le film témoigne de l’intérêt que le réalisateur porte au décor intérieur et à l’art décoratif : vaisselle, mobilier, vases, lampes, papier peint concourent à créer des atmosphères bien particulières. Ainsi c’est plutôt dans le style Art nouveau qu’est décorée la maison close qui apparaît dans le film et dans laquelle figure le lit Aube et Crépuscule (qui fut à l’origine un lit nuptial, commandé à Gallé par son ami et magistrat Henry Hirsch.)

D’autres détails Art nouveau.



Une lampe en verre gravé à l’acide, tardive dans la production du maître verrier nancéien mais qui provient sans aucun doute de la collection du Kitazawa Museum of Art.

Quelques vases Art nouveau juchés sur une armoire, difficilement attribuables à un maître verrier en particulier.

The Sky Crawlers (Sukai Kurora, en V.O.) est réalisé par Mamuro Oshii en 2008, auteur entre autres de Ghost in the shell et d’Avalon.

Merci à Ghislaine pour nous avoir signalé ce très intéressant détail.

Et si la présence de l’Art nouveau au cinéma vous intéresse, n’hésitez pas à consulter les articles de Philippe Thiébaut (conservateur en chef au musée d’Orsay et commissaire de la récente exposition Art nouveau Revival) :

  • « L’Art nouveau Revival : le décor de cinéma et de théâtre ». 48/14, La revue du musée d’Orsay, n°26, printemps 2008.
  • « Cinématographiques », dans le catalogue de l’exposition Art nouveau Revival, 2009

La rentrée de Paul Nicolas

10 août 2010

Bien qu’il reste encore un peu plus de deux semaines pour visiter l’exposition « Camille Martin. Le sentiment de la nature« , le musée de l’Ecole de Nancy prépare activement sa prochaine exposition. Celle-ci sera consacrée au décorateur et verrier Paul Nicolas (1875-1952) qui fut l’un des principaux collaborateurs d’Emile Gallé (1846-1904) avant de fonder sa propre verrerie en 1919.

Au programme de l’exposition, de nombreuses verreries bien évidemment, mais aussi des dessins (études de fleurs, paysages, projets de vases) et des documents (notamment des diplômes) dont la restauration, menée à bien par Armelle Poyac (atelier Lapage), vient de s’achever.

Plus d’informations sur l’exposition ici mais nous ne manquerons pas de vous en reparler très vite…

Cet été, vous allez où?

13 juillet 2010

On vous pose cette question et vous ne savez pas quoi répondre? voici quelques idées de destinations Art nouveau selon que vous êtes amateurs de chaleur ou de fraîcheur, de Nord ou de Sud, d’exotisme ou d’aventure…

Option 1: Soleil et chaleur, version Movida

A vous la Catalogne: direction Barcelone, la Sagrada Familia, les maisons de Gaudi, la parc Güell… mais vous prolongerez le séjour par des excusions à Terrassa et à Reus, deux petites villes qui ont profité au début du siècle dernier du succès de l’industrie textile pour se lancer dans le « Modernisme ». Architectures visionnaires, villas luxueuses, usines modernes… Les architectes  profitèrent de ces circonstances favorables pour laisser libre-cour à leur inspiration…

Option 2: Soleil et chaleur, version Dolce Vita

A vous l’Italie! Direction le Lac de Côme, en Lombardie, où les rives du lac déroulent leur succession de Palaces désuets et de Palais d’été… comment résister au stile Liberty qui envahit cette architecture du loisir et du plaisir? Mais le vent de modernité ne s’arrête pas là et Varèse, capitale industrielle de la Province voit elle-aussi son architecture influencée par les idées modernes: gares, hôtels, villas, usines et casinos illustrent la réussite et l’imagination fertile des bâtisseurs du Liberty.

Enfin pour les plus téméraires, la traversée vers Palerme s’impose… Comme bien d’autres villes d’Europe, Palerme entreprend une transformation radicale à la fin du 19ème siècle pour moderniser ses infrastructures. Des architectes et des artistes travaillent à cette rénovation: Ernesto Basile ou Ettore di Maria Bergler sont les plus célèbres d’entre eux. La construction de la Galleria d’Arte Moderna ouvre triomphalement la porte aux arts du 20 ème siècle.

Option 3: sur les traces de l’Empire Austro-Hongrois…

Nostalgiques de Sissi Impératrice, des valses de Strauss et des dorures de Schönbrunn, ce voyage n’est pas pour vous car il vous entraînera vers la modernité: Otto Wagner et les artistes de la Secession Viennoise n’entraient guère dans les canons de l’art officiel. De nombreux sites témoignent de l’effervescence artistique viennoise que résument bien par leur audace les peintures de Klimt ou les fauteuils de Hoffmann… Il n’y a qu’un pas à franchir pour prolonger ce voyage vers Budapest, capitale hongroise, elle aussi fortement marquée par l’éclosion de l’Art nouveau. Il s’y joua une partition bien particulière, avec l’opposition de styles au sein d’un même mouvement de rénovation de l’architecture et des arts décoratifs: Odön Lechner s’inspira de l’Orient et des formes traditionnelles hongroises pour créer un style  spécifiquement hongrois, tandis que le groupe des architectes Károly Kós et Dezsö Zrumeczky préférait rejeter ces influences orientales pour ne retenir que l’aspect local et vernaculaire. Budapest connut vers 1900 son  Âge d’or et devint une véritable métropole.

Option 4: Le vent du Nord, nuits blanches en Scandinavie…

Voilà la meilleure saison pour s’aventurer près du cercle polaire (ou presque…!) avec ces journées qui s’étirent et des températures agréables! Älesund en Norvège, Helsinki en Finlande, Riga en Lettonie représentent une concentration exceptionnelle d’édifices datant de cette période. Älesund est reconstruite entièrement et dans une parfaite unité après un incendie qui la ravage en 1904. Helsinki profite de l’indépendance et d’un essor économique fort pour affirmer son rôle de métropole: un art nouveau et fortement inspiré par la pure tradition finlandaise voit le jour. Riga est une ville étonnante: plus du tiers de ses constructions est de style Art nouveau. Les couleurs vives et les décors qui s’y déploient en font l’une des villes les plus pittoresques et surprenantes de l’Europe du nord.

Option 5: A cup of tea in Glasgow…

L’art du thé à Glasgow existe toujours et l’art du thé « à la Makintosh » y est tout particulièrement cultivé: on fait toujours la queue aujourd’hui pour entrer au Willlow tea room de Sauciehall street ! Glasgow, ville industrielle et maritime connaît alors une croissance extraordinaire. Les architectes et artistes trouvent de nombreux et riches commanditaires,  tentés par un style qui affiche sa modernité. Makintosh définit un style tout de rigueur et de sobriété, privilégiant les lignes géométriques, l’opposition du blanc et du noir et la verticalité, qu’il applique tant à l’architecture qu’aux arts décoratifs. Il exerce une influence essentielle sur la Secession viennoise ou le Jugenstil allemand et souligne la diversité des modes d’expressions rassemblées sous le terme d’Art nouveau.

Option 6: La Havane, si!

Peut-être a-t-on tendance à penser que l’Art nouveau est typiquement européen… on a tort! On trouve encore de précieux vestiges de décors Art nouveau, en particulier dans le centre de la capitale cubaine. Des architectes d’origine catalane y importèrent des motifs décoratifs caractéristiques qu’ils appliquèrent essentiellement à un décor plaqué et déclinable à l’envi. Les éléments décoratifs, préfabriqués en usine et simples d’utilisation, autorisèrent une large diffusion du vocabulaire moderniste et son adaptation dans les domaines de la ferronnerie, céramique ornementale et du mobilier. Un peu de la vieille Europe sous les Tropiques!

Option 7: Paris – Nancy – Bruxelles, le triangle d’or?

Pour ceux que la traversée de l’Atlantique ne tente pas, il reste ici sous nos yeux ou à deux pas, des trésors de l’Art nouveau! Pour se remettre de la frustration de ne pas visiter le Castel Béranger de Guimard à Paris, pourquoi ne pas prendre le train vers Bruxelles, pour rendre visite à Victor Horta? De là, bien sûr, on reviendra comparer le confort de la villa de Louis Majorelle à Nancy, qui, même si elle n’est plus (ou pas encore) tout à fait dans son état d’origine, nous montre combien il faisait bon vivre dans une maison d’artiste!

C’est décidé? vous partez? Bon voyage dans l’Art nouveau!

Pour plus d’infos et de photos, regardez le site du Réseau Art nouveau network ici

Terrassa, la cité industrielle du « Modernisme »

16 juin 2010

La ville de Terrassa est située en Espagne à quelques kilomètres de Barcelone. Toute cette région, qui a connu un essor artistique et intellectuel à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, est fortement marquée par le Modernisme, qui n’est autre que l’appellation de l’Art nouveau en catalan.

Antoni Antonio Gaudi, Lluis Domenech i Montaner, Lluis Muncunill, Josep Puig i Cadafalch ou encore Joan Busquets  sont certainement les plus brillants représentants de ce Modernisme qui a rayonné dans toute la Catalogne à la fin du XIXe siècle et qui est aujourd’hui l’un des attraits touristiques de la région.

La ville de Terrassa qui compte aujourd’hui 200.000 habitants s’est principalement développée, au tournant des XIXe et XXe siècles, grâce à l’industrie du textile. De nombreuses usines ont été alors construites par des architectes modernistes et plus particulièrement par Lluis Muncunill,  alors architecte municipal.

Terrassa conserve encore de nombreux édifices modernistes parmi lesquels une cinquantaine d’usines réhabilitées en école, en centre d’art, en restaurant, en musée… La plus intéressante et impressionnante d’entre elles est l’ancienne usine textile Vapor Aymerich devenue le musée des sciences et techniques de catalogne qui a accueilli récemment le colloque du Réseau Art nouveau.

Lluis Muncunill, détail des voutes intérieures du Vapor Aymerich, Amat i Jover, 1907

D’autres édifices particulièrement remarquables par leur décoration et par leur architecture jalonnent tout le centre historique de Terrassa. La Casa Museu Alegre reflète l’art de vivre dans une riche demeure bourgeoise des années 1900. Architecture, vitraux, ferronneries, sculptures, peintures, mosaïques, mobilier… tout y est encore en place ou a été réintégré et restauré dans cette maison, propriété de la ville transformée en musée.

Alexandre de Riquer, peinture du salon de la Casa Alegre de Sagrera

Les riches industriels du textile font appel à Muncunill pour construire et aménager leurs demeures dans ce style moderne. La référence au monde végétal y est toujours présente, de façon parfois discrète, comme en témoignent certaines sculptures de façades à décor de chardon, de tournesol ou de fleurs plus locales.

Lluis Muncunill, façade de l'Almacèn Joaquim Alegre, 1904

On ne peut quitter Terrassa sans rendre visite à la Masia Freixa, étonnante par la simplicité de ses lignes organiques et par la beauté de ses volumes épurés.

Lluis Muncunill, Masia Freixa, 1907-1910, détail de la façade principale

Lluis Muncunill, Masia Freixa, 1907-1910, façade latérale

Lluis Muncunill, Masia Freixa, 1907-1910, détail d'une porte

L’encyclopédie florale de Henri Bergé

11 juin 2010

Au moment où l’Association des Amis du Musée de l’Ecole de Nancy visitait les thermes Art nouveau de Bad-Nauheim, avait lieu à plus de 1000 kilomètres de là, le colloque organisé par le Réseau Art nouveau sur le thème de « L’herbier Art nouveau ».  C’était en Espagne, dans la ville de Terrassa, située à quelques kilomètres de Barcelone.  Nous vous présenterons les particularités très étonnantes de ce patrimoine Art nouveau dans une prochaine note.

L'auditorium du musée

Le colloque se tenait au Museu Nacional de la Ciència i Tècnica de Catalunya (mNACTEC), une ancienne usine de textile Art nouveau reconvertie en musée des sciences et des techniques sur une surface de plus de 20.000m².

L'ancienne usine Vapor Aymerich, Amat i Jover (1907) réhabilitée en musée

Pour ce thème, idéal pour l’Art nouveau nancéien, le musée de l’Ecole de Nancy avait invité Michel Frising, doctorant en histoire de l’art à l’Université de Nancy 2, à présenter une communication sur « l’encyclopédie florale de Henri Bergé » que ce dernier constituât pour la cristallerie Daum.

Bien que Henri Bergé fût un artiste majeur de l’Ecole de Nancy, un collaborateur précieux pour Daum et un formateur exemplaire, il demeure encore assez méconnu. Néanmoins, les collections des musées de Nancy conservent un grand nombre de ses oeuvres (dessins, affiches, reliures, vitraux).

Quelques études botaniques et animalières de Henri Bergé. Musée de l'Ecole de Nancy

Heni Bergé, Vitrail La Lecture. Musée de l'Ecole de Nancy. Photo Gilbert Mangin

Les actes de ce colloque seront très prochainement disponibles sur le site du Réseau Art nouveau. Vous pourrez y découvrir les communications d’experts internationaux et les témoignages des partenaires du Réseau sur cette thématique particulièrement foisonnante : Barcelone, Budapest, Pavia, Riga, Terrassa.

Bad-Nauheim

9 juin 2010

Le samedi 05 juin, l’Association des Amis du Musée de l’Ecole de Nancy se rendait à Bad-Nauheim, en Allemagne, pour découvrir le patrimoine exceptionnel de cette ville thermale, membre du Réseau Art nouveau.

Les membres de l'AAMEN au complexe thermal de Bad-Nauheim. Photo Cédric Amey

Témoin majeur de l’Art nouveau allemand (appelé « Jugendstil »), cette cité thermale, en activité depuis le début du XIXe siècle, fut entièrement redessinée entre 1902 et 1912 sous l’impulsion du mécène visionnaire le grand-duc Ernst Ludwig de Hesse (déjà à l’initiative, en 1899, de la construction de la colonie d’artistes de Darmstadt).

Vue du Sprudelhof. Photo Cédric Amey

Le grand-duc confia à l’architecte Wilhelm Jost l’édification de la plupart des bâtiments, alliant savamment historicisme et Jugendstil, pour correspondre au goût de la clientèle de cet établissement thermal très réputé.

Les artistes Heinrich Jobst, Julius Scharvogel, Wilhelm Kleukens et Albin Müller participèrent, en étroite collaboration avec l’architecte, à la décoration de ce vaste ensemble qui s’articule autour du Sprudelhof (pavillon de la source).

L'intérieur du complexe thermal. Photo Nicole Gaudillère

Pilastre à l'intérieur du complexe thermal. Photo Nicole Gaudillère

Ferronnerie de balustrade. Le décor de lignes ondoyantes et de demi-sphères évoque l'eau thermale et ses bulles de gaz. Photo Nicole Gaudillère

Vitrail au décor géométrique et stylisé à l'intérieur du Sprudelhof. Photo Nicole Gaudillère

L'une des fontaines du Sprudelhof, due au sculpteur Heinrich Jobst. Photo Nicole Gaudillère

Par la cohérence de sa construction due au seul architecte Wilhelm Jost et la proche collaboration de décorateurs, le complexe thermal de Bad-Nauheim reste l’un des témoins majeurs de cette notion d’art total (Gesamtkunstwerk), dont la fonction pratique dévolue au thermalisme est intimement liée à l’architecture et à son décor Jugendstil.

L’herbier Art nouveau

28 mai 2010

Cela fait dix ans que le Réseau Art Nouveau existe et dix ans que la Ville de Nancy en est membre, représentée par le musée de l’Ecole de Nancy et la Villa Majorelle.

Le jeudi 3 juin 2010 se tient à Terrassa (Espagne) un laboratoire historique organisé par le Réseau Art nouveau dans le cadre de son nouveau projet « Art nouveau & écologie ».

Le thème de cette journée : « L’herbier Art nouveau ».
Consulter le Programme détaillé du laboratoire historique (1,2 MO)

Et quel meilleur exemple pour illustrer ce sujet que quelques dessins du très talentueux Henri Bergé  (1870-1937), artiste et chef décorateur chez Daum pendant de très nombreuses années, qui réalisa quantité de planches botaniques destinées à servir de modèle aux ouvriers de la cristallerie.

Henri Bergé, étude d'anémone pulsatille, MEN, inv 988-2-33, cliché Cl. Philippot

Henri Bergé, Etude de bryone, MEN, inv 988-2-24, cliché D Boyer

Chefs d’oeuvre ?

25 mai 2010

Le mois de mai 2010 restera à tout jamais dans les mémoires lorraines avec l’ouverture tant attendue du Centre Pompidou Metz… et le musée de l’Ecole de Nancy participe lui aussi à cette grande aventure! En effet, l’exposition inaugurale, qui rassemble 800 oeuvres, laisse une grande place aux créations « made in Lorraine ».   Chefs d’oeuvre ? invite le visiteur à décider s’il adhère ou non au choix du critique d’art. Dans le cas des oeuvres issues des collections du musée de l’Ecole de Nancy, guère de place pour le doute, car il s’agit bien de deux des plus importants chefs d’oeuvre d’Emile Gallé:

Le vase Les Hommes noirs, conçu pour l’exposition universelle de 1900, en référence à l’Affaire Dreyfus et la Main aux Alguesde 1904, l’une des toutes dernières créations du maître-verrier nancéien.

A ceux qui se demanderaient ce que ces vases viennent faire là, laissons Roger Marx répondre en ces termes: « Plus d’exclusion, plus de catégorie, plus de protestation indignée contre l’union intime de l’utile et du beau; un meuble, un bijou [un vase ,ndlr] où le tempérament d’un maître s’est donné librement carrière, l’emporte mille fois par l’intérêt sur la statue ou le tableau, exécuté sans instinct ni vocation » ….

Chefs d’oeuvre? Centre Pompidou Metz -jusqu’ au 25 octobre 2010

  

Clichés Musée de l’Ecole de Nancy / C. Philippot