Et si on allait à Turin ?

21 juin 2016

Cette question sonne comme une invitation à partir en vacances, à la recherche d’un soleil bien absent de nos régions… Turin, pour nos chers artistes de l’École de Nancy, fut cependant un rêve déçu. La toute nouvelle Alliance Provinciale des Industries d’Art espérait y représenter les arts décoratifs français lors de la grande exposition qui s’y déroula en 1902. C’était l’occasion idéale pour le jeune groupe d’y exposer ensemble pour la première fois, avec une visibilité et un  retentissement internationaux. Malheureusement, l’École de Nancy  ne parvint pas à obtenir de L’État et de la Ville de Nancy les subventions nécessaires.  Les maisons Daum, Majorelle et Fridrich seules y participèrent à titre individuel, perdues au milieu de l’abondance des exposants…

 

L'un des projets d'Émile André, pour l'entére du pavillon de l’École de Nancy à l'exposition de Turin, en 1902. ©C. Philippot/ Musée de l’École de Nancy

L’un des projets d’Émile André, pour l’entrée du pavillon de l’École de Nancy à l’exposition de Turin, en 1902. ©C. Philippot/ Musée de l’École de Nancy

Mais cette question est plus que jamais d’actualité aujourd’hui, puisqu’une spectaculaire exposition, conçue par  Carolyn Christov-Bakargiev et Virginia Bertone, se tient actuellement à la Galleria Civica d’Arte Moderna, « Organismi : Dell’Art nouveau di Emile Gallé alla Bioarchitettura”.

image002-1

Le musée de l’École de Nancy a prêté à cette occasion plusieurs pièces et contribué au beau catalogue.  Celui-ci s’ouvre d’ailleurs sur la fameuse devise d’Émile Gallé, dont la traduction italienne sonne joliment à nos oreilles !

«  Nos racines sont au fond des bois, parmi les mousses, autour des sources » – « Le nostre radici sono in fondo ai boschi, tra i muschi, intorno alle sorgenti »…

Vase Tétards d'Emile Gallé, 1900, avec son inscirption extraite de Théophile Gautier "Aux fossés la lentille d'eau, De ses feuilles vert de grisées étale le glauque rideau"... ©P. Caron / Musée de l’École de Nancy

Parmi les œuvres prêtées par le MEN, ce vase “Têtards” d’Émile Gallé, 1900, avec son inscription extraite de Théophile Gautier “Aux fossés la lentille d’eau, De ses feuilles vert de grisées étale le glauque rideau”… ©P. Caron / Musée de l’École de Nancy

L’exposition met en relation l’Art nouveau et le biocentrisme contemporain. Elle prend comme point de vue l’hypothèse selon laquelle de nombreux éléments rapprochent ces courants : tous deux ont été précédés de changements profonds et rapides, et d’innovations technologiques et industrielles (le chemin de fer, l’électricité, le télégraphe, le microscope, la photographie pour l’un, le trafic aérien, la télévision, la radio FM, la révolution des télécommunications avec Internet pour l’autre).

 

Le dessin préparatoire pour le vase Têtards.©C. Philippot/ Musée de l’École de Nancy

Le dessin préparatoire pour le vase Têtards.©C. Philippot/ Musée de l’École de Nancy

La première partie de l’exposition est donc consacrée à l’Art nouveau, et en particulier à l’œuvre d’Émile Gallé. Sont exposés verreries et pièces de mobilier, parmi lesquelles les vases Têtards, Fonds de la mer, Lys de mer ou Ancolies, ainsi que de nombreux dessins préparatoires, et photos anciennes. La scénographie leur associe des dessins de l’architecte Liberty Raimondo d’Aronco et du scientifique Santiago Ramon y Cajal, découvreur du neurone. L’exposition présente également les projets conçus par l’architecte Émile André pour le Pavillon de l’École de Nancy pour l’exposition de Turin en 1902, ainsi que les lettres de Gallé au critique d’art Gabriel Mourey, conservées au Getty Research Institute de Los Angeles, dans lesquelles il exprime sa profonde amertume à devoir renoncer à cette exposition.

Le vase Ancolies, commandé à Gallé par Émile André pour sa fiancée, 1902. ©C. Philippot/ Musée de l’École de Nancy.

Le vase Ancolies, commandé à Gallé par Émile André pour sa fiancée, 1902. ©C. Philippot/ Musée de l’École de Nancy.

Notre époque est, quant à elle, illustrée par des écosystèmes de l’artiste Pierre Huyghe, des créations du botaniste Patrick Blanc, inventeur des murs végétaux  et des projets d’architecture écologique et durable de Mario Cucinella. Enfin, l’exposition se termine par une partie consacrée à l’organisation Slow Food, qui a pour but de faire connaître la bonne nourriture : bonne pour celui qui s’en nourrit, mais aussi pour celui qui la cultive et pour l’environnement !

 

Et le beau dessin préparatoire... ©C. Philippot/ Musée de l’École de Nancy

Et le beau dessin préparatoire… ©C. Philippot/ Musée de l’École de Nancy

Et si vous alliez à Turin découvrir cette curiosité ?

 

Vue de l'exposition "Organismi" à Turin, les verreries d’Émile Gallé. ©F. Parmantier

Vue de l’exposition “Organismi” à Turin, les verreries d’Émile Gallé. ©F. Parmantier

http://www.gamtorino.it/mostra.php?id=573#

Quand les enfants interprètent l’Art nouveau…

16 juin 2016

Lors de la Nuit des musées, le 17 mai dernier, était présenté au musée le travail des classes ayant participé au cours de l’année à l’opération “La classe, l’œuvre!”.

Fruit d’un partenariat entre les ministères de la Culture et de la Communication et de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, « La classe, l’œuvre ! » est un dispositif d’éducation artistique et culturelle qui repose sur la collaboration étroite entre une classe et un musée de proximité.

Il invite les élèves à étudier une ou plusieurs œuvres du musée partenaire durant l’année, à imaginer des productions en lien avec l’œuvre (textes littéraires, créations sonores, visuelles, chorégraphiques, etc.) et à concevoir une médiation des œuvres étudiées, pouvant ensuite être présentée aux visiteurs lors de la Nuit des musées.

En 2016, des classes de CE2 – CM1-CM2 des écoles Charlemagne et Boudonville de Nancy ont ainsi travaillé autour d’une œuvre emblématique du musée, l‘Amphore du Roi Salomon d’Émile Gallé, réalisée pour l’exposition universelle de 1900.

Emile Gallé, amphore du roi Salomon, 1900. MEN. Cliché C. Philippot

Emile Gallé, amphore du roi Salomon, 1900. MEN. Cliché C. Philippot

Cette pièce, de dimensions exceptionnelles, a été inspirée à Gallé par le conte “La Rêveuse” de Marcel Schwob. Elle porte d’ailleurs une citation gravée extraite du texte: ” Cette cruche habitait/ autrefois l’océan/ elle contenait un génie qui était prince/ fille sage saurait briser enchantement/ par permission du roi Salomon/ qui a donné la voix aux mandragores/ Marcel Schwob”. L’héroïne du récit, Marjolaine, convaincue qu’elle est cette jeune fille sage, laisse passer sa vie dans l’attente du prince, au lieu de saisir un bonheur plus réel. Gallé en fait une œuvre politique, dans le contexte de l’affaire Dreyfus qui divise alors la France. Il place l’amphore au centre de son four verrier, parée du sceau du roi Salomon, se plaçant ainsi de manière visible dans le camp des Dreyfusards.

Le travail des classes autour de cette œuvre les invitait dans un premier temps à découvrir un lieu, un mouvement artistique et des artistes ayant travaillé dans un environnement proche et familier. Il s’agissait ensuite d’approfondir cette rencontre avec l’objet d’art afin d’amener les enfants à l’interpréter puis à imaginer une création plastique.

Les classes de l’école Boudonville ont travaillé sur le texte du conte, dans lequel figurent en tout 7 amphores. Ils ont ensuite réalisé 7 versions ce ces amphores à partir de bouteilles en plastique recyclées, qui leur ont permis de travailler sur l’idée de la transparence / opacité et sur la notion de récupération et de recyclage. Ils ont d’ailleurs placé à l’intérieur de leurs amphores des segments de la devise de Gallé “Ma racine est au fond des bois parmi les mousses, autour des sources”.

visuel 1

L’une des 7 cruches de Marjolaine, celle “pareille à l’énorme cupule azurée d’une fleur australe”, et qui contient “tout le ciel du paradis terrestre et les fruits riches de l’arbre, et les écailles enflammées du serpent, et le glaive ardent de l’ange”…

visuel 2

Et la cruche dans laquelle “Giauharé avait enclos toutes ses robes marines, tissées d’algues et tachées de la pourpre des coquillages”…

 

Parallèlement, ils ont été invité à travailler sur la création de textes à partir de deux amorces inspirées par le conte: “Si j’avais sept amphores…” et “C’est bien d’aller au musée de l’Ecole de Nancy la nuit, à la manière de Philippe Delerme…”

En voici deux exemples:

Si j’avais sept amphores,

Je dessinerais la première avec la couleur grise de mon crayon.

La seconde serait peinte aux couleurs vives de l’arc en ciel.

Sur la troisième, je graverais un cœur dans la pierre.

Je sculpterais la quatrième avec la couleur de la brique.

La cinquième en terre cuite.

La sixième serait en verre rose fuschia.

Et la septième rassemblerait la beauté de toutes les autres.

 Marie-Lou, CM1

«  C’est bien d’aller au Musée Ecole de Nancy la nuit…  »

En principe, on y va le matin, le jour ou encore l’après-midi , mais sûrement pas la nuit…surtout que c’est interdit. Alors, un jour, un jour pas comme les autres, on se décide pour y aller la nuit, mais on a peur. On sort de la maison et on se fait le plus discret possible pour ne pas éveiller les parents. On regarde bien partout pour ne pas se faire remarquer. Après quelque temps de marche, seul dans la nuit, on aperçoit le musée au loin. Quand on arrive, c’est là, à ce moment précis, qu’on a le plus peur. On regarde si la grande porte du musée est ouverte et là, miracle, elle est ouverte. Alors on se faufile et on découvre  tous les secrets du musée. On voit des vases de plusieurs couleurs tous plus beaux les uns que les autres, quelques tableaux aussi, des meubles originaux et des vitraux multicolores. Ensuite, on monte un grand escalier et on découvre un lit qui nous intrigue.  On regarde, on déchiffre des noms qui nous paraissent inconnus. Aube et Crépuscule. Et puis on découvre une chose verte. C’est une amphore. Il y en a deux  : une assez récente d’un vert clair magnifique bien scellée et une plus ancienne qui nous intrigue davantage encore. On aimerait en percer le mystère. Juste après, on regarde notre montre. «  Minuit  » déjà. On se précipite et on rentre chez soi. On se glisse alors sous les grandes et moelleuses couvertures de notre lit….et on s’endort en rêvant à toutes ces belles choses…

 C’est bien d’aller au Musée de l’École de Nancy la nuit  .

 Camille CM1

Pour l’École Charlemagne, le conte de Marcel Schwob a lui aussi été au cœur de la réflexion des enfants autour de l’œuvre de Gallé.

Les élèves en ont sorti l’idée qu’il fallait pleinement vivre sa vie. Ils ont alors choisi un tableau qui évoquait le plaisir de vivre comme la danse, le cirque, la musique…, en lien avec ce qu’ils aiment faire de leur propre vie. Chaque élève a reproduit de manière personnelle le tableau choisi. Dans une démarche surréaliste, les élèves ont intégrés dans leur tableau, une amphore, un livre et un objet témoins des activités qu’ils aiment pratiquer. Ces compositions ont été disposées dans un mini-cabinet de curiosités.

Le cabinet de curiosités de l'école Charlemagne

Le cabinet de curiosités de l’école Charlemagne

Parallèlement, les élèves ont participé à un atelier musical dirigé par Laurie Olivier, intervenante en musique, et conçu un spectacle autour du thème de l’amphore du roi Salomon d’Emile Gallé. La représentation a eu lieu en mars 2016 au Conservatoire de Musique de Nancy. Voici le texte lu par un élève, au début du spectacle :

« Cette cruche habitait autrefois l’Océan, Elle contenait un génie qui était prince. Fille sage saurait briser l’enchantement. Avec la permission du roi Salomon Qui a donné la voix aux mandragores.” Cet extrait du conte « La rêveuse » écrit par Marcel Schwob est gravé sur l’amphore du roi Salomon, réalisée par Émile Gallé. Cette amphore évoque, à travers son camaïeu de verts,  de bleus et ses petits coquillages gravés, le monde marin.  Aussi, avons-nous choisi d’interpréter cet univers de la mer à travers une chorégraphie musicale tout en rythme,  en chant et dans une danse gestuelle poétique. Nous vous invitons dès à présent à découvrir dans ce voyage aquatique, une anémone des mers. »

Le spectacle des enfants au conservatoire

Le spectacle des enfants au conservatoire

Lors de la Nuit des musées, les élèves sont également devenus médiateurs, pour présenter et partager leur travail. Une manière de prolonger un peu l’expérience…

Un visiteur de la Nuit des musées, très attentif aux explications des enfants...

Un visiteur de la Nuit des musées, très attentif aux explications des enfants…

Bravo aux élèves pour leur implication et leur beau travail, ainsi qu’à leurs professeurs, Laetita Bessot et Véronique Pierrat de l’école de Boudonville, et Mme Iacono  de l’école Charlemagne, motivés et engagés !

Rendez-vous l’année prochaine, pour de nouvelles créations!

Journée de l’Art nouveau

27 mai 2016

bandeau-001

Vendredi 10 juin, on célèbre l’Art nouveau à travers toute l’Europe!

Pour participer, c’est facile!

– Depuis chez vous, postez votre photo de détail Art nouveau sur la page Facebook du Réseau Art nouveau Network: ici

et gagnez peut-être un super cadeau!

– Venez nous rendre visite! Le musée de l’École de Nancy est ouvert de 10h à 20h et vous propose des animations gratuites tout l’après midi. Retrouvez le programme ici

Nous vous attendons nombreux pour fêter l’Art nouveau!

 

10 JUIN - Journée de l'Art nouveau

10 JUIN – Journée de l’Art nouveau

 

Demandez le programme!

19 mai 2016

Samedi 21 mai à partir de 20h, c’est la Nuit des Musées à Nancy!

Voici le programme de ce qui vous attend!

Flyer-a-imprimer-001Flyer-a-imprimer-002Nous vous attendons nombreux!

Après la chasse aux œufs, la chasse au lion!

1 avril 2016

Découverte exceptionnelle!
Hier, au cours de travaux de jardinage, des ossements ont été découverts dans le jardin du musée. La gendarmerie, dépêchée sur place, a pu constater rapidement, que ces ossements appartenaient -heureusement- à l’espèce animale. Un expert du Muséum-Aquarium a été contacté et a affirmé avec une quasi certitude qu’il s’agissait d’ossements de jeune lion. Voici donc étayée la petite histoire selon laquelle Eugène Corbin, le propriétaire de la maison, avait ramené de son voyage en Afrique une paire de lionceaux, laissés en liberté dans le parc. Eugène Corbin voyagea entre 1902 et 1903 en Egypte et en Abyssinie.

SOUvenir du voyage d'Eugène Corbin en Egypte et en Abyssinie, vers 1902-1903. © MEN, fonds Corbin

SOUvenir du voyage d’Eugène Corbin en Egypte et en Abyssinie, vers 1902-1903. © MEN, fonds Corbin

De ce voyage, il revint accompagné aussi d’un serviteur éthiopien, Tacha, qui resta à son service quelques années, avant de rentrer dans son pays. D’après son petit-fils, Philippe Bouton-Corbin, l’un des lionceaux mourut peu après son arrivée, et le second fut donné à un zoo en 1906.
De nos jours, ce sont plutôt les visiteurs qui se promènent en liberté dans le jardin… OUF!

Eugène Corbin, vêtu à l'arabe, vers 1903. © MEN, Fonds Corbin

Eugène Corbin, vêtu à l’arabe, vers 1903. © MEN, Fonds Corbin

Journées Européennes des Métiers d’Art 2016

18 mars 2016

 

visuel_jema-espace-presseLa nouvelle édition des Journées Européennes des métiers d’art aura lieu les 1er, 2 et 3 avril prochains… Le musée de l’École de Nancy participe les 2 et 3 avril et propose des démonstrations de savoirs-faire précieux et délicats…

La céramiste Annick Thiaville met en œuvre une technique exceptionnelle et qui a quasiment disparu, la lithophanie de porcelaine. Ce savoir-faire, datant du 19ème, lui permet de développer un travail d’une extrême finesse qui passe par des étapes de créations très minutieuses. Elle sculpte son image dans la cire en rétro-éclairage, puis en garde l’empreinte dans du plâtre sur lequel elle viendra ensuite couler sa porcelaine. Les « plaques » de porcelaine obtenues, aux motifs révélés par la lumière, oscillent entre une délicatesse proche du camé, la luminosité du verre, la préciosité d’une pierre, autant de qualités qu’elle essaie (en tout cas) d’atteindre dans son travail dans un souci premier d’esthétisme.

Un exemple de l'art oublié de la lithophanie par Annick Thiaville

Un exemple de l’art oublié de la lithophanie par Annick Thiaville

Outre des démonstrations tout au long du weekend, Annick Thiaville vous propose, en compagnie d’une conférencière,  une visite guidée des collections de céramique du musée: “regards croisés”, au cours de laquelle est reviendra sur les différentes techniques de la céramique.

Visites guidées GRATUITES programmées samedi et dimanche à 10h30, sur réservation préalable auprès du service des publics (03.83.17.86.77 et servicedespublics-musees@mairie-nancy.fr)

Annick Thiaville est implantée depuis l’automne dernier à Baccarat, dans le lieu d’accueil d’entreprises qui s’est au sein du Pôle Bijou de la Communauté de Communes des Vallées du Cristal.

Le bijoutier Jacky Schwartz collabore avec le Pôle Bijou de la Communauté de Communes des Vallées du Cristal à Baccarat depuis que l’idée en est née. Au cours d’une vie entière au service de la bijouterie et de la création, et avec une passion pour le courant Art Nouveau et l’Ecole de Nancy,  Jacky Schwartz a été consacré en 2000 par le Prix Dunhill Prestige International qui récompense un artisan exerçant un métier rare lié au luxe et au prestige, et à ce jour le seul Lorrain à l’avoir reçu. Il travaille beaucoup à partir de la technique ancestrale dite de la « cire perdue ». Un modèle en cire est créé par des techniques de sculpture, puis englobé dans un moule réfractaire que l’on cuit pour faire fondre le modèle en cire qu’il contient. Le moule contient alors un creux (là où précédemment il y avait la cire) qu’il s’agira de combler par une coulée de métal, de verre (pâte de verre) … L’objet ainsi obtenu est une copie exacte du modèle original en cire.

 

Bijoux Monnaie du Pape de J. Schwartz

Bijoux Monnaie du Pape de J. Schwartz

 

Jacky Schwartz sera présent samedi et dimanche pour expliquer son travail.

Installée à Nancy depuis 2013, la graveuse Jeanne PICQ obtient son diplôme de gravure à l’école Estienne en 2007, après avoir étudié une année aux ateliers de Sèvres et une à l’ENSAAMA Olivier de Serre. Dès lors , elle se consacre à la réalisation d’estampes dans différents ateliers parisiens, puis au sein de l’atelier La Belle Estampeà Bordeaux.
Son travail mixe différentes techniques de taille douce (eau forte, pointe sèche, aquatinte,..) ainsi que des techniques de linogravure, alliées très souvent à des encollages de papiers à motifs.”

Les Foulettes, Jeanne Picq

Les Foulettes, Jeanne Picq

On retrouvera Jeanne Picq pour deux autres moments d’initiation à l’estampe, organisés dans le cadre de la prochaine exposition Victor Prouvé et l’art de l’estampe:

– le samedi 11 juin à 10h30, pour les adultes
et le
– mercredi 8 mai à 14h30, pour les enfants de 7 à 11 ans.

(Réservations auprès du service des publics)

Et rappelez-vous, pendant les JEMA, le musée est GRATUIT!

Les femmes du musée…

8 mars 2016
Victor Prouvé, portrait des demoiselles Moulin, 1903. M%usée de l’École de Nancy. Photo C. Philippot

Victor Prouvé, portrait des demoiselles Moulin, 1903. Musée de l’École de Nancy. Photo C. Philippot

Nous avons déjà évoqué l’absence remarquée de membres féminins dans la fondation de l’École de Nancy et plus généralement parmi les artistes nancéiens.

Rose Wild ou Madeleine Deville sont les seules à avoir laissé leurs noms sur des œuvres conservées au musée. Pourtant l’influence  des femmes dans l’École de Nancy fut décisive: Henriette Gallé, Jika Majorelle… comme dit le proverbe, “derrière chaque grand homme, il y a une femme”!

Barco Nancy  photographe, Henriette Gallé. Collection particulière. (c) MEN

Barco Nancy photographe, Henriette Gallé. Collection particulière. (c) MEN

En 1962, Françoise-Thérèse Charpentier devient la première conservatrice du nouveau musée de l’École de Nancy ouvert dans l’ancienne propriété Corbin. Grâce à ses liens privilégiés avec les filles d’Émile Gallé notamment, elle contribue par un intense travail de fond  à la redécouverte du mouvement, couronnée par l’exposition consacrée à Émile Gallé à Paris en 1985.

F-T Charpentier (en blanc) lors de l'inauguration du musée le 26 juin 1964. Photo archives M. Daum, MBA Nancy

F-T Charpentier (en blanc) lors de l’inauguration du musée le 26 juin 1964. Photo archives M. Daum, MBA Nancy

Aujourd’hui, c’est toujours une conservatrice, Valérie Thomas, qui  dirige le musée depuis 20 ans!

En cette journée de la femme, hommage à celles qui œuvrent au musée de l’École de Nancy! Chacune dans leur spécialité, elles contribuent à le faire rayonner…

Une partie de l'équipe du musée en 2014

Une partie de l’équipe du musée en 2014

Nos agent(e)s d’entretien: Malika, Françoise et Berthe, ainsi que Laetitia à la Villa Majorelle

Nos agent(e)s d’accueil: Smahane, Jacqueline, Nathalie, Tracy et Jeanine

Et nos vacataires: Hélène, Ursule, Anaïs et Olivia

Nos guides- conférencières: Kathy, Lucie, Christine, Prescilla et Ghislaine pour les ateliers

Notre documentaliste: Blandine

Notre responsable des publics: Emmanuelle

Notre responsable du service des publics: Véronique

Notre chargée de la communication: Véronique

Notre agent comptable et administratif: Ingrid

Notre directrice administrative: Monia

Notre bénévole: Roselyne

Notre directrice: Valérie

Et une petite pensée aussi pour celles qui sont parties mais qui ont laissé leur marque: Anne-Laure, Raymonde, Francine, Françoise, (les) Dominique, Hélène… et bien sûr Monique (†)

Et à sa manière, Mie, la petite mascotte du musée qui nous a quitté hier, participait elle aussi au rayonnement du musée.

 

Mie, la petite pensionnaire du musée...

Mie, la petite pensionnaire du musée…

C’était le Nouvel An Chinois!

11 février 2016

Même si c’est davantage vers le Japon que se sont tournés les artistes de l’École de Nancy, plusieurs pièces montrent des détails d’inspiration chinoise. Il semblerait d’ailleurs que depuis Nancy, on ne faisait pas toujours la différence!  Voici donc notre hommage pour l’année du singe!

MO513_989-2-7

Année du singe oblige: une assiette à décor de singe et fleurs, par Émile Gallé. ©MEN, photo M. Bourguet

 

E. Gallé, Cache Pot Tête de Shi Shi, MEN

Ce cache-pot à tête de chien Fô ou Shishi, s’inspire des lions gardiens des temples que l’on trouve tant en Chine qu’au Japon. (Émile Gallé) © MEN, photo C. Philippot

 

BD Emile Gallé, porte pinceau Chasseur oriental, vers 1884. Cliché MEN D. Boyer

Le personnage à chapeau de paille qui se cache dans les bambous géants est un “chasseur oriental”, créé par Émile Gallé vers 1884. Il décore un objet dit “porte-pinceaux”. © MEN, cliché D. Boyer

DSC_0660

Émile Gallé ne craint pas le mélange des genres: ce dragon si populaire dans l’imagerie chinoise a pour pendant un lion héraldique…© MEN, cliché D. Boyer

 

piano 2

Le piano d’Auguste Majorelle, médaille d’or à l’Exposition universelle de 1878, associe les motifs chinois des chiens Fô (pour les pieds) à des personnages vêtus de kimonos japonisants. Surtout, la technique du vernis Martin, héritée du 18ème siècle, exprime le goût du décor “à la chinoise” imitant les laques. © MEN, cliché D. Boyer

Pour en savoir plus sur le vernis martin, c’est ici

 

Sans titre

Le nouvel agenda des musées est sorti!

4 février 2016

Retrouvez toute l’actu des musées de Nancy, et tout particulièrement de votre musée favori ici!

BD COUV-Agenda-FEVRMAI_2016

Les prochains rendez-vous du musée:

- A gla gla, une animation pour les 7-11 ans pendant les vacances,
mercredi 17 février de 14h30 à 16h

- Les Lumineuses, avec la présentation en AVANT PREMIÈRE du lustre Les Algues de Louis Majorelle, après sa restauration,
dimanche 20 mars de 10h30 à midi

- Pâques au musée, pour les petits de 5 à 7 ans,
dimanche 27 mars de 10h30 à midi

- Les Journées européennes des Métiers d’art, des démonstrations et animations autour des métiers du métal,
samedi 2 et dimanche 3 avril de 10h à midi et de 14h à 17h
Entrée gratuite tout le week end!

et à partir du 30 mars: la nouvelle exposition-dossier
Victor Prouvé et l’art de l’estampe
dont nous reparlerons bientôt!

Pour ne rien manquer, inscrivez-vous à la newsletter du service des publics des musées et réservez vite vos places!
Courriel: servicedespublics-musees@mairie-nancy.fr

 

L’œil de la romancière Edmonde Charles-Roux sur Victor Prouvé

21 janvier 2016

En 1999, la romancière et membre de l’Académie Goncourt, Edmonde Charles-Roux livre dans sa préface au catalogue de l’exposition proposée à la Douëra à Malzéville son regard sur Victor Prouvé, sur l’École de Nancy et sur 1999, année où se superposent les grandes expositions nancéiennes et Le Temps du Maroc en France.

Charles-Roux 1Charles-Roux 2Extrait du catalogue de l’exposition “Victor Prouvé: Voyages en Tunisie; 1888-1890″, La Douëra – Ville de Malzéville, 12 mai – 27 juin 1999, publié aux Editions Serpenoise.